Dossier Masculin - Féminin : l’histoire du « gène gay »

par Franck Ramus - SPS n° 309, juillet 2014

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En 1993, le généticien américain Dean Hamer et ses collaborateurs (Hamer, Hu, Magnuson, Hu, & Pattatucci, 1993) publièrent dans la revue Science la première étude recherchant des facteurs génétiques associés à l’homosexualité masculine. Cette étude se basait sur 114 familles au sein desquelles plusieurs hommes étaient homosexuels. L’analyse des pedigrees fit ressortir l’hypothèse d’une transmission maternelle d’un facteur génétique de susceptibilité à l’homosexualité masculine. Comme les femmes ont deux chromosomes X et les hommes un seul (qu’ils héritent de leur mère), il est bien connu que les traits s’exprimant chez les hommes en étant transmis par leur mère sans affecter celle-ci sont souvent associés à des gènes sur le chromosome X (c’est le cas par exemple de l’hémophilie et du daltonisme). Partant de là, une analyse de liaison sur le chromosome X, comparant l’ADN de frères homo et hétérosexuels et de leur mère dans 40 familles, révéla qu’une version particulière d’une certaine région du chromosome X (notée Xq28) était transmise plus fréquemment aux hommes homosexuels qu’à leurs frères hétérosexuels, dans 33 des 40 familles analysées. L’article conclut que le locus q28 du chromosome X devait abriter un gène (non identifié dans cette étude) dont une version prédisposait à l’homosexualité masculine, et que ce gène pouvait expliquer partiellement (en combinaison avec d’autres facteurs génétiques et environnementaux) l’occurrence de l’homosexualité chez une partie des hommes concernés.

La réaction des médias fut malheureusement bien caractéristique de ce qu’ils produisent de pire : d’une part, ils exagérèrent considérablement la nature des résultats, annonçant « la découverte du gène gay » (malgré les dénégations de Dean Hamer) et ignorant totalement l’inévitable complexité des facteurs pouvant influencer l’orientation sexuelle ; d’autre part, ils ouvrirent leurs colonnes à une avalanche de réactions totalement aberrantes sur les implications supposées de la découverte. La parution de cet article arrivait dans un contexte où les personnes homosexuelles aux États-Unis étaient en lutte pour la reconnaissance pleine et entière de leurs droits civiques et contre les multiples discriminations dont elles faisaient l’objet, et rencontraient une opposition farouche de la part de la plupart des groupes religieux et conservateurs américains. Certains accueillirent le nouveau résultat avec enthousiasme, d’autres avec scepticisme et en en redoutant les implications. Le plus remarquable, c’est que les deux camps se révélèrent partagés entre les deux attitudes. Dans le camp conservateur, certains virent dans la découverte d’un « gène gay » un moyen de se débarrasser de l’homosexualité1, d’autres dénigrèrent le résultat parce que pouvant suggérer que l’homosexualité était naturelle, alors que selon eux « l’homosexualité est un choix, et un mauvais choix ». Symétriquement, une partie des groupes homosexuels virent là une confirmation du sentiment qu’ils n’avaient jamais choisi d’être homosexuels, qu’ils l’avaient toujours été, qu’ils l’étaient par nature ou par la main de Dieu (en fonction de leurs croyances) ; mais d’autres s’insurgèrent contre cette manière de « biologiser » et de médicaliser leur condition, et contre les intentions eugénistes supposées des auteurs de l’étude.

