Les fondements de la sophrologie : entre conte New Age et pseudo-science

Gwladys Demazure, Albin Guillaud et Richard Monvoisin- SPS n°323, janvier / mars 2018

La sophrologie est un incontournable des techniques de bien-être et de développement personnel. Alors qu’elle est présentée (et vendue) comme une simple méthode à vertu universelle, nous nous sommes interrogés sur les piliers sur lesquelles elle repose et sur les preuves de son efficacité réelle. À notre grande surprise, elle a rarement fait l’objet d’une analyse circonstanciée. Aussi ébauchons-nous un chantier sceptique qui permettra de faire gagner du temps aux éventuels chercheurs, mais surtout apportera une touche contradictoire argumentée à ce que le marché cognitif du Web et des ouvrages de librairies vend et survend.

À l’heure actuelle, il existe de multiples courants de sophrologie (la sophro-analyse, la sophrologie existentielle, la sophrologie dynamique, la sophro-substitution sensorielle, etc.1), chacun reprenant plus ou moins les fondements théoriques issus de la sophrologie « caycédienne ». C’est la raison pour laquelle nous nous intéressons particulièrement à celle-ci, qui reste la base de tous les autres types de sophrologie existants. Et comme nous le verrons, à ce jour, ni la validité des fondements théoriques historiques de la sophrologie, ni son efficacité thérapeutique ne sont attestées.

Quels sont les fondements théoriques de la sophrologie ?

Selon Caycedo, fondateur de la sophrologie caycédienne, mère de toutes les autres sophrologies, on devrait considérer la sophrologie comme « une école scientifique » ayant pour base la « phénoménologie existentielle »2. Elle permettrait de proposer une « étude nouvelle » de la conscience en étant à la conquête des « valeurs » de l’existence et de l’être [1].

Naissance et développement

Son fondateur, Alfonso Caycedo, est né en 1932 à Bogota, en Colombie. Il devient médecin psychiatre puis professeur à la Faculté de médecine de Madrid. Constatant l’utilisation de techniques psychiatriques qui le révoltent (électrochocs ou comas insuliniques), il découvre l’hypnose 3 et l’introduit à l’hôpital où il travaille. Cependant, l’hypnose étant une technique connotée étrange ou mystique, pouvant faire peur ou être taxée de charlatanisme, il décide alors de créer un nouveau terme : la sophrologie. Ce terme, selon son fondateur, provient de trois racines grecques, sos (sérénité), phren (conscience) et logos (étude). La sophrologie se définit alors comme l’étude de la « conscience en harmonie », laissant un flou conceptuel patent.

En 1968, Caycedo s’installe à Barcelone, en tant que professeur à l’école de psychiatrie de la Faculté de médecine, et c’est le point de départ de la distanciation entre la sophrologie et l’hypnose. Il crée le concept de relaxation dynamique, inspiré de techniques yogi et zen qu’il a découvertes au cours de ses deux années de voyage en Asie (Inde, Tibet et Japon)4. En 1992, afin de protéger la méthode originelle des copies et dérives, Caycedo dépose la marque de « Sophrologie caycédienne® » qui est considérée comme la « sophrologie dans sa forme authentique » selon l’Académie internationale de sophrologie caycédienne (Sofrocay) ([2], rubrique « Questions les plus consultées »).

Les grands principes

Le premier exercice central en sophrologie est l’apprentissage de la « sophronisation », consistant à se placer dans un « état intermédiaire de conscience » pour arriver ensuite au contrôle de cet état particulier. Cette technique est notamment inspirée de l’hypnose dite ericksonienne, de Milton Erickson (1901-1980).

La relaxation dynamique caycédienne (RDC), deuxième exercice central, permettrait de conduire au « développement de la perception de notre corps, de notre esprit, de nos états émotionnels et des valeurs qui nous sont propres » [2]. Elle se compose de trois cycles, chacun composé de quatre degrés. Le premier cycle, qui est le plus souvent effectué avec les patients, se décompose ainsi :

• Degré de la concentration : découverte des sensations et du schéma corporel (inspiré des différentes écoles de yoga comme le Rāja yoga et le Nāda yoga). Les exercices sont principalement centrés autour de l’apprentissage de techniques de relaxation.

