Les contrevérités de l’écologisme

Stanislas de Larminat. Éditions Salvator, 2011, 311 pages, 22 €

Note de lecture de Jean Günther

L’auteur, ingénieur agronome, s’attaque à ce qu’il appelle « écologisme », qui serait l’expression politique de l’écologie, comprise comme une science sérieuse quand elle reste dans son domaine.

Publié par un éditeur spécialisé dans la littérature catholique, le livre, très dense, fait constamment appel à des arguments de nature théologique pour critiquer les prétentions de la mouvance écologiste.

En quoi, alors, nous concerne-t-il ? Il se trouve que certaines de ses argumentations peuvent être intéressantes en dehors de tout contexte religieux, et apporter des informations utiles à ceux qui mettent en doute la pertinence et la valeur scientifique de certaines positions « écologistes ».

L’auteur traite largement la question des OGM. Il s’élève avec force contre les allégations de ceux qui y voient un danger sanitaire. Il semble oublier que les techniques OGM, comme les hybridations et sélections classiques, peuvent fabriquer des variétés indésirables, et nécessitent donc une régulation, qui existe, bien sûr sans en arriver à tout interdire au nom d’un principe de précaution mal compris.

Les excès des tenants de l’agriculture dite « biologique » sont dénoncés, mais il est dit, à juste titre, qu’une agriculture plus raisonnée, plus respectueuse des équilibres, basée sur des faits et non une idéologie, mérite d’être développée.

L’auteur semble moins heureux quand il attaque le GIEC. Il reprend sans esprit critique certains arguments fréquemment entendus, surtout aux États-Unis, arguments dont les climatologues ont montré l’inanité.

Cet ouvrage est une source de réflexions, par l’originalité de ses approches et par son souci de ne pas accepter sans critique des « vérités » trop ressassées par les media et les politiques.

Mis en ligne le 8 janvier 2013
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