Science et Pseudo-Sciences n°245

Sommaire

Editorial p. 1 Du côté de la science p. 2 Quand des milliers d’astronomes se rencontrent (Jean-Claude Pecker) p. 6 Climat : entre panique, prudence et politique (Robert Kandel) p. 8 Autopsie d’une vague folle (Jean Brissonnet) p. 20 L’affaire Marie Besnard : Arsenic, rumeurs et expertises judiciaires (Elie Volf) p. 28 Mémoires d’outre-mer (Jacques Poustis) p. 34 Petites nouvelles (Gourous, voyants, fakirs…) p. 36 Livres et revues p. 39 Lecteurs p 42 Des nouvelles de l’association p. 43 Les chroniques de l’Hyper-Paranormal : une femme arthritique… (José Tricot) p. 47

L’édito

Des limites rationnelles au principe de précaution

L’AFIS n’y est pour rien, pour rien vraiment. Les pouvoirs, leurs échos médiatiques, - ou l’inverse -, nous harcèlent sans cesse d’informations dont l’effet net est d’inquiéter le bon peuple, et de paroles rassurantes, qui accroissent encore l’inquiétude, quand ce n’est pas l’angoisse... « On nous cache des choses... ! » Qu’il s’agisse de la maladie de la vache folle ou des pluies acides, du réchauffement de la planète, ou des pollutions de la mer, des côtes, des eaux, de l’air, par des pétroles plus ou moins raffinés, par des produits toxiques non définis, ou encore des cancers causés par les radioactivités provoquées, des dangers des OGM, que sais-je ? Tout se dit, et son contraire. Les écologistes, dans leurs campagnes, qui ont autant sinon plus de relais médiatiques que les pouvoirs, ne nous donnent pas non plus les éléments d’une discussion saine, ni d’une prise de décision. Or notre avenir est en jeu...

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Notre rôle n’est pas, dans la peur ou dans la passion, de prendre telle ou telle attitude de combat contre ceci ou cela, pour cela ou ceci. Il est d’abord de nous informer, d’informer les autres, des arguments sérieux qu’il faut utiliser, de savoir nous préserver des poussées passionnelles utilisées par certains comme des arguments dont le poids est souvent léger.

Et ceci est vrai dans les deux sens. Il y a des peurs irraisonnées, nées d’une rumeur. Il y a des indifférences, non moins irrationnelles, nées du refus de toute rumeur, et souvent de la défense de certains intérêts...

Le rôle de l’AFIS, c’est de donner sa place à une lucidité rationnelle.

Nous devons traiter chaque cas, lorsque nous avons un auteur compétent, en analysant tous les arguments, et souvent en laissant le lecteur conclure par lui-même. L’AFIS se doit en effet, hors de toute réaction passionnelle, de fournir à ses lecteurs les élément rationnels qui seuls doivent être le fondement des actions individuelles. D’où les articles récents, des articles de ce numéro, et d’autres articles en préparation sur les dossiers épineux du changement climatique, de l’« épidémie » de la maladie de la vache folle, et bientôt sur d’autres sujets qui jouent dans les médias un rôle crucial.

Malheureusement, les milieux scientifiques ne disposent pas toujours eux-mêmes des informations décisives, ne serait-ce que parce que la science ne connaît pas, pas encore, les réponses qui permettraient un jugement sain. Il convient alors de savoir le dire, et, tout en évaluant au mieux les risques, de savoir donner au « principe de précaution » des limites rationnelles.

par Jean-Claude Pecker

Ce numéro est disponible en version papier

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