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L’Himalaya, une pompe à CO2 efficace

vendredi 25 janvier 2008

Les montagnes jeunes en zone tropicale, telles l’Himalaya, subissent une érosion intense qui tend à appauvrir l’atmosphère en dioxyde de carbone. À partir d’un bilan géochimique couvrant l’ensemble du bassin de l’Himalaya, depuis la source, les formations himalayennes, jusqu’au lieu de dépôt ultime des sédiments en baie du Bengale (océan Indien), des chercheurs du CNRS-INSU 1 ont pu quantifier ces mécanismes et mieux en appréhender l’efficacité. Ils ont ainsi démontré que les taux d’érosion élevés de l’Himalaya provoquent un transport massif de débris organiques entraînés par les grands fleuves puis rapidement enfouis dans l’océan Indien. Par ce phénomène, du carbone est stocké dans le réservoir naturel géologique que constitue ce bassin océanique.

Publiée dans Nature le 15 novembre, cette découverte illustre le rôle de l’érosion dans le cycle du carbone et la régulation à long terme du climat. Sur des échelles de temps de quelques dizaines de millions d’années, l’érosion des chaînes de montagne contribue ainsi à refroidir le climat.


Voir en ligne : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)


1 INSU pour Institut national des sciences de l’univers.

Le Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CNRS-INSU / Nancy-Université), le laboratoire "Géologie et gestion des ressources " (CNRS-INSU / Nancy-Université) et le Laboratoire de géologie (Ecole normale supérieure de Paris / CNRS-INSU) ont contribué à l’analyse des roches et/ou des sédiments. Les campagnes d’exploration océanographique dans la baie du Bengale ont été engagées par "The Federal institute for geosciences and natural ressources" (BGR, Allemagne).
Ces recherches ont bénéficié du soutien de deux programmes CNRS-INSU, Eclipse et Relief de la Terre.