Face au tapage médiatique au sujet de l’alimentation, nous nous efforçons ici de donner un éclairage scientifique objectif sur le contenu de nos assiettes. Voir par ailleurs notre dossier sur les OGM.

L’effet santé des antioxydants des compléments alimentaires n’est pas fondé sur des bases scientifiques solides

par Claude-Louis Léger - SPS n° 283, octobre 2008

Dans un célèbre petit livre (1), deux spécialistes mondialement connus des processus oxydatifs dus aux « espèces réactives de l’oxygène » (ERO, ce que les médias appellent les radicaux libres, alors que ceux-ci ne représentent qu’une partie des ERO) émettaient des doutes sérieux en 1994 sur les effets « santé » et antivieillissement attribués aux antioxydants.

La vitamine E, grande vedette des anti-oxydants

Lors de la parution de ce livre, les substances antioxydantes fleurissaient déjà sur le marché des compléments alimentaires. Ce marché s’est régulièrement développé depuis. Il concerne des vitamines antioxydantes (vitamine E, vitamine C), le sélénium (réputé intervenir dans des processus antioxydants dont l’organisme est le siège), certains microconstituants alimentaires comme des caroténoïdes, des extraits polyphénoliques et, plus rarement, deux autres composants que l’organisme synthétise : le coenzyme Q10 et l’acide lipoïque.

À ceux-ci s’ajoutent des extraits en tout genre de plantes ou de fruits que les fabricants s’attachent souvent à caractériser par leur « capacité antioxydante totale » : extraits de thé, de grenade, de grains de raisin, d’écorces de pin, de canneberge, de cacao, et de boissons riches en polyphénols (thé, vin). Mais la grande vedette sur ce marché est sans conteste la vitamine E.

Ces compléments alimentaires1 ou d’une façon générale les denrées alimentaires qui revendiquent (allèguent) des propriétés antioxydantes sont clairement des aliments fonctionnels2. Le chiffre d’affaires réalisé sur les compléments alimentaires a progressé ces dernières années d’environ 15 % par an et devrait doubler d’ici 2012. Parmi ces derniers, la part prise par les compléments antioxydants est importante. Le nombre de sites sur le « net » relatifs au thème « antioxydants et santé » illustre parfaitement l’engouement actuel pour les antioxydants. Bien sûr, certains sites sont très critiques (2), mais l’immense majorité allègue des effets santé spectaculaires sans avancer de preuve convaincante.

Comment ce nouveau paradigme qui associe les antioxydants à un effet santé a-t-il pu voir le jour ?

Le rôle des radicaux libres

Il faut remonter en 1948 pour voir apparaître les ERO (ou ROS, pour reactive oxygen species) et le terme « radical libre » dans la littérature scientifique. C’est au début des années 70 qu’émerge la notion d’un rôle positif des antioxydants dans la protection d’aliments complexes et instables. Par exemple la vitamine C protège le lait du goût de rance (3). Cependant, c’est au cours des années 70 qu’apparaît par ailleurs l’idée, antinomique de la précédente, que la vitamine C est potentiellement dangereuse en présence de métaux de transition. Elle semble responsable en effet de lésions chromosomiques, probablement dues dans ces conditions à la production de nouveaux radicaux libres3.

C’est au début des années 804 qu’émerge par ailleurs l’idée que certains radicaux libres oxygénés jouent un rôle dans l’oxydation des LDL, et que les LDL oxydées jouent un rôle éminent dans l’athérogénèse (voir encadré).

Le rôle paradoxal des antioxydants dans l’athérosclérose

À la fin des années 80, des chercheurs montrent (4) que le Probucol (médicament diminuant le taux de cholestérol dans le sang pour lutter contre les maladies coronariennes) ralentit la formation de lésions d’athérosclérose dans la paroi vasculaire du lapin Watanabe5, non par son activité hypocholestérolémiante (baisse du taux de cholestérol) bien connue à cette époque, mais par son activité antioxydante. Ils énonçaient alors la relation, confirmée ultérieurement chez d’autres animaux de laboratoire, entre LDL oxydées et athérosclérose et posaient logiquement l’hypothèse que les antioxydants pourraient être capables d’empêcher la formation de plaques athéromateuses (essentiellement constituées de graisses) dans la paroi des grosses artères, phénomène à l’origine d’une grande partie des maladies cardiovasculaires.

