La chimie et la sécurité des personnes, des biens, de la santé et de l’environnement

Note de lecture de Kévin Moris

La chimie et la sécurité des personnes, des biens, de la santé et de l’environnement
Constantin Agouridas, Jean-Claude Bernier, Danièle Olivier, Paul Rigny
EDP Sciences, 2016, 144 pages, 13 €

Cet ouvrage en couleurs et comportant de nombreuses illustrations s’inscrit dans la collection « Chimie et… junior » éditée en collaboration avec la Fondation de la Maison de la Chimie1, et les quatre auteurs sont tous des chimistes de métier dont la réputation n’est plus à faire. La collection est conçue « pour faire découvrir agréablement aux collégiens et aux lycéens les applications des sciences de la chimie dans leur vie quotidienne (...), les aider à mieux choisir et préparer leur avenir professionnel » (p. 4). L’intention est louable et le livre bien structuré dans ce sens2.

En effet, les deux premières parties traitent de l’utilité de la chimie pour, successivement, la police scientifique, puis la gestion du risque sanitaire et environnemental. L’importance de la chimie analytique est illustrée : criminologie, traçabilité des stupéfiants, détection d’explosifs, dosage des polluants dans l’eau, etc. De même que des éléments de gestion du risque chimique : relation dose-effet des substances, notions de toxicologie et d’épidémiologie, règlement REACH3, chimie verte, nano-objets, etc. L’ensemble est globalement bien construit, même si l’on trouve à deux reprises le thème de la dépollution de l’eau, ce qui donne le sentiment d’une redondance4.

La troisième partie met à contribution le lecteur pour résoudre des enquêtes sur le terrain, suite à une explosion chez un particulier ou après un accident industriel. Il faut faire preuve de capacités d’observation et de réflexion pour déterminer la nature précise et les causes des événements. Cette partie est complétée par des fiches métiers détaillées : responsable de laboratoire de recherche, ingénieur HSE (hygiène, sécurité et environnement), technicien environnement, etc.

La quatrième et dernière partie est un ensemble de jeux (énigmes et mots croisés) en lien avec les thèmes traités auparavant, et qui pourra susciter l’intérêt du lecteur collégien. Celui-ci est aussi encouragé tout au long de l’ouvrage par la figuration de deux adolescents, prénommés Max et Léa, auxquels garçons et filles pourront s’identifier.

En conclusion, un ouvrage intéressant pour informer et encourager les jeunes à aller vers les métiers de la chimie, même si des coquilles devront être modifiées pour la prochaine édition5.

1 Actuellement, on trouve : La chimie, l’énergie et le climat, La chimie dans les TIC (technologies de l’information et de la communication), La chimie dans le sport.

2 Pour les lycéens, cela concerne seulement les plus jeunes.

3 REACH est l’acronyme anglais pour désigner le règlement, applicable dans l’Union européenne, pour l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques.

4 C’est sans doute dû au fait que cet ouvrage pour les « juniors » est adapté de deux autres ouvrages qui s’adressent à un public plus âgé (lycéens).

5 On trouve par exemple : une erreur de légende (ou de figure) à la page 101 ; les « coups de pouces » qui sont inversés entre les pages 136 et 137 ; un nom d’unité « le darcy » qui est écrit avec une majuscule alors que c’est un nom commun.

Mis en ligne le 13 janvier 2018
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