Afis Science - Association française pour l’information scientifique

Science et pseudo-sciences

Accueil > Archives > Vers l’amélioration du haricot sous contraintes environnementales (...)

Vers l’amélioration du haricot sous contraintes environnementales méditerranéennes

lundi 7 janvier 2008

Le haricot commun (Phaseolus vulgaris) est une source majeure de protéines pour l’alimentation humaine, en particulier dans de nombreux pays du Sud. Or les rendements y sont particulièrement faibles.

Grâce à une symbiose avec des bactéries (rhizobia), le haricot peut croître normalement sur des sols pauvres sans ajout d’engrais azotés coûteux et potentiellement polluants. Dans le cadre du projet européen AQUARHIZ 1, les chercheurs de l’INRA, en collaboration avec l’Université de Frankfort et le Centre international pour l’agriculture tropicale, ont identifié des gènes impliqués dans la capacité du haricot à produire dans des sols de faible fertilité des zones méditéranéennes.


Voir en ligne : Institut national de la recherche agronomique (INRA)


1 La culture des légumineuses améliore la fertilité des sols mais elle est peu compétitive, en particulier dans le bassin méditerranéen où leur rendement est souvent limité par le manque d’eau. L’objectif du projet AQUARHIZ est de stabiliser le rendement du haricot, ainsi que du pois-chiche et de la fève en Algérie, Egypte, Maroc et Tunisie.

La conférence européenne sur les légumineuses à Lisbonne (12-16 novembre) sera l’occasion de réviser les résultats obtenus dans le cadre du projet AQUARHIZ ainsi que ceux du projet intégré GRAINLEGUME dont l’objectif est de développer de nouvelles stratégies pour accroître l’utilisation des légumineuses à graine pour l’alimentation animale en Europe, mais aussi pour un contexte plus large. La conférence rassemble des experts de nombreuses disciplines dans le cadre de 13 sessions pleinières couvrant une large gamme de thèmes tels que génomique, adaptation aux contraintes biotiques et abiotiques, biologie de la semence, nutrition et santé, systèmes de culture, agro-écologie, environnement et économie globale des légumineuses à graines. En outre, quelques 16 séminaires sont organisés en plusieurs sessions parallèles afin d’encourager des échanges d’idées en petits groupes sur des thèmes animés par des modérateurs choisis par le comité scientifique.