Histoire solaire et climatique

Élizabeth Nesme-Ribes et Gérard Thuillier. Collection Pour la science, éditions Belin, 2000, 239 pages, 130 F.

Note de lecture de Jean-Claude Pecker - SPS n° 241, mars 2000

Ce livre, très précis, mais en même temps très agréablement rédigé et illustré, combine, grâce à un examen sérieux des documents historiques depuis le XVIIE siècle (taches solaires) et des archives climatologiques que recèle la nature (glaciers), une étude de l’activité du Soleil, une étoile banale et variable, et celle du climat terrestre.

Il n’est pas inutile de le lire, en une époque où des idées fausses sur le climat sont trop souvent diffusées par la presse et les autres média, voire par les météorologues euxmêmes. Il est bon de savoir que l’activité solaire peut conditionner largement le climat, et qu’il faudrait même savoir (c’est prématuré cependant) en tenir compte dans les prévisions météorologiques à moyen terme.

On ne peut, c’est vrai, en tenir compte, faute de comprendre encore le détail des mécanismes physico-chimiques en jeu. Mais on peut savoir que les prévisions météorologiques ne sont pas très fiables en période d’activité solaire... Il n’est pas faux, je pense, d’attribuer à ce fait la non-prévision de la force de la tempête qui a ravagé les deux tiers de notre pays au mois de décembre 1999. Nous traversons en effet, et cela dure en général deux ou trois ans, et ceci tous les onze ans, une période d’intense activité solaire, activité dite "maximum". Et le maximum que nous traversons est particulièrement intense. Mais attention ! Cela ne veut pas nécessairement dire : tempête ; cela veut dire simplement : précision peu fiable des prévisions à moyen et long terme... A court terme (un ou deux jours), peu de problèmes...

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