Science, progressisme et obscurantisme

Autour des ouvrages de Dick Taverne et d’Alan Sokal

par Yann Kindo

Il y a trois siècles, tout était beaucoup plus simple : les idées rationalistes et la volonté de transformation sociale allaient « naturellement » de pair. A l’époque de la monarchie absolue de droit divin, s’opposer au roi, c’était s’opposer à Dieu, et il était logique de s’attaquer à l’édifice monarchique en commençant par saboter ses fondations intellectuelles, celles de la croyance et des superstitions. Ce fut là en France l’œuvre des Lumières, qui à la fois systématisèrent l’usage du matérialisme méthodologique1 et posèrent les bases de la contestation politique qui triompha lors des Révolutions américaine et française. Au cours de cette dernière, la période qui fut socialement et politiquement la plus radicale, entre 1792 et 1794, fut aussi celle de la campagne de déchristianisation et du « culte de la Raison ». Et cette alliance fusionnelle entre la critique sociale et l’esprit scientifique se prolongea tout au long du XIXe siècle, époque où le socialisme marxiste se proclamait « scientifique » et où le « ni maître » des anarchistes s’accompagnait forcément d’un « ni dieu ».

Un siècle plus tard, alors que, par exemple, deux guerres mondiales, Hiroshima et un génocide aux méthodes industrielles sont passés par là, cette alliance n’est plus ce qu’elle était, les liens se sont distendus et les repères se sont brouillés. Aujourd’hui, il est même de bon ton dans une certaine partie de la gauche politique de proclamer sa méfiance voire son rejet de la « science » (celle-ci étant d’ailleurs rarement clairement définie, en mêlant différents usages du mot, comme ce qui relève de la démarche intellectuelle et ce qui relève des applications parfois socialement très déterminées des résultats de la recherche). Deux ouvrages parus récemment contribuent utilement à mettre en lumière ce phénomène, deux ouvrages reposant sur un socle rationaliste commun, mais ayant des méthodes et des objectifs politiques bien différents. D’un côté, le physicien américain Alan Sokal, déjà auteur avec Jean Bricmont du célèbre Impostures intellectuelles, développe dans Pseudosciences et postmodernisme2 une critique de l’obscurantisme croissant d’une partie de la gauche, et il le fait d’une certaine manière au nom des valeurs de gauche elles-mêmes. De l’autre côté, dans un ouvrage actuellement réservé aux anglophones et intitulé The march of unreason3, le député libéral-démocrate anglais Dick Taverne opère une critique largement semblable, mais du point de vue de l’autre bord de l’échiquier politique.

L’ouvrage de Dick Taverne

Si Dick Taverne, qui se définit aujourd’hui comme un « environnementaliste pragmatique », a débuté son engagement en politique dans les rangs de Greenpeace, il fait maintenant de cette association le symbole même de la dérive qu’il veut combattre, celle du rejet de la science par une certaine mouvance écologiste et anticapitaliste. Son point de départ est un constat : « La méfiance à l’égard de la science est aujourd’hui mêlée à un nouvel état d’esprit anticapitaliste, et le mouvement anti-science actuel se considère comme étant de gauche, alors que traditionnellement c’est la gauche qui liait la science et le progrès et la droite qui prêchait une doctrine du « retour à la nature » fondée sur le rejet de la science » (p. 11). L’auteur s’efforce alors de suivre pas à pas cette « marche de la déraison », en présentant ceux qui en sont partie prenante comme étant l’expression d’un « nouveau fondamentalisme » : « Les modifications génétiques sont à Greenpeace, aux Amis de la Terre et aux organisations semblables ce que l’avortement est aux catholiques romains et aux évangélistes américains » (p. 7).

Taverne, qui se place sous le patronage intellectuel des Lumières et plus particulièrement de la tradition lockienne4, passe en revue chapitre après chapitre différents thèmes à travers lesquels se manifeste selon lui ce nouvel obscurantisme. Les lecteurs de « Science et pseudo-sciences » reconnaîtront dans les titres de ces chapitres des sujets qui irriguent les colonnes de la revue : « Médecine et magie » ; « Les mythes de la culture bio » ; « Les champs d’OGM : le pour et le contre » ; « Le développement de l’écofondamentalisme » ; « Les périls du principe de précaution » ; « les attaques contre la science », etc.