• Degré contemplatif : contemplation du corps limité et de l’illimité de la conscience (inspiré du bouddhisme traditionnel tibétain)5. Ici, les exercices sont des techniques méditatives.

• Degré méditatif : intégration corps-esprit (inspiré du zen japonais).

• Présence des valeurs (ajouté dans les années 1990) : renforcement des valeurs fondamentales de l’être humain, l’individualité ou la liberté, la « groupéité » (néologisme désignant les amis, la famille, les êtres chers), la société, l’humanité, l’universalité, l’éternité, la divinité [4]. On remarque au passage que, dès ce premier cycle, la démarche n’est pas laïque, mais déiste, avec un syncrétisme assez classique de ce qu’on appellera par la suite dans la littérature spécialisée le courant ou le Zeitgeist New Age 6.

Puis, au fil des années, la sophrologie caycédienne se voit ajouter des cycles avec, pour chacun, des degrés supplémentaires. Le deuxième cycle aiderait à prendre conscience de la « phylogenèse » (histoire évolutive de l’espèce) et de « l’ontogenèse » (développement d’un individu depuis la fécondation jusqu’à sa forme adulte) en tant que phénomènes caractéristiques de l’histoire de l’évolution de la conscience humaine – un bien vaste programme qui devrait laisser perplexe toute personne cultivée en biologie de l’évolution. Le troisième cycle permettrait de renforcer la présence et l’expérience des valeurs existentielles comme la liberté, la « tridimensionnalité » (prise de conscience du passé, du présent et du futur), la responsabilité et la dignité de l’être humain.

Caycedo « approfondit » alors de plus en plus son étude de la conscience en ajoutant toujours plus de néologismes, qui rendent les terminologies de plus en plus complexes pour les profanes. On peut par exemple citer l’ajout, dans les degrés les plus avancés, de nouvelles « énergies » (nommées Omicron, Ompsilon ou Epsilon)7, et de nouveaux niveaux de conscience (la conscience phronique). Ces ajouts de la part de Caycedo font fi des travaux scientifiques dans le domaine et rendent l’approche de la sophrologie plutôt opaque, même pour des professionnels de la santé mentale.

Les aspects pseudo-scientifiques de la sophrologie caycédienne

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Nous documentons le versant présenté comme scientifique de la méthode par Patrick-André Chené, auteur incontournable dont le livre sert de référence, recommandé et vendu notamment lors de la formation de sophrologie caycédienne en Andorre et longtemps dispensée par Caycedo lui-même, puis actuellement par sa fille Natalia Caycedo. Chéné indique : « Les nombreuses expérimentations et travaux scientifiques des sophrologues de tous les continents depuis plus de 35 ans ont validé les postulats de recherche du début de la Sophrologie » ([3], p. 129) ; « La méthodologie est la grande force de la Sophrologie Caycédienne. Elle comporte à la fois la thérapie et la recherche » ([3], p. 169) ; « De nombreuses études scientifiques, électro-encéphalographiques et physiologiques, pharmacologiques et chimiques, psychologiques et cliniques ont confirmé la validité du concept de l’Éventail de la Conscience comme base de travail de la Sophrologie » ([3], p. 104-105).

Cependant, tout au long de son ouvrage, Chené ne fait aucune référence à des études scientifiques validées par des revues scientifiques à comité de lecture par les pairs. Les rares références ne concernent que les travaux non académiques de Caycedo8.

