L’Atlantide, mythe ou réalité

SPS n° 250, décembre 2001

L’hypothèse d’une racine unique aux différentes races de l’humanité a longtemps été retenue, en accord avec un christianisme orthodoxe. Dès lors, la localisation de cette souche originelle a éveillé curiosité et spéculations. Et il n’est pas un lieu de la planète qui n’ait été un jour proposé. Martin Gardner (Les Magiciens démasqués, Presse de la Cité, 1966) en dresse une liste bien amusante : du Pôle Nord (William F. Warren, dans Le Paradis retrouvé, 1885), supposé excessivement chaud et agréable avant que le Déluge ne le transforme en cette région froide que l’on connaît aujourd’hui, à l’Atlantique (Ignace Donnely, dans Atlantis, 1882), en passant par la Chine.

L’origine du mythe remonte bien entendu à Platon, qui décrit l’Atlantide comme une civilisation barbare, avide de luxe et dont la décadence provoqua l’ire des Dieux qui, en punition, provoquèrent un cataclysme qui engloutit la cité.

Quelle part de mythe ? Quelle part de réalité ? Au moment de la sortie du film de Walt Disney, Atlantide, l’empire perdu, le hasard a fait qu’un géologue, Jacques Collina-Girard, publiait dans les Comptes Rendus de l’Académie des Sciences de Paris un article intitulé « L’Atlantide devant le Détroit de Gibraltar ? Mythe et géologie ». Nous lui avons alors demandé d’exprimer pour nos lecteurs le point de vue du géologue qu’il est. Un de nos amis, abonné à notre revue, helléniste, a quant à lui accepté de replacer dans son contexte l’œuvre de Platon. C’est ce dossier que nous proposons à nos lecteurs.

Mis en ligne le 7 juillet 2004
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