Nous avons donc là un cas d’école du fait que les implications morales ou politiques supposées d’un résultat scientifique ne sont en général pas contenues dans le résultat lui-même : elles sont le fruit des idéologies au prisme desquelles les gens interprètent les résultats. Il ne sert à rien de reprocher aux chercheurs leurs résultats et leurs implications présumées : quoi qu’ils trouvent, certains s’en serviront pour faire avancer leur propre programme idéologique. Par exemple, les gens qui voudraient éradiquer l’homosexualité pourront toujours en trouver à la fois la justification et les moyens, quelles qu’en soient les causes (y compris 100 % environnementales). D’ailleurs, ils n’ont pas attendu qu’on trouve un gène pour opprimer les homosexuels, ou tenter de les « guérir », y compris par la violence, et en se basant sur une théorie environnementaliste de l’homosexualité. Symétriquement, la découverte de causes biologiques à une condition n’a généralement pas pour conséquence d’aggraver le sort des personnes concernées. Il suffit par exemple de constater la compréhension de plus en plus fine que nous avons des causes génétiques de beaucoup de cas de déficience intellectuelle ou d’autisme, et parallèlement de comparer la manière dont ces personnes sont traitées aujourd’hui par rapport à il y a seulement un siècle. De manière générale, la connaissance ouvre toujours des possibilités dans toutes les directions, les bonnes comme les mauvaises. Mais l’évolution conjointe des connaissances scientifiques et des attitudes sur le long terme incite à croire que mieux on connaît et plus on comprend, plus on respecte. Il n’y a pas grand-chose à gagner dans l’ignorance.

Et aujourd’hui, que sait-on des facteurs influençant l’orientation sexuelle ?

Un effet secondaire regrettable de l’épisode du « gène gay » est que les recherches sur l’orientation sexuelle ont été dénigrées, leurs auteurs harcelés ou caricaturés, et que les financements pour de telles recherches se sont asséchés. Du coup, alors qu’au début des années 2000, suite aux progrès de la biologie moléculaire et au séquençage du génome humain, les recherches en génétique ont explosé, notamment en lien avec les traits cognitifs, les recherches sur la génétique de l’orientation sexuelle en sont restées quasiment au point mort. Ainsi, une étude complémentaire des mêmes auteurs sur une nouvelle série de familles confirma la liaison sur le chromosome X (Hu et al., 1995), alors qu’une autre étude échoua à reproduire ce résultat (Rice, Anderson, Risch, & Ebers, 1999), mais n’avait pas pris le même soin à recruter des familles avec plusieurs cas d’homosexualité masculine, diminuant ainsi grandement les chances de trouver des facteurs hérités. Deux études tentèrent de tester directement des gènes potentiellement impliqués dans la sexualisation du cerveau, dont un excellent candidat sur le chromosome X (le gène du récepteur de la testostérone) sans succès (DuPree, Mustanski, Bocklandt, Nievergelt, & Hamer, 2004 ; Macke et al., 1993). Mais de telles non-réplications sont courantes en génétique (surtout lorsqu’elles sont basées sur de petites populations), et de nombreuses études supplémentaires à grande échelle auraient été nécessaires pour se donner les moyens de répliquer et étendre les résultats de Hamer. Une analyse sur l’ensemble du génome a été peu concluante (Mustanski et al., 2005), tandis qu’une autre avec des résultats plus positifs attend encore d’être publiée (Sanders et al., 2012). Dans les deux cas, il s’agit toutefois d’études sur de petites populations (quelques centaines de participants), qui contrastent avec les milliers de participants typiquement nécessaires pour identifier des gènes associés à des traits cognitifs complexes. Quant à l’homosexualité féminine, c’est un sujet de recherche encore plus délaissé. On n’est donc pas prêt de véritablement comprendre les facteurs génétiques influençant l’orientation sexuelle.

L’orientation sexuelle n’est toutefois que modérément héritable (de l’ordre de 20 à 50 % : Kirk, Bailey, Dunne, & Martin, 2000 ; Långström, Rahman, Carlström, & Lichtenstein, 2010), et il est par conséquent important de rechercher également des facteurs non génétiques. C’est d’ailleurs dans ce registre que le seul facteur ayant une association prouvée avec l’homosexualité masculine a été mis en évidence2 : il s’agit du nombre de grands frères (Blanchard & Bogaert, 1996).

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Nombre moyen de grands frères, grandes sœurs, petits frères et petites sœurs observés chez les hommes homosexuels (bleu) ou hétérosexuels (vert). Le rapport inverse observé pour les petits frères et sœurs est une conséquence mécanique de l’effet du nombre de grands frères, la taille des fratries étant nécessairement limitée.