C’est surtout Raymond Abrezol (1931-2010), dentiste formé au courant psychanalytique jungien et à la médecine traditionnelle chinoise9, qui diffuse la sophrologie en France et en Suisse, bénéficiant de la publicité de plusieurs médaillés suisses des Jeux Olympiques de 1968 qu’il aurait secrètement préparés. Il devient responsable de la Sophrologie Clinique en Suisse et de l’enseignement de cette discipline. En 1986, Abrezol rédige un livre intitulé Sophrologie et évolution : demain l’Homme, dans lequel il explique que l’humanité, décadente, est vouée à sa perte et qu’il est nécessaire de stimuler l’hémisphère cérébral droit, siège de l’intuition, afin de retrouver son identité propre. Il reprend ainsi les grands classiques, malheureusement faux, de latéralisation artificielle gauche/droite, rationnel/intuitif du cerveau humain (Grinder, etc.10). Les propos d’Abrezol, d’apparence scientifique, ne s’appuient cependant pas sur des recherches scientifiques référencées ni sur des descriptions de ces méthodes qui permettraient alors de tester les effets de la stimulation spécifique de l’hémisphère droit.

Ainsi, on remarque que l’on s’éloigne de l’« approche résolument médicale et scientifique » prônée par l’Académie internationale de sophrologie caycédienne (Sofrocay)11. Cependant, la non-validité du corpus théorique d’une pratique thérapeutique donnée n’implique pas nécessairement son inefficacité. Qu’en est-il alors de l’efficacité de cette méthode ?

Efficacité thérapeutique de la sophrologie caycédienne

Selon Chené, l’étendue de ce que permet la pratique de la RDC est particulièrement large : « Une réconciliation du sujet avec le corps, une prophylaxie du déséquilibre psychosomatique, un traitement de la pathologie psychosomatique, un rétablissement de l’équilibre psychique, un amortissement de la résonance émotionnelle, une mise au repos de l’organisme, une amélioration de la concentration et de la mémoire, un contrôle de la douleur, une amélioration du sommeil, une autocritique et maîtrise de soi, une amélioration des rapports humains, une diminution importante de l’agressivité, une amélioration de l’adaptation de l’homme à son environnement, une discipline personnelle d’amélioration des potentiels personnels, une découverte, conquête et intégration des nouvelles valeurs de l’être, d’une conscience supérieure, la Conscience Sophronique, une nouvelle Quotidienneté (sic) fondée sur une démarche existentielle libre et responsable. » ([3], p. 180).

Selon lui, les champs d’application seraient alors particulièrement vastes du fait que les techniques peuvent être appliquées à la plupart des domaines de l’activité humaine et « qu’elles s’élargiront encore dans un proche avenir » ([3], p. 549). Au regard de ces prétentions, nous avons alors recensé les publications scientifiques sur la question.

Une recherche (datée d’août 2017) du terme « sophrology » sur PubMed (base de données médicale), Pascal, Francis, PsycARTICLES, PsycINFO, Psychology and Behavioral Sciences Collection, Library, Information Science & Technology Abstracts (bases de données en sciences humaines) donne 168 références. Sur cette littérature, deux seules et uniques études utilisent un groupe contrôle, élément pourtant indispensable à l’évaluation de l’efficacité spécifique d’une pratique thérapeutique quelconque12. Malheureusement, ces études présentent un biais méthodologique important (en particulier manquement quant aux procédures d’aveuglement13). En outre, les deux publications omettent de rapporter quantité d’informations essentielles pour juger de la présence ou non d’autres biais. Ainsi, ces études ne peuvent servir de preuves tangibles en faveur de l’efficacité ni de la sophrologie caycédienne, ni du buisson de sophrologies qui en découlent.

Il n’existe aujourd’hui aucune étude méthodologiquement rigoureuse qui démontre l’efficacité ou l’absence d’efficacité propre de la sophrologie.