L’exposé est clair et systématique, les arguments et les informations sont référencées, le style est alerte : l’ouvrage est parfaitement recommandable et trouverait certainement son utilité en contexte hexagonal par le biais d’une traduction souhaitable. En débusquant les origines intellectuelles de l’intégrisme « bio », Taverne nous amène à croiser des attitudes intellectuelles que l’on a aussi pu rencontrer sous d’autres cieux, du côté des postmodernes5 ou des psychanalystes lacaniens : « L’inspiration originale du mode de culture biologique vient au début du XXe siècle du philosophe mystique allemand Rudolf Steiner, un disciple des Naturphilosophen allemands du XIXe siècle (Fichte, Schelling et autres). C’était une école dont l’obscurité du langage n’était dépassée que par l’obscurité de ses idées. En effet, un de ses représentants les plus célébrés, Friedrich Schelling, affirmait que "c’est une pauvre objection faite à un philosophe que de dire qu’il est incompréhensible" » (p. 63).

La figure de Rudolf Steiner, qui mériterait sans doute une étude approfondie à elle seule, est tout à fait symptomatique des dérives mises en lumière par Taverne, puisque s’il est aujourd’hui un héraut intellectuel d’une certaine gauche écologiste tentée par une forme de mysticisme « soft », cet adepte du retour à la nature était en son temps fort logiquement assez proche du nazisme naissant, dont il partageait également les délires racistes6.

C’est toutefois la question des organismes génétiquement modifiés qui occupe la plus grande part de l’ouvrage, l’auteur s’efforçant de démontrer que l’opposition aux OGM a dans certains cas quitté le terrain de l’argumentation rationnelle pour investir celui de la foi7. Ainsi, Taverne cite Lord Melchett, dirigeant de Greenpeace, à qui il était demandé de quel ordre était son opposition aux OGM, si elle était absolue ou si elle pouvait dépendre de recherches scientifiques plus approfondies. Réponse de l’intéressé : « C’est une opposition complète, permanente et définitive ». L’auteur montre comment cette attitude surprenante est à mettre en relation avec l’imprégnation d’une idéologie écofondamentaliste qui consiste à remettre en cause l’esprit scientifique tel qu’il a été systématisé par les Lumières, comme l’illustre cette citation de l’éco-féministe Carolyn Merchant : « aux XVIe et XVIIe siècle, l’image d’un cosmos organique et d’une Terre femelle et vivante en son centre a passé le relais à une vision du monde mécaniste dans laquelle la nature était considérée comme inerte et passive, comme devant être contrôlée et dominée par les humains » (p. 140). A travers plusieurs citations de cet ordre, qui fleurent bon la nostalgie du géocentrisme et de la Création, on comprend en quoi ce mysticisme écologiste trace des ponts avec des formes plus traditionnelles de fondamentalisme religieux. Et il n’est pas étonnant de retrouver ici la figure de l’écoféministe indienne Vandana Shiva, qui est, comme nous le verrons, une des « cibles » de l’ouvrage de Sokal...

Le livre de Taverne s’achève malheureusement sur des développements beaucoup moins convaincants qui affaiblissent la position de l’auteur, en ce qu’ils relèvent franchement de l’idéologie plus que de la science. Par exemple, l’association qu’il fait entre « science » et « optimisme » (p. 157) pourrait être considérée comme une bonne illustration d’une posture « scientiste » (au sens exact de ce terme galvaudé), consistant à voir dans le développement de la science et de la technologie le moteur de progrès quasi-automatiques pour l’espèce humaine. Surtout, dans l’avant-dernier chapitre, consacré à « Multinationales et globalisation », et dont on ne voit pas très bien a priori ce qu’il vient faire là, l’auteur s’efforce d’asseoir sur une base rationaliste et quasi-scientifique ses positions politiques en faveur du capitalisme, entreprise délicate qui l’amène surtout à rédiger une apologie du marché qui est parfois à la limite de l’acte de foi et à parer une analyse économique très orientée des vertus de la neutralité scientifique, une attitude qui a déjà été critiquée dans la revue de l’AFIS8. Voilà qui est bien dommage, car ce choix ne peut que contribuer à éloigner d’un ouvrage pourtant utile une partie de son lectorat potentiel (précisément celle qu’il s’agirait de convaincre...).

