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Les idées reçues de la préhistoire - Quelques préjugés sur la période la plus longue de l’histoire de l’Humanité...

Publié en ligne le 30 novembre 2014
Note de lecture de Martin Brunschwig - SPS n° 310, octobre 2014

Si vous croyez que l’homme descend du singe, que Lucy est la première femme, que les hommes préhistoriques ne vivaient que dans des grottes ou que les Gaulois ont érigé des menhirs (ainsi que quelques autres préjugés du sous-titre), ce livre est fait pour vous. Comme à son habitude, les livres de la collection « Une chandelle dans les ténèbres », pour la plupart excellents, se proposent de faire le point sur les connaissances autour d’une question. Et souvent, de faire la part entre les mythes qui encombrent trop souvent notre perception des choses et la réalité.

Ici, le sujet est la préhistoire et Bertrand Roussel ne déroge pas à la règle : il part de ces préjugés trop courants pour mieux les contrer et nous livrer les connaissances actuelles. Toute personne désireuse d’en savoir plus sur cette période passionnante est donc susceptible d’être intéressée.

La seule critique que l’on pourrait faire à ce livre serait un léger soupçon de l’auteur vis-à-vis du lecteur : ce dernier est toujours plus ou moins considéré comme nageant dans les préjugés ou dans une certaine ignorance qui le ferait par exemple croire que les hommes ont croisé les dinosaures… Je suis persuadé que quelques préjugés dénoncés sont encore tenaces, mais tout de même pas tous. Par contre, ce livre est certainement utile dans la mesure où les préjugés ne sont pas les seuls à devoir être combattus ! On connaît aussi la puissance des créationnistes et les falsifications qu’ils réussissent encore à véhiculer...

Je suppose que chaque lecteur sera détrompé sur des points qui lui seront propres. À titre d’exemple, en ce qui me concerne, c’était sur le célèbre « Toumaï », fossile de 7 millions d’années découvert en 2001, qui serait peut-être à rattacher à la lignée des grands singes et non à la famille humaine. Et cette information au sujet des dolmens : ce que l’on en connaît de nos jours n’est en fait qu’une sorte de squelette. Ces monuments, à l’origine bien plus vastes que ces « tables de pierre » pouvaient comporter une antichambre, un couloir d’accès, etc. ainsi qu’on peut le constater grâce à quelques vestiges plus complets, tel celui de Lamalou, dans l’Hérault.

On peut imaginer que chacun fera en lisant cet ouvrage le même type d’expérience : commencer par une bonne révision, mais glaner aussi, selon son degré de connaissance, de nouvelles données utiles. Ce qui est certain, c’est que ce sera par exemple un livre idéal pour les jeunes, souvent très curieux de cette période !

Publié dans le n° 310 de la revue


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