En conclusion

À lire l’Académie internationale de sophrologie caycédienne et le docteur Patrick-André Chené, la sophrologie « originelle », (brevetée depuis à l’OMPI, au même titre que Méthode Alfonso Caycedo® ou Méthode Isocay®), ne se considère pas comme une simple technique de relaxation, ni comme une thérapie mais comme une discipline scientifique de développement de la conscience. Pourtant, l’indigence scientifique de cette méthode est patente, et le corpus la documentant quasi-inexistant, tandis que les prétentions, elles, sont très larges, balayant un spectre allant du « traitement de la pathologie psychosomatique » au « rétablissement de l’équilibre psychique ». Nous ne doutons pas que les patients ou les simples clients puissent en tirer des bénéfices personnels, ou de la détente et du simple plaisir, de l’une ou l’autre des sophrologies disponibles. Mais le buisson ramifié de toutes les variantes existantes (que Caycedo appelait avec amertume « des sophrologies cui-cui ») a pour souche une méthode qui n’a jamais documenté ses prétentions, et il est souhaitable que les consommateurs le sachent.

Permettez-nous également de préciser que ce travail est largement préalable au décès d’Alfonso Caycedo, en septembre 2017.

Notes

1 Donnons un exemple de construction d’un des courants de la sophrologie : la sophro-analyse. Celle-ci ne s’inspire pas seulement de la sophrologie caycédienne, mais également de certains courants psychothérapeutiques comme la psychanalyse freudienne ou jungienne ainsi que de la Gestalttherapie (ou psychologie de la forme), la programmation neurolinguistique (PNL) ou les constellations familiales (gamme des thérapies familiales transgénérationnelles développées dans les années 1990, basées surtout sur des jeux de rôle et du psychodrame).
2 Il n’existe pas à proprement parler de définition claire et consensuelle de ce concept, hormis celle de technique de « recherche de la Conscience » (la majuscule étant du Dr Chéné, directeur de l’Académie de sophrologie de Paris). Nous avons eu du mal à trouver une référence « fiable », qui ne soit pas de l’ordre du forum ou de la référence « sauvage » du sophrologue indépendant qui en délivre sa propre définition.

3 Chené utilise le terme « hypnose traditionnelle », mais sans vraiment le définir ni éclairer de quelle tradition il parle. Par contre, il cite chronologiquement Mesmer, le marquis de Puységur (des classiques du magnétisme dit « animal », avant la naissance de l’hypnose), puis Charcot, Bernheim, Erickson, etc.

4 Un travail historique approfondi permettrait de vérifier et de compléter cette biographie somme toute assez lisse.

5 Ce degré proviendrait d’une expérience personnelle vécue par Caycedo quelque part en Asie. Lors d’un exercice de méditation, celui-ci aurait eu une absence évaluée à dix minutes, alors qu’elle dura cinq heures. C’est là qu’il aurait pris conscience que « le corps est limité, mais la conscience est illimitée ». Témoignages issus de [3] (p. 54).

6 Les auteurs-phare de ce « milieu » sont entre autres David Spangler, Revelation : The Birth of a New Age, Findhorn Press, 1971, et Marilyn Ferguson, The Aquarian Conspiracy, Tarcher, 1980. Une critique de ce courant est à trouver dans Renaud Marhic et Emmanuel Besnier, Le New Age – Son Histoire, Ses Pratiques, Ses Arnaques, Castor Astral, 1999.

7 Le Dr Chené compare les systèmes et lieux du corps théorisés en sophrologie caycédienne avec les « chakras ». Le terme est aujourd’hui connu pour désigner des « centres spirituels » ou « points de jonction de canaux d’énergie » issus d’une conception du Kundalini yoga, et qui seraient localisés dans le corps humain. Malgré un certain nombre d’effets d’annonce, il n’y a aucun élément de preuve à l’appui de l’existence de ces canaux, ni de l’énergie – le Qi – qui les parcourraient. On pourra lire [5].

8 Caycedo a rédigé sept publications en espagnol, trois en anglais, une en français entre 1961 et 1979, ainsi qu’une publication en français en 1995. Pour accéder à sa bibliographie, voir [6]. 9 Sur la pseudo-scientificité verbeuse de l’héritage jungien, on lira par exemple [7]. Sur la médecine traditionnelle chinoise, on se référera à la page TCM du Skeptic’s Dictionary [8].