La démarche d’Alan Sokal

La démarche d’Alan Sokal, bien que largement semblable à celle de Taverne, s’en distingue en ce que Sokal ne se livre pas à un catalogue général des problèmes posés, mais s’en tient à une simple question qu’il s’efforce d’explorer le plus profondément possible : le post-modernisme et les pseudosciences sont-ils des courants d’idées qui se nourrissent l’un de l’autre ? Comme le dit Jean Bricmont dans sa préface, il s’agit là d’un essai, au sens premier du terme, puisqu’il balise un chemin encore peu parcouru et propose « une tentative préliminaire de soulever des questions que l’auteur juge intéressantes (et peut être même importantes), sans pour autant prétendre les résoudre. » (p. 8). Dès cette préface, on comprend que cette question de la vision scientifique du monde a des implications politiques importantes, qui offrent une sorte d’écho inversé à la « démonstration » de Taverne : « les idées progressistes en politique ne sont rien d’autre que l’application du scepticisme scientifique aux doctrines qui justifient, à un moment donné de l’histoire, l’ordre social existant » (p. 34).

C’est avec une semblable grille de lecture que Sokal prend le relais de son compère Bricmont pour tenter de montrer en quoi le postmodernisme, une posture philosophique le plus souvent adoptée par des penseurs qui se réclament de la gauche politique, à la fois nourrit le développement des pseudosciences et affaiblit par ailleurs son propre camp politique sur le plan intellectuel.

Avant d’entrer dans les détails de cette démonstration, soulignons au passage l’honnêteté de l’auteur, qui ne cherche nullement à dramatiser pour frapper les esprits : « au cours de mes recherches (dont j’admets qu’elles sont incomplètes), j’ai trouvé bien moins d’exemples d’auteurs postmodernes soutenant clairement les pseudosciences que je ne m’y attendais » (p. 130). Néanmoins, les ponts intellectuels tracés sont clairement mis en lumière, alors que l’on pouvait effectivement s’en étonner à priori : « Quoi de commun, se demandera-t-on, entre le scepticisme radical du postmodernisme et la crédulité intéressée des pseudosciences ? » (p 40). Le commun, le terrain de rencontre, c’est la nécessité pour chacun d’eux de remettre en cause la méthode scientifique d’investigation du réel, qu’ils doivent « dépasser » pour pouvoir exister. Sokal le montre en passant au crible de sa critique des textes d’ordre théorique, mais c’est encore à travers l’exposition d’exemples concrets, et notamment de deux d’entre eux, que son travail s’avère le plus utile et le plus novateur.

Le premier exemple développé en détails dans le livre est « pseudoscience et postmodernisme dans la formation paramédicale », et notamment dans les soins infirmiers. Ses points de départ sont la pratique dite du « toucher thérapeutique », une variante de l’imposition des mains, ainsi que la dite « science des êtres humains unitaires ». Ces deux pratiques pseudoscientifiques ont en commun d’avoir été fondées par des professeurs de soin infirmiers, respectivement Dolores Krieger et Martha Rodgers, et, comme Sokal a pu le vérifier, de bénéficier d’une certaine crédibilité au sein de la profession : « L’influence des idées de Rodgers dépasse désormais de loin la sphère de ses disciples immédiats, en s’étendant aux milieux les plus réputés de la profession infirmière. Les manuels théoriques de soin infirmiers comportent souvent un chapitre qui présente avec le plus grand sérieux la "Science des êtres humains unitaires" » (p. 70). Or, la justification théorique de ces pseudo-médecines, qui affichent un point de vue « holistique »9 et refusent donc le « réductionnisme » propre à la méthode de validation dite du « double aveugle », tend à s’appuyer sur des concepts et un jargon empruntés au postmodernisme, comme le montre par exemple cette citation d’une certaine Karen Lee Fontaine, théoricienne des « thérapies alternatives » en soin infirmiers : « Les croyances scientifiques ne reposent pas seulement sur des faits, mais aussi sur des paradigmes. (...). Selon un présupposé répandu, les « experts » de la médecine conventionnelle auraient l’autorité et les compétences nécessaires pour juger les mérites scientifiques et thérapeutiques des traitements alternatifs. Le paradigme étant différent, il n’en est rien » (p. 79).