Cholestérol, LDL, athérosclérose, athéromes : quelques définitions

Le cholestérol est une graisse indispensable à notre corps. Il participe à la fabrication des membranes cellulaires. La majeure partie du cholestérol de notre organisme est fabriquée par le foie. Mais nous en puisons aussi dans les aliments tels que les œufs, les abats, le beurre, le lait entier… Le cholestérol n’est pas soluble dans le sang. Son transport est donc assuré par quatre types de lipoprotéines. L’une d’entre elles, la lipoprotéine à basse densité (ou LDL : Low Density Lipoprotein) transporte le cholestérol des lieux de sécrétion vers les cellules de l’organisme. Des taux importants de LDL conduisent généralement au dépôt de cholestérol sur les parois des artères qui forme petit à petit des plaques de graisse, appelées athéromes. Pour simplifier, on appelle « mauvais cholestérol » le cholestérol des LDL.

L’athérogénèse est l’ensemble des phénomènes qui mènent à la formation de la plaque d’athérome, qui prend principalement place dans la paroi des grosses artères (coronaire, aortique par exemple). L’oxydation des LDL est reconnue comme l’un des éléments déterminants de l’athérogenèse

Enfin, le rôle antioxydant protecteur de la vitamine E vis-à-vis des LDL fut établi in vitro durant les années 80 (5) et en 1989 certains suggérèrent (6) que la vitamine E protège la couche cellulaire tapissant l’intérieur des vaisseaux – dont la lésion est reconnue aujourd’hui être à l’origine de l’athérosclérose chez l’Homme – en s’opposant à des effets oxydants délétères. Des travaux d’épidémiologie comparant des populations de différents pays (7) semblaient conforter au début des années 90 le rôle protecteur des antioxydants (particulièrement celui de la vitamine E) vis-à-vis de la mortalité coronarienne.

Mais il s’avéra rapidement que des études épidémiologiques plus sophistiquées, présentant des risques de « biais » méthodologiques beaucoup plus réduits, n’arrivaient pas à confirmer ces résultats.

Il ne s’agit pas ici de développer tous les arguments avancés permettant d’expliquer cette situation paradoxale : chez l’animal de laboratoire, les antioxydants sont clairement protecteurs, chez l’Homme ils ne le sont pas.

Pas de rôle protecteur prouvé vis-à-vis des maladies cardiovasculaires

Voyons donc maintenant ce que nous apprennent les travaux effectués dans la période récente (1996 – début 2008) et limitons-nous à l’examen des plus fiables d’entre eux : les essais cliniques (clinical trials) « randomisés », en double insu avec placebo (RDIP).

De récentes études ont évalué l’association entre antioxydant et risque cardiovasculaire. Les apports d’antioxydants testés sont la vitamine E, la vitamine C, le béta-carotène et le sélénium, ou leur association. On relève 12 publications entre 1996 et début 2008 respectant les critères de fiabilité méthodologique, dont 5 en prévention primaire (prévention visant à éviter la maladie chez le patient n’ayant jamais été malade). Une seule, en prévention primaire, indique une association entre antioxydant (la vitamine E) et diminution du risque. Cette diminution porte sur le risque de décès, et non sur l’ensemble des évènements majeurs liés aux maladies cardiovasculaires6.

Sur les polyphénols – plus précisément sur les flavonoïdes, qui constituent une famille importante des polyphénols – une analyse de 133 études récentes montre clairement qu’on ne connaît pas à ce jour l’influence de ces composants sur les indicateurs primaires de risque cardiovasculaire chez l’Homme (8).

Il est donc possible de conclure qu’à ce jour, les données scientifiques ne permettent pas de soutenir, ou de justifier, une allégation portant sur le rôle protecteur des antioxydants vis-à-vis des maladies cardiovasculaires.

