Science et Pseudo-Sciences n°315

Sommaire

Éditorial : Marchands de doute et marchands de peur p. 1
Regards sur la science p. 2


Dossier - Pesticides

- Risques, bénéfices et idées reçues (Jean-François Proust) p. 12
- Et les pesticides naturels ? (Hervé This) p. 19
- Les agriculteurs français sont-ils sur-consommateurs de pesticides ? (Philippe Stoop) p. 22
- Témoignage d’un agriculteur : l’attachement à l’usage des produits phytosanitaires (Jean-Jacques Hautefeuille) p. 26
- L’agriculture biologique, son lobby et ses pesticides (Stéphane Adrover) p. 29
- Pesticides et santé des agriculteurs (Philippe Sroop) p. 34
- Les limites maximales de résidus, un indicateur de sécurité alimentaire (Catherine Regnault-Roger) p. 38
- Les pesticides représentent-ils un risque de santé publique ? (Jean-Paul Krivine et Catherine Regnault-Roger) p. 46
- Les perturbateurs endocriniens, source de tous les conflits (Gérard Pascal) p. 54
- Les angles morts des expertises sanitaires (Philippe Stoop) p. 64
- Sans pesticides ? (Jean de Kervasdoué) p. 67


Science et technologie : faire entendre une voix raisonnée (Entretien avec Olivier Appert, Académie des technologies) p. 70

L’effet de détérioration en psychothérapie (Jacques Van Rillaer) p. 75

Voice of Young Science France : la voix des jeunes pour la science p. 80

Un monde fou, fou, fou... (Brigitte Axelrad) p. 84

Sornettes sur Internet - Dentisterie holistique : le mauvais amalgame... (Sébastien Point) p. 74

Livres p. 97
Dialogue avec nos lecteurs p. 111


L’édito

Marchands de doute et marchands de peur

Dans la défense de ses intérêts, l’industrie est souvent accusée de se comporter en « marchand de doutes ». C’est incontestablement vrai pour l’industrie du tabac par exemple, qui a su développer un savoir-faire sophistiqué en la matière afin de leurrer ou diluer les expertises sanitaires nuisant à son marché. À côté des lobbies industriels, des lobbies idéologiques, d’office parés de vertu car se proclamant défenseurs de l’intérêt général, ont su trouver place à Bruxelles et auprès des parlements et gouvernements. Là, c’est souvent la peur qui est agitée pour obtenir des mesures de protection contre des risques, réels ou imaginaires. Chaque décision ainsi obtenue est une « victoire » mise sur le compte d’un activisme politique et chaque refus est présenté comme la preuve supplémentaire d’une bureaucratie inféodée ou d’experts corrompus.

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Dans les deux cas, les rhétoriques ont en commun d’instrumentaliser la science à des fins partisanes. Mais la vérité n’est pas « au milieu » et la controverse scientifique réelle, quand elle existe, n’est pas celle qui oppose les partisans des deux camps. C’est ailleurs qu’il faut regarder : vers la science et vers le service public de l’expertise représenté par les agences sanitaires. Certes, celles-ci sont perfectibles, elles peuvent faillir, mais ce sont elles-seules qui peuvent servir l’intérêt collectif.

Ainsi convient-il de ne pas voir systématiquement tout argument défavorable aux présupposés des uns comme participant à une stratégie du doute et toute agence sanitaire adoptant une position qui déplaît à certains comme succombant aux conflits d’intérêts. Pas plus qu’il ne faut considérer toute alerte comme participant d’une stratégie de la peur. Là encore, c’est la validité des arguments et la réalité des faits qui doit primer. Et quelle autre solution, pour en juger, que de s’en remettre à un véritable service public de l’expertise regroupant des experts en fonction de leurs compétences, exact opposé des experts autoproclamés prétendument indépendants ?

Le dossier sur les pesticides, dans ce numéro de Science et pseudo-sciences, entend contribuer à l’information sur la connaissance réelle, au-delà des controverses, fondement de tout choix éclairé.

Science et pseudo-sciences

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