En effet, le psychologue et sexologue Ray Blanchard, chercheur à l’université de Toronto, a observé dans plus de dix études différentes portant sur plus de 10 000 participants que les hommes homosexuels avaient en moyenne plus de grands frères (0.79) que les hommes hétérosexuels (0.62), et plus de grands frères que de grandes sœurs, de petits frères et de petites sœurs (Blanchard, 2004 ; cf. Figure)3. Ces résultats ont été répliqués dans différents pays et par des investigateurs indépendants (Camperio-Ciani, Corna, & Capiluppi, 2004 ; Williams et al., 2000). De toute évidence, avoir des grands frères ne peut être ni nécessaire ni suffisant pour devenir homosexuel, néanmoins l’association statistique est telle qu’on peut estimer que, s’il existe un lien causal entre les deux variables, chaque grand frère augmente la probabilité pour un homme d’être homosexuel de 33 %. En se basant sur une fréquence de l’homosexualité masculine de 2 % pour les hommes sans grand frère (estimation basée sur une définition assez stricte), cela signifie que cette fréquence augmente à 2,7 % pour les hommes ayant 1 grand frère, 3,6 % pour 2 grands frères, 4,8 % pour 3, 6,4 % pour 4, et 8,5 % pour plus de 5 grands frères (Blanchard, 2001). Même si ces probabilités ne sont pas très élevées, elles impliquent aussi qu’environ 15 % des hommes homosexuels doivent leur orientation sexuelle à leur nombre de grands frères (si l’on raisonne sur la base d’un unique facteur pour chaque cas).

Comment l’homosexualité pourrait-elle être transmise génétiquement alors qu’elle diminue la reproduction ?

En toute logique, les facteurs génétiques influençant l’homosexualité, dans la mesure où ils diminuent (en moyenne) la descendance de l’individu (en tout cas pour l’homosexualité exclusive), devraient être éliminés par la sélection naturelle. Le fait que la fréquence de l’homosexualité ne semble pas diminuer au cours des âges et que donc les facteurs génétiques sous-jacents semblent se maintenir au sein de l’espèce peut donc apparaître comme un paradoxe. Pourtant il n’en est rien, et ce pour plusieurs raisons qui ne sont pas mutuellement exclusives. Premièrement, remarquons que le même paradoxe s’applique potentiellement pour tous les traits qui sont : (1) relativement fréquents dans la population, (2) influencés par des facteurs génétiques et (3) qui diminuent la reproduction. C’est le cas en premier lieu pour la plupart des troubles cognitifs et mentaux, comme l’autisme ou la schizophrénie, qui vérifient clairement ces trois critères. Les facteurs pouvant expliquer le paradoxe apparent incluent notamment les suivants :

Mutations de novo  — Toutes les variations génétiques ne sont pas héritées des parents. Chez chaque individu, des mutations nouvelles surviennent, dont certaines peuvent avoir des effets fonctionnels. Avec le séquençage et l’exploration du génome humain, la diversité et la fréquence des mutations de novo ont été sérieusement revues à la hausse, au point qu’il a été calculé que, combinées au grand nombre de gènes jouant un rôle dans le cerveau humain (environ 55 % de tous nos gènes), elles suffisent à expliquer la prévalence et l’héritabilité de l’ensemble des troubles mentaux (Keller & Miller, 2006), et également de l’homosexualité (Gavrilets & Rice, 2006).

Effets antagonistes entre les sexes — Il peut arriver que certains variants génétiques aient des effets opposés (en termes de reproduction) chez les hommes et chez les femmes. Si certains variants prédisposant les hommes à l’homosexualité ont, lorsqu’ils sont présents chez les femmes, pour effet d’augmenter leur reproduction, alors cela pourrait contrebalancer l’effet négatif sur la reproduction des hommes et maintenir ces variants dans le pool génétique. Il se trouve qu’il a justement été observé que les femmes apparentées à des hommes homosexuels avaient en moyenne plus d’enfants que les autres (Camperio- Ciani, Corna, & Capiluppi, 2004 ; Rahman et al., 2008), donnant ainsi quelque crédibilité à cette hypothèse. Le mécanisme d’action de ces effets antagonistes reste en revanche totalement inconnu, et pourrait impliquer aussi bien des effets sur l’apparence (et donc l’attractivité sexuelle) respective des hommes et des femmes, sur leurs caractéristiques psychologiques, ou encore sur leur physiologie reproductive.