10 Pour une introduction à cette critique, voir [9,10].

11 L’Académie internationale de sophrologie caycédienne est « l’institution fédératrice de la Sophrologie Caycédienne », dont le président était Alfonso Caycedo jusqu’à son décès en 2017, et les directeurs sont Natalia Caycedo, fille d’Alfonso, et son époux Koen van Rangelrooij [2].

12 Ceci afin de dissocier, pour un problème de santé donné, ce qui relève de l’efficacité spécifique de la pratique thérapeutique d’avec l’effet placebo ou l’évolution naturelle de l’affection considérée.

13 Dans un essai clinique du plus haut niveau méthodologique, quatre catégories de personnes devraient être idéalement en aveugle : les patients (qui ne devraient pas savoir s’ils reçoivent le traitement testé ou un placebo), les thérapeutes (qui ne devraient pas savoir s’ils donnent le traitement testé ou un placebo), les évaluateurs (qui ne devraient pas savoir si les patients qu’ils évaluent appartiennent au groupe testé ou au groupe placebo) et les statisticiens (qui ne devraient pas savoir si les données qu’ils traitent sont issues du groupe testé ou du groupe placebo).

Références

[1] Caycedo A, « Code déontologique de la sophrologie et de la sophrologie caycédienne ». Dans Chené PA (dir.), Sophrologie, Tome 1, Fondements et méthodologie, Ellébore, 2008 (5e éd., p. 557-588).
[2] Sofrocay. Le site de l’Académie Internationale de Sophrologie Caycédienne : sofrocay.com.
[3] Chéné PA, Sophrologie, Tome 1, Fondements et méthodologie, Ellébore, 2008.
[4] Chené PA, « Sophrologie : relaxation dynamique de Caycedo IV ». ici
[5] Brissonnet J, Les pseudomédecines, un serment d’hypocrites, éditions Book-e-book.com, 2005.
[6] Bibliographie de A. Caycedo : Caycedo
[7] Sharlow MF, “Jung and His Skeptical Critics”, sur le site eskimo.com
[8] The Skeptic’s Dictionary skepdic.com
[9] « Cerveau droit, cerveau gauche : le mythe », sur le site charlatans.info
[10] Vercueil L, « Cerveau gauche et cerveau droit : la neurologie face au mythe », ici sur AFIS

Quel statut pour la sophrologie ?

La profession de sophrologue n’est pas réglementée. Mais elle est référencée depuis 2012 dans le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) qui définit le sophrologue comme « un praticien qui accompagne des individus ou des groupes » et dont le métier « consiste à leur apprendre à optimiser leurs capacités, et/ou s’adapter aux nécessités ou aux difficultés qu’ils rencontrent (gestion du stress, concentration, accompagnement à la vieillesse, performances sportives, problématiques de l’enfance...) ». Cette référence ouvre droit à une prise en charge au titre de la formation professionnelle continue. Plusieurs universités accueillent ainsi des cursus dédiés. La sophrologie pour le « coaching en entreprise » est un des débouchés proposés. Répondant en 2005 à une question parlementaire, la ministre de la santé de l’époque précisait que « la sophrologie n’est pas une discipline définie ni reconnue dans le cadre du code de la santé publique » ajoutant que, « avant de reconnaître les bienfaits d’une thérapie, il est indispensable de définir les pathologies auxquelles celle-ci s’adresse et d’en apprécier l’efficacité [et], à ce jour, aucune étude sérieuse n’ayant été réalisée dans ce sens sur la sophrologie, cette activité ne saurait être considérée comme une méthode thérapeutique à promouvoir ». Elle est cependant maintenant proposée dans certains hôpitaux, en général dans l’accompagnement de la douleur et pour des soins palliatifs. C’est en particulier le cas à Paris où l’Assistance Public – Hôpitaux de Paris justifie cette intégration dans le cadre de sa volonté de « définir les conditions de développement d’une offre de soins en médecine complémentaire » [2].
SPS
Références
[1] Sur le site questions.assemblee-nationale.fr
[2] « L’AP-HP et les médecines complémentaires à l’hôpital : un engagement hospitalo-universitaire », sur le site aphp.fr

Mis en ligne le 24 mai 2018
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