Il est vrai cependant que l’évaluation de l’évolution du risque ne prend pas nécessairement et uniquement en compte les indicateurs primaires : décès, évènements cliniques majeurs. On emploie souvent d’autres indicateurs moins « coûteux » et plus faciles d’accès. Ce sont les indicateurs indirects ou secondaires appelés biomarqueurs, et dont on a préalablement établi la relation avec les indicateurs primaires de risque (donc la fiabilité). Parmi ces biomarqueurs, on relève des facteurs de risque validés (hypertension, cholestérol), ou sur lesquels il existe un large consensus (l’épaisseur de la paroi, appelée plus précisément épaisseur intima-média ; des marqueurs de l’inflammation comme la protéine C réactive). Cette évaluation indirecte de l’évolution du risque attribuable à l’apport d’un aliment est souvent utilisée par les fabricants pour étayer une allégation fonctionnelle.

Or, sur 8 des études publiées dans la période 1996-2008, une seule permet d’étayer une relation entre antioxydants et réduction du risque, encore que cette relation n’ait pu être observée que chez l’homme, et non chez la femme.

Enfin, sur 15 études évaluant directement l’effet antioxydant in vivo chez l’Homme à l’aide de biomarqueurs d’oxydation7, 9 ne peuvent conclure à un lien entre effet antioxydant et prise d’antioxydants, 4 conduisent à des observations contradictoires suivant le biomarqueur considéré et 2 étayent l’existence de ce lien.

La papaye fermentée, remède « miracle » pour le pape Jean-Paul II

Le Professeur Montagnier, co-découvreur du virus du Sida, a fait sensation en proposant au pape Jean-Paul II un traitement pour le moins original. Le journal La Croix (2 septembre 2002) relate ainsi l’affaire : « un jour de juin, lors d’une audience privée qui devait être initialement consacrée à la lutte contre le sida en Afrique, le professeur Monta gnier est arrivé muni d’une pochette mauve contenant quelques secrètes gélules. On sait dorénavant à peu près tout sur le contenu de la pochette : des produits à base de papaye immunostimulants et antioxydants, propriétés particulièrement intéressantes, semble-t-il, pour lutter contre les maladies neurodé génératives, comme celles de Parkinson ou d’Alzheimer (dont était atteint le pape). »

Les spéculations sur une apparente amélioration de l’état de santé du pape vont alors bon train. Et il n’en a pas fallu plus pour qu’un véritable marché de la papaye fermentée se développe, présentée comme un puissant « anti-oxydant aux propriétés anti-âge ». Les compléments à base de papaye fermentée deviennent légion. Tous essaient de mettre en avant, soit la référence au pape (« Papay’in, produit de référence en Italie, est connu sous le nom de Papavita qui signifie “la vie du Pape”8 »), soit la caution scientifique apportée par le Professeur Luc Montagnier (« Le professeur Luc Montagnier (co-découvreur du virus du Sida) conseille la papaye fermentée pour ses propriétés antioxydantes et immunostimulantes qui protégeraient des effets du vieillissement »9).

En janvier 2005, l’AFSSA a rendu un avis sur « un complément alimentaire à base d’extrait de papaye fermentée et les différentes allégations de santé revendiquant une action anti-âge » soulignant que les éléments présentés par les producteurs ne constituent pas « un dossier scientifique étayé ». Mais rien n’y fait. La papaye fermentée reste un des best-sellers du monde des remèdes anti-âge et des compléments à base d’anti-oxydants.

Cette histoire prouve une nouvelle fois, s’il était besoin, que la compétence d’un scientifique en dehors de son domaine d’expertise ne vaut pas plus que celle de n’importe quel citoyen

J.-P. K.

Ce résultat n’est paradoxal qu’en apparence. Les antioxydants n’ont pas d’effet antioxydant in vivo, soit parce qu’ils perdent cette capacité au cours de la digestion, de l’absorption ou des processus métaboliques, soit parce qu’ils arrivent en trop faibles quantités dans le sang, soit parce qu’ils sont en compétition avec d’autres substances antioxydantes synthétisées par l’organisme et présentes dans le sang à des concentrations beaucoup plus élevées. Les antioxydants peuvent même avoir des propriétés pro-oxydantes dans certains cas : par exemple la vitamine C (montrées in vitro en présence de fer ferreux, ces propriétés ont été observées chez l’Homme (9)), ou le béta-carotène (montrées in vitro (10), ces propriétés peuvent expliquer les effets délétères rapportés dans l’étude ATBC dans une population de fumeurs (11)).