Le deuxième exemple est peut être encore plus intéressant, en ce qu’il est moins connu et qu’il devrait sérieusement interpeller des milieux de gauche et écologistes sensibles aux pseudo-sciences et à la rhétorique antiscientifique du postmodernisme. Cet exemple nous vient d’Inde, et Sokal le développe en s’appuyant sur les travaux d’une philosophe et sociologue des sciences nommée Meera Nanda.

L’affaire démarre en 1981 lorsqu’un groupe d’intellectuels et de scientifiques indiens publie une Déclaration sur la mentalité scientifique directement puisée aux sources des Lumières, puisqu’elle critiquait la persistance en Inde de l’illettrisme, des superstitions et des hiérarchies sociales fondées sur la religion. Ce texte déclenche alors les foudres d’intellectuels néo-gandhiens, qui, selon une optique typique du postmodernisme, voient au contraire dans la science un instrument d’oppression au service des puissances coloniales. Ainsi, Ashis Nandy pouvait écrire : « dans un monde où des autorités arbitraires dépossèdent constamment l’individu de son droit à contrôler sa propre destinée, une situation dont la science et la technologie modernes sont partiellement responsables, l’astrologie tient lieu pour les pauvres de défense psychologique. C’est une tentative de trouver le sens d’un présent qui n’est qu’oppression dans un avenir maîtrisable (...). En somme, l’astrologie est le mythe des faibles, la science moderne est celui des forts » (p. 90). Vandana Shiva, déjà évoquée, est elle aussi représentative de cet obscurantisme antiscientifique drapé dans les habits de la résistance à l’oppression : « Les "faits" de la science réductionniste sont des catégories socialement construites et qui portent les marques culturelles du système occidental, bourgeois et patriarcal, lequel constitue le contexte de leur découverte et de leur justification. » (p. 94).

L’intérêt de cet exemple indien est que cette polémique a débordé le champ de la querelle philosophique pour s’incarner concrètement sur le plan politique. En voulant « décoloniser » les consciences et en expliquant qu’il n’y a pas de « science » mais des « ethnosciences » qui ne se comprennent que dans un système culturel donné, ces intellectuels de gauche ont radicalement déblayé le terrain philosophique pour un parti nationaliste hindou, le BJP, qui a accédé au pouvoir entre 1998 et 2004, et qui, autour de la notion d’« hindouité », a appliqué son programme de restauration des croyances traditionnelles en expurgeant les manuels d’histoire des contributions des musulmans et en instaurant à l’université l’enseignement de toutes une série de pseudosciences, dont l’astrologie védique. Le jugement de Nanda est implacable : « Les humanistes de gauche ayant adopté un programme nativiste et antirationaliste fondé sur des théories postmodernes prétentieuses, il ne reste quasiment plus aucune résistance organisée aux nationalistes hindous. (...) Il nous manque une conception du monde laïque convaincante capable de mobiliser l’opinion populaire et qui ne craigne pas de contredire la prétendue « sagesse » des traditions populaires. » (p. 117). Et Sokal de renchérir : « Les attaques du postmodernisme contre l’universalisme et l’objectivité, tout comme sa défense des "savoirs locaux", s’adaptent particulièrement bien aux idéologies nationalistes de tout genre. La plupart des postmodernes contemporains sont des intellectuels progressistes qui se soucient sincèrement du sort des pauvres et des opprimés. Malheureusement, les idées ont la fâcheuse manie d’échapper aux intentions initiales de leurs créateurs » (p. 149).