Avantage hétérozygote — Certains variants génétiques peuvent avoir des effets positifs sur la reproduction lorsqu’ils sont en une seule copie (sur les deux possibles : forme dite hétérozygote), alors qu’ils ont des effets négatifs lorsqu’ils sont présents en deux copies (forme dite homozygote). Le cas emblématique est celui de la drépanocytose (ou anémie falciforme), une grave maladie du sang causée par une mutation récessive d’un des gènes de l’hémoglobine. La maladie apparaît donc lorsque la personne porte la mutation sur les deux copies du gène. Malgré ses effets délétères sévères, cette mutation se maintient à une fréquence non négligeable dans les populations originaires des zones tropicales, car les porteurs hétérozygotes (mutations en une seule copie) bénéficient au contraire d’un avantage important : ils ont une résistance accrue au paludisme. On peut donc imaginer qu’un mécanisme similaire permet le maintien de certains variants génétiques prédisposant à l’homosexualité lorsqu’ils sont en deux copies (cas rares), si la forme hétérozygote (cas plus fréquents) confère des avantages reproductifs. À ce stade, aucun mécanisme de ce type n’a été prouvé dans le cas de l’homosexualité, il s’agit d’une simple preuve de principe appuyée sur des simulations mathématiques (Gavrilets & Rice, 2006).

Références

Camperio-Ciani, A., Corna, F., & Capiluppi, C. (2004). Evidence for maternally inherited factors favouring male homosexuality and promoting female fecundity. Proceedings of the Royal Society of London Series B-Biological Sciences, 271 (1554), 2217-2221.
Gavrilets, S., & Rice, W. (2006). Genetic models of homosexuality : generating testable predictions. Proceedings of the Royal Society B : Biological Sciences, 273 (1605), 3031-3038.
Keller, M. C., & Miller, G. (2006). Resolving the paradox of common, harmful, heritable mental disorders : which evolutionary genetic models work best ? Behav Brain Sci, 29 (4), 385-404 ; discussion 405-352.
Rahman, Q., Collins, A., Morrison, M., Orrells, J. C., Cadinouche, K., Greenfield, S., & Begum, S. (2008). Maternal inheritance and familial fecundity factors in male homosexuality. Arch Sex Behav, 37 (6), 962-969.

Mais cette association statistique révèle-t-elle un lien causal ? Comment l’expliquer ? Plusieurs hypothèses ont été proposées, impliquant soit des mécanismes sociaux, soit des mécanismes biologiques. Dans la première catégorie, on peut citer notamment l’hypothèse « d’initiation » ou de « séduction », selon laquelle le nombre de grands frères augmenterait la probabilité d’expériences homosexuelles pendant l’enfance, ce qui ferait prendre goût aux relations masculines. On peut aussi penser à un phénomène « d’empreinte », par lequel les préférences sexuelles se formeraient sur la base des individus auxquels on est exposé pendant l’enfance. Ou encore la bonne vieille histoire du « petit dernier » chouchouté à l’excès et donc féminisé par sa maman4. Outre que toutes ces hypothèses prédisent a priori un effet symétrique du nombre de grandes sœurs sur l’homosexualité féminine (non observé), et que la dernière prédit à tort que seul compte le rang dans la fratrie (frères et sœurs confondus), elles échouent toutes à expliquer un autre résultat. En effet, en conduisant une nouvelle étude comportant un nombre important d’enfants adoptés, Bogaert (2006) a montré que l’effet du nombre de grands frères sur l’homosexualité ne s’observait qu’avec les grands frères nés de la même mère, pas avec ceux nés d’une mère différente. De plus, en questionnant les participants sur la durée pendant laquelle ils avaient été élevés avec chacun de leurs frères et sœurs, il a trouvé que la durée cumulée passée avec tous les grands frères (de même qu’avec les autres frères et sœurs) ne différait pas entre homo et hétérosexuels, contrairement à ce que prédiraient en toute logique les hypothèses postulant une médiation psycho-sociale de l’effet.