Pour résumer, les interventions au moyen des antioxydants les plus couramment utilisés, sous formes isolées ou en mélange, n’ont aucune action préventive probante, dans l’état actuel des connaissances, sur le risque cardiovasculaire chez l’Homme sain comme chez le patient ayant déjà présenté des signes cliniques d’affection, et n’ont pas d’influence concluante sur les marqueurs de risque et le statut oxydatif.

Les conséquences pratiques de ce constat ?

Le fabricant d’un aliment ou d’un complément alimentaire a le loisir de faire état d’allégations10, mentions qui distinguent et valorisent le produit qu’il commercialise. Elles peuvent être de types nutritionnels, fonctionnels ou de santé, mais elles ne peuvent pas être de type thérapeutique. Ainsi, les fabricants d’aliments « antioxydants » (allégation) sont placés devant l’obligation de prouver l’effet antioxydant de leur produit.

Cependant, certains fabricants peuvent tenter de franchir le Rubicon réglementaire et de s’aventurer sur le terrain de l’allégation thérapeutique déguisée. Ils délivrent ainsi des messages publicitaires qui « chargent » d’une connotation thérapeutique les propriétés antioxydantes qu’ils allèguent11 afin de suggérer fortement l’égalité antioxydant = santé. De telles allégations n’obéissent pas à la réglementation qui impose notamment une formulation claire, précise, non trompeuse, l’utilisation de termes scientifiquement validés et, surtout, que celles-ci soient soutenues par des essais cliniques sur les produits qui les portent puisqu’elles sont a priori infondées (la relation entre effet antioxydant et protection cardiovasculaire n’étant à ce jour qu’hypothétique).

Et dans le cas des pathologies cancéreuses ?

Nous aurions pu traiter longuement le cas des pathologies cancéreuses qui, comme les maladies cardiovasculaires, impliquent des phénomènes oxydatifs, ce qui depuis longtemps a suscité l’idée que les antioxydants pouvaient avoir un rôle préventif, idée également confortée par des études épidémiologiques observationnelles. C’est aussi pour ces deux familles de pathologies que nous disposons d’études permettant ainsi d’aboutir à des conclusions fiables. Nous n’en ferons qu’une brève présentation.

Les deux antioxydants les plus étudiés sont la vitamine E et le béta-carotène. Une étude a montré que la vitamine E pourrait ralentir la progression du cancer de la prostate chez des fumeurs (11), mais ce résultat n’a pas été confirmé. Il en est de même pour les cancers des voies aérodigestives. En revanche, le béta-carotène semble bien capable d’accélérer la progression du cancer du poumon chez les sujets déjà exposés à un risque accru (12). Il faut noter que ce résultat n’a pas été confirmé chez des sujets non exposés (13). Il semble également que le risque de cancer gastro-intestinal soit augmenté par la prise de compléments antioxydants (14).

L’étude SuViMax a montré qu’un mélange d’antioxydants contenant, outre les vitamines C et E, béta-carotène, sélénium et zinc, administré à dose nutritionnelle n’avait pas d’influence sur le risque de cancer dans l’ensemble de la population étudiée (mais diminuait le risque chez les hommes, ce qui était attribué à une consommation plus faible de fruits et légumes que chez les femmes) (15).

En résumé, il n’existe aucun effet préventif marquant lié à la prise de compléments antioxydants vis-à-vis des cancers (à l’exception probablement de certains cancers de l’estomac). En revanche, des cas d’accélération de la vitesse de progression de cancers ont été observés (que l’on peut hypothétiquement lier à l’effet pro-oxydant des antioxydants), qui conduisent pour le moins à la prudence extrême.

En définitive

L’écart est grand entre le battage médiatique sur les effets bénéfiques des pilules ou autres préparations d’antioxydants et la réalité des connaissances scientifiques fiables les concernant à ce jour. Insistons une fois encore sur le fait que ces données se rapportent aux antioxydants sortis de leur matrice alimentaire, administrés à doses supra-nutritionnelles, et ne concernent en aucun cas les aliments naturellement riches en antioxydants que l’on peut consommer en abondance (voir les recommandations de consommation de fruits et légumes du Projet National Nutrition Santé).

Mais l’effet bénéfique reconnu de ces aliments est-il dû… aux antioxydants u’ils contiennent ? Des études scientifiquement fiables seront nécessaires pour répondre à cette question.