A ceux qui, après cet exemple édifiant, se posent encore la question que pose Sokal lui-même : « Quelle importance ? », les deux auteurs présentés ici donnent, par delà leurs différences, des réponses qui vont dans le même sens. Selon Taverne, « La Raison est l’un des fondements de la démocratie. Si l’irrationalité prévaut et si le respect de la preuve est rejeté, comment pouvons-nous résister au fondamentalisme religieux, au chauvinisme, au racisme et à toutes les autres menaces qui pèsent sur une société civilisée ? ». Selon Sokal, « Si la croyance du grand public à la voyance et à d’autres phénomènes du même type me préoccupe, c’est parce que je soupçonne la crédulité dans les domaines mineurs de préparer la crédulité dans des domaines plus graves. À l’inverse, je me demande si le type d’esprit critique qui aide à distinguer la science de la pseudoscience pourrait aussi s’avérer utile lorsqu’il s’agit de distinguer la vérité du mensonge dans les affaires publiques - je ne dis pas qu’il s’agit d’une panacée, absolument pas, mais que cela pourrait être utile »10.

En ce sens aussi, espérons-le, les revues et les sites comme les nôtres pourraient être utiles...

La partie de cet article concernant le livre d’Alan Sokal a été publiée dans Science et pseudo-sciences, n° 271, mars 2005.

1 C’est-à-dire une méthode d’investigation du réel qui considère que celui-ci est fondamentalement « pure matière » et qui rejette les explications par des entités immatérielles inobservables et/ou indémontrables.

2 Alan SOKAL, Pseudosciences et postmodernisme (Odile Jacob, 2005, 224 p.)

3 Dick TAVERNE, The march of unreason : science, democracy and the new fundamentalism (Oxford University Press, 2005, 310 pages)

4 John Locke (1632-1704), précurseur anglais des Lumières françaises, fut un théoricien anglais du droit naturel conçu un ensemble de droits individuels inaliénables (parmi lesquels il incluait le droit de propriété).

5 Dans sa préface à l’ouvrage de Sokal, Jean Bricmont définit le postmodernisme comme « l’idée que la modernité, caractérisée par un esprit scientifique et rationnel, est ou doit être dépassée » (p. 9). Voir à ce sujet la suite de cet article...

6 Voir par exemple à ce sujet le chapitre le chapitre consacré aux « Initiés » dans le Guide critique de l’extraordinaire paru en 2002 sous la direction de Renaud Marhic aux Editions Les Arts Libéraux

7 Je souligne dans cette phrase le : « dans certains cas », même si Dick Taverne a tendance à assimiler toute contestation de l’introduction d’OGMs à cette forme d’opposition globale qui semble ne pas dénoncer la production industrielle de telle ou telle plante modifiée ou la stratégie de telle ou telle multinationale de l’agro-industrie, mais bel et bien l’idée de manipulation génétique elle-même.

8 Bernard Guerrien, « L’économie : science ou pseudo-science ? », in SPS n° 269, octobre 2005.

9 Les « médecines » dites parallèles se présentent généralement comme étant « holistiques », c’est-à-dire qu’elles développeraient une « approche globale » et considéreraient la maladie non pas en elle-même mais en rapport avec la personne malade prise dans son entièreté.

10 À l’appui de cette idée, Sokal cite toute une série de sondages relatifs aux croyances des états-uniens, qui concernent des thèmes « traditionnels », tels que l’astrologie ou le créationnisme, mais aussi ce que l’on pourrait appeler des « croyances relatives à des faits d’actualité », comme l’existence de liens avérés entre Saddam Hussein et Al-Quaeda ou l’idée que les troupes américaines auraient effectivement trouvé des armes de destruction massive en Irak.

Mis en ligne le 23 mars 2006
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