Ces résultats ont donc fourni un support à une toute autre hypothèse, impliquant la gestation et le système immunitaire de la mère. L’idée est que les cellules des fœtus mâles portent à leur surface des antigènes (appelés H-Y) provenant du chromosome Y qui déclenchent chez la mère la production des anticorps correspondant, qui, en revenant dans le fœtus via la circulation sanguine, peuvent perturber la différentiation sexuelle de son cerveau. Ces anticorps qui, de toute évidence, ne sont pas délétères à faible dose (puisque tous les fœtus mâles y sont exposés) se cumuleraient au cours des grossesses successives de fœtus mâles, et pourraient ainsi jouer un rôle significatif proportionnel au nombre de grands frères. Un tel mécanisme a l’immense avantage de fournir une explication cohérente aux faits que les sœurs et les petits frères n’ont pas le même effet que les grands frères, que les effets se cumulent avec les grands frères successifs, que les frères adoptifs n’ont aucun effet, et que le phénomène n’affecte pas les filles. Néanmoins, il n’existe pas à ce jour de preuve définitive d’un tel mécanisme chez l’humain, tout au plus des données qui semblent compatibles, comme le fait que les garçons avec au moins un grand frère ont un plus petit poids de naissance que ceux qui n’en ont pas (Magnus, Berg, & Bjérkedal, 1985), et que cet effet semble particulièrement marqué chez ceux qui deviennent homosexuels (Blanchard & Ellis, 2001), suggérant un effet négatif plus général sur le développement fœtal. De plus, chez la souris, l’immunisation de la mère aux antigènes H-Y a pour conséquence à la fois un plus petit poids de naissance (Lu & Dawson, 1986) et une réduction des comportements reproductifs (hétérosexuels) chez les mâles (Singh & Verma, 1987). Comme c’est fréquemment le cas, l’impossibilité éthique de conduire des expériences similaires sur des participants humains fait que la preuve finale du mécanisme dans notre espèce risque de nous échapper encore longtemps.

On voit donc que la recherche scientifique sur les déterminants de l’orientation sexuelle est passionnante et pourrait apporter beaucoup à notre compréhension de ce qui fait de chacun de nous un être unique. Loin d’une recherche médicale, orientée par le désir de prévenir ou de soigner, c’est une recherche fondamentale, guidée par la curiosité, et parfois conduite par des chercheurs eux-mêmes homosexuels. On ne peut qu’espérer que le dénigrement et l’instrumentalisation de telles recherches cesse, et que de nouveaux projets voient le jour afin d’obtenir des réponses aux nombreuses questions laissées entières par les connaissances actuelles5.