Références

(1) « Antioxidants in nutrition, health and disease », J.M.C. Gutteridge et B. Halliwell.
(2) Voir par exemple http://www.newscientist.com/article....
(3) Collins, 1971, J. Dairy Sci. 54 :148-152.
(4) Steinberg D, Parthasarathy S, Carew TE. Am. J. Cardiol. 1988, 62 : 6B-12B.
(5) voir par exemple Quehenberger et al 1987, Free Radic. Res. Commun., 3 : 233-242, et plus tard Esterbauer et al 1993, Br. Med. Bull. 49 :566-576.
(6) Hennig B, Boissonneault GA, Wang Y. Int. J. Vitaminol. Nutr. Res. 1989, 59 : 273-279.
(7) Par exemple Gey et al 1991, Am. J. Clin. Nutr., 53 : 326S-334S.
(8) Hooper L, Kroon PA, Rimm EB, et al. Am. J. Clin. Nutr., 2008, 88 : 38-50
(9) Podmore ID, Griffiths HR, Herbert KE, Mistry N, Mistry P, Lunec J. Nature, 1998, 392 : 559.
(10) Palozza P, Calviello G, Serini S, Maggiano N, Lanza P, Ranelletti FO, Bartoli GA. Free Rad. Biol. Med.2001, 30 : 1000-1007.
(11) The ATBC Study Group. N. Engl. J. Med., 1994, 330 : 1029-1 035 and N. Engl. J. Med., 2003, 290 : 476-485.
(12) Omenn GS, Goodman GE, Thornquist MD et al. « The CARET Study ». N. Engl. J. Med., 1996, 334 :1150-1155.
(13) Hennekens CH, Buring JE, Manson JE et al. N. Engl. J. Med., 1996, 334 : 1145-1149.
(14) Bjelakovic G, Nikolova D, Simonetti RG, Gluud C. Lancet, 2004,364 :1219-1228.
(15) Hercberg S, Pilar Galan P, Paul Preziosi, P et al. Arch. Intern. Med., 2004,164 : 2335-2342.

1 Compléments alimentaires : ce sont des aliments de par la réglementation, même si les substances qu’ils contiennent ne sont généralement pas dans leur matrice alimentaire naturelle.

2 Aliments fonctionnels : certaines substances (fructo-oligosaccharides, phytostérols, acides gras oméga 3) ont reçu l’autorisation de faire état de leur propriété sur certaines fonctions de l’organisme. Les aliments qui en contiennent appartiennent à la famille des aliments fonctionnels ou aliments dit « santé ». Les mentions qui leur sont relatives sur l’étiquetage sont les allégations de santé : « La vitamine D contribue à la solidité des os ». (afssa.fr).

3 Il faut peut-être rappeler qu’un antioxydant n’est pas antioxydant par lui-même ; il l’est parce qu’il « s’entend » avec un partenaire, en l’occurrence une substance (on dira une molécule) qui accepte de subir son action, c’est-à-dire qui accepte d’être réduite (on dira qui accepte un électron de sa part). Non seulement cette entente n’a pas lieu avec toutes les molécules, mais d’autres molécules peuvent au contraire réduire l’antioxydant (elles ont une plus grande capacité que lui à donner un électron) qui dans ce cas n’est plus… antioxydant mais pro-oxydant !

4 avec les travaux de Chisholm, de Steinbrecher, puis de Steinberg (voir références).

5 Ce lapin, sélectionné en 1980, est utilisé pour le fait qu’il représente un bon modèle d’hypercholestérolémie prononcée.

6 Ces publications sont disponibles sur demande à l’auteur.

7 La validité de certains d’entre eux est contestée.

8 http://www.ilapharm.com.

9 http://www.bien-et-bio.com.

10 Toute indication énonçant, suggérant ou impliquant qu’un produit X a des propriétés particulières.

11 Ceci par l’utilisation de messages insidieux et subliminaires. Le cas du cholestérol fera mieux comprendre notre propos. Tout le monde sait aujourd’hui qu’avoir un cholestérol élevé est mauvais pour la santé et augmente le risque cardiovasculaire. Ainsi, toute allégation portant sur des propriétés anti-hypercholestérolémiantes (ce qui est une allégation santé) se transforme, dans l’esprit du consommateur, en allégation thérapeutique.

Mis en ligne le 18 décembre 2008
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