Le petit dictionnaire des astronomes

André Masclet. Éditions Burillier.

Note de lecture d’Agnès Lenoire - SPS n° 256, mars 2003

Longtemps disparu des rayons des librairies, revoici notre petit dico des astronomes, que l’on peut trouver sur le site de la librairie d’Uranie1. Une première version présentait les grands hommes en ordre chronologique. Une seconde mouture nous les trie dans l’ordre alphabétique.

Voilà un petit bouquin bien utile aux clubs d’astronomie, aux centres-astro ou sur les rayons scientifiques d’une bibliothèque.

On y trouve 1700 noms d’astronomes, âgés de plus de 75 ans, ou décédés. Une petite communauté qui ne remplit que 415 pages, dans un format 12 x 17 cm. Chaque astronome y est très brièvement présenté, les plus célèbres comme les plus connus.

Si Galileo Galilei rassemble 19 lignes sous son nom, ce qu’on lui doit bien, Isaac Newton n’en aligne que 7, ce qui peut étonner quand on pense à la densité de son apport scientifique.

On peut s’étonner aussi de la présence dans ces pages de personnages célèbres qui n’ont jamais été ni astronomes, ni même scientifiques. Giordano Bruno, philosophe et théologien, y figure comme ayant eu l’idée de la pluralité des mondes habités et d’un univers infini. Thèses qui n’ont encore pas trouvé leur démonstration scientifique... Mais la notoriété d’un martyre remplace bien la notoriété d’une découverte...

Autre personnage non astronome et non scientifique : Emmanuel Kant. Il a droit à quelques lignes. Il avait, c’est vrai, plus longuement réfléchi que Bruno à la physique de l’univers, à une époque où la science s’appelait encore « Philosophie de la nature », et avait le premier émis l’hypothèse de la formation du Système Solaire à partir de l’effondrement d’un nuage de gaz et de poussières. On lui doit aussi le concept d’univers-îles, les galaxies, fait non mentionné par le dictionnaire. Les deux hypothèses de ce « scientifique dans un fauteuil », comme l’appelaient ses pairs, furent démontrées par l’astrophysique du XX e siècle.

Les femmes n’ont pas été oubliées, malgré leur petit nombre en astronomie. La grande Henrietta Leavitt, grâce à qui on a trouvé des jalons lumineux dans la Galaxie, Laugier Marguerite, découvreuse prolixe d’astéroïdes, et enfin Clerke Agnès Mary, astronome féminine à l’époque victorienne, une gageure !

Un dictionnaire sobre, sans illustration, mais pratique à consulter. Une version largement plus étoffée serait la bienvenue car pour certains grands personnages, on reste un peu sur sa faim d’informations.

Mis en ligne le 16 juillet 2004
2259 visites

Explorer par thème


Valid HTML 4.01 Transitional CSS Valide !