Références

Blanchard, R. (2001). Fraternal birth order and the maternal immune hypothesis of male homosexuality. Horm Behav, 40 (2), 105-114.
Blanchard, R. (2004). Quantitative and theoretical analyses of the relation between older brothers and homosexuality in men. J Theor Biol, 230 (2), 173-187.
Blanchard, R., & Bogaert, A. F. (1996). Homosexuality in men and number of older brothers. Am J Psychiatry, 153 (1), 27-31.
Blanchard, R., & Ellis, L. (2001). Birth weight, sexual orientation and the sex of preceding siblings. Journal of biosocial science, 33 (3), 451-467.
Bogaert, A. F. (2006). Biological versus nonbiological older brothers and men’s sexual orientation. Proc Natl Acad Sci U S A, 103 (28), 10771-10774.
Camperio-Ciani, A., Corna, F., & Capiluppi, C. (2004). Evidence for maternally inherited factors favouring male homosexuality and promoting female fecundity. Proceedings of the Royal Society of London Series B- Biological Sciences, 271 (1554), 2217-2221.
DuPree, M. G., Mustanski, B. S., Bocklandt, S., Nievergelt, C., & Hamer, D. H. (2004). A candidate gene study of CYP19 (aromatase) and male sexual orientation. Behavior Genetics, 34 (3), 243-250.
Hamer, D. H., Hu, S., Magnuson, V. L., Hu, N., & Pattatucci, A. M. L. (1993). A Linkage between DNA Markers on the X-Chromosome and Male Sexual Orientation. Science, 261 (5119), 321-327.
Hu, S., Pattatucci, A. M., Patterson, C., Li, L., Fulker, D. W., Cherny, S. S.,... Hamer, D. H. (1995). Linkage between sexual orientation and chromosome Xq28 in males but not in females. Nat Genet, 11 (3), 248-256.
Kirk, K., Bailey, J., Dunne, M., & Martin, N. (2000). Measurement models for sexual orientation in a community twin sample. Behavior Genetics, 30 (4), 345-356. L
Långström, N., Rahman, Q., Carlström, E., & Lichtenstein, P. (2010). Genetic and environmental effects on same-sex sexual behavior : A population study of twins in Sweden. Arch Sex Behav, 39 (1), 75-80.
Lu, E., & Dawson, W. (1986). Paternal antigen and progesterone effects on conceptus size in laboratory mice. Biology of reproduction, 35 (3), 524-530.
Macke, J. P., Hu, N., Hu, S., Bailey, M., King, V. L., Brown, T.,... Nathans, J. (1993). Sequence variation in the androgen receptor gene is not a common determinant of male sexual orientation. Am J Hum Genet, 53 (4), 844-852.
Magnus, P., Berg, K., & Bjérkedal, T. (1985). The association of parity and birth weight : testing the sensitization hypothesis. Early Hum Dev, 12 (1), 49-54.
Mustanski, B. S., DuPree, M. G., Nievergelt, C. M., Bocklandt, S., Schork, N. J., & Hamer, D. H. (2005). A genomewide scan of male sexual orientation. Human Genetics, 116 (4), 272-278.
Rahman, Q. (2005). The neurodevelopment of human sexual orientation. Neurosci Biobehav Rev, 29(7), 1057-1066.
Rice, G., Anderson, C., Risch, N., & Ebers, G. (1999). Male homosexuality : Absence of linkage to microsatellite markers at Xq28. Science, 284(5414), 665-667.
Sanders, A. R., Dawood, K., Rieger, G., Badner, J. A., Gershon, E. S., Krishnappa, R. S.,... Bailey, J. M. (2012). Genome-wide linkage scan of male sexual orientation. Paper presented at the American Society of Human Genetics, San Francisco. http://www.ashg.org/2012meeting/abs...
Singh, J., & Verma, I. (1987). Influence of major histo (in) compatibility complex on reproduction. American journal of reproductive immunology and microbiology : AJRIM, 15 (4), 150-152.
Williams, T. J., Pepitone, M. E., Christensen, S. E., Cooke, B. M., Huberman, A. D., Breedlove, N. J.,... Breedlove, S. M. (2000). Finger-length ratios and sexual orientation. [10.1038/35006555]. Nature, 404 (6777), 455-456.

1 À l’instar du tabloïd anglais le Daily Mail qui titra "Abortion hope after ‘gay genes’ findings"....

2 L’autre principale hypothèse est le rôle des androgènes (notamment la testostérone) pendant la gestation, peut-être plus pour l’homosexualité féminine que masculine. Mais le phénomène est plutôt moins bien établi. Un état de l’art à ce sujet est disponible dans l’article de Rahman (2005).

3 En revanche, l’orientation sexuelle des femmes ne semble pas être influencée par les caractéristiques de leur fratrie.

4 De fait,l’effet du nombre de grands frères suggère que l’histoire du petit dernier est peut-être basée sur des observations réelles. L’hypothèse immunitaire en fournit de fait une explication plausible. Seule l’attribution de l’effet au comportement de la mère est sans doute erronée.

5 Pour les lecteurs qui souhaiteraient en savoir plus et se tenir au courant, le site LGBT Science est une bonne source de vulgarisation (en anglais) sur le sujet : http://www.lgbtscience.org/.

Mis en ligne le 12 novembre 2014
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