Psychologie scientifique

Les désillusions de Freud sur l’efficacité thérapeutique de sa méthode (2)

par Jacques Van Rillaer - SPS n°310, octobre 2014

La première partie de ce texte peut être retrouvée dans SPS n° 309 (juillet 2014) ou sur notre site Internet Les désillusions de Freud sur l’efficacité thérapeutique de sa méthode (1).

Durant les années 1890, Freud croyait faire des découvertes sensationnelles. Il écrivait à Fliess le 2 avril 1896 : « Je suis convaincu de pouvoir guérir définitivement l’hystérie et la névrose de contrainte, compte tenu de certaines conditions relatives à la personne et au cas ». À ce moment, il consommait de la cocaïne depuis 12 ans1... Par la suite, il a dû admettre qu’il ne faisait guère mieux que des confrères comme Janet, Forel ou Dubois. Les historiens du freudisme ont clairement mis en évidence l’impuissance de sa méthode pour des troubles sérieux comme des toxicomanies, des phobies importantes, des obsessions-compulsions, sans parler des psychoses. L’historien qui a présenté l’évolution du plus grand nombre de patients bien identifiés est le professeur Mikkel Borch-Jacobsen, qui a travaillé aux Archives Freud à Washington [29]. Son constat : sur trente et un patients, trois seulement ont bien évolué. L’état des autres n’a guère changé ou s’est détérioré. Certains patients ont fini à l’asile, d’autres se sont suicidés (trois suicides réussis, plus quatre tentatives).

L’historien de la psychanalyse, Paul Roazen, écrit : « Vers la fin de sa vie, il était de bon ton chez les analystes de la vieille garde d’affirmer que Freud était un médiocre thérapeute » [30]. Ces analystes défendaient la méthode freudienne contre sa pratique par Freud. Ainsi l’analyste suisse Raymond de Saussure, analysé par Freud, écrivait : « Freud n’était pas un excellent technicien de la psychanalyse. Premièrement, il avait trop longtemps pratiqué la suggestion pour ne pas en avoir conservé certains réflexes. Lorsqu’il était persuadé d’une vérité, il avait peine à attendre qu’elle s’éveillât dans l’esprit de son malade, il voulait le convaincre de suite et à cause de cela, il parlait trop. Deuxièmement, on sentait rapidement par quelle question théorique il était préoccupé car il développait souvent longuement les points de vue nouveaux qu’il était en train de mettre au clair dans sa pensée. C’était un bénéfice pour l’esprit, mais pas toujours pour le traitement » [31].

La minceur des résultats étant patente, même aux yeux des disciples fidèles, Freud s’est montré de plus en plus modeste. Il écrit en 1926 : « En règle générale, notre thérapie est forcée de se contenter d’amener plus vite, plus sûrement, avec moins de dépense, la bonne issue qui, dans des circonstances favorables, se serait produite spontanément » [32]. Ou encore deux ans avant sa mort : « On ne devrait pas être surpris quand il s’avère à la fin que la différence entre le non-analysé et le comportement ultérieur de l’analysé n’est pas aussi radicale que nous y aspirons » [33].

Freud a adopté plusieurs stratégies pour justifier la poursuite de son gagne-pain et celui de sa fille : l’argument de la profondeur, le rétrécissement des indications, l’humour et des pratiques non thérapeutiques. Nous les passons en revue.

L’argument de la « profondeur »

Freud écrivait à Fliess, le 16 avril 1900, que M. E. (analysé durant plus de 5 ans) « a enfin mis un terme à sa carrière de patient par une soirée chez moi. Il subsiste à l’heure actuelle un reste de symptômes. Je commence à comprendre que le caractère apparemment sans fin de la cure est quelque chose de régulier et qui dépend du transfert. J’espère que ce reste n’affectera pas le résultat pratique. [...] L’achèvement asymptotique de la cure m’est en soi indifférent ; c’est quand même plus pour les personnes extérieures qu’il reste une déception »2.

Freud inaugurait ainsi une stratégie classique des analystes : on ne s’occupe pas des « symptômes » – c’est-à-dire des troubles observables –, mais seulement de la profondeur invisible. La réalité : l’analyse freudienne ne parvient pas à éliminer les « symptômes » importants, elle fuit dans les abysses. Des freudiens feront de cette impuissance une vertu. Ainsi le célèbre analyste anglais, Donald Winnicott, écrit : « On doit savoir noter les symptômes sans essayer de les guérir, car chaque symptôme a sa valeur pour le patient, et très souvent il vaut mieux laisser le patient avec son symptôme » [34].

Le rétrécissement des indications thérapeutiques

Freud était neurologue. La plupart de ses premiers patients souffraient de symptômes physiques (céphalées, spasmes, etc.). En l’absence de cause physique détectable, le diagnostic classique était « hystérie de conversion » (aujourd’hui : « trouble de conversion »). Freud précisait comme ceci « les symptômes les plus fréquents » : « une paralysie, contracture ou action involontaire ou décharge motrices, une douleur, une hallucination » [35].

Freud a tenté de traiter d’autres troubles. Il s’est plusieurs fois occupé même de psychotiques. Il dira et répétera jusque dans son tout dernier ouvrage : « il nous faut renoncer à essayer sur le psychotique notre projet de guérison. [...] Les névroses sont les seules à sembler accessibles aux méthodes psychologiques de nos interventions » [36]. Notons le mot sembler, en allemand : erscheinen.

Toutefois, à lire sa correspondance, on découvre qu’il ne parvenait guère à traiter les obsessions et compulsions, considérées à l’époque comme des « névroses »3. En 1919, il écrit qu’il faudrait innover : « Notre technique a grandi avec le traitement de l’hystérie et elle ne cesse d’être toujours réglée sur cette affection. Mais déjà les phobies nous obligent à aller au-delà de ce qui est jusqu’à présent notre comportement. On ne devient guère maître d’une phobie si l’on attend que le malade soit amené par l’analyse à l’abandonner. [...] Une attente passive semble encore moins indiquée dans les cas graves d’actions de contrainte (Zwangshandlungen), qui en général inclinent en effet vers un processus de guérison "asymptotique", vers une durée de traitement infinie, et dont l’analyse court toujours le danger d’amener beaucoup de choses au jour et de ne rien changer » [37]. Freud n’innovera pas. Ce sont des comportementalistes qui mettront au point des procédés « actifs », efficaces pour les phobies et les TOC.

En 1926, Freud avouera même ne plus comprendre les TOC : « La névrose de contrainte est assurément l’objet le plus intéressant et le plus gratifiant de l’investigation analytique, mais en tant que problème elle ne s’est toujours pas rendue à la contrainte [unbezwungen, dominée]. Si nous voulons pénétrer plus profondément dans son essence, il nous faut avouer qu’on ne peut pas encore se priver d’hypothèses sans certitude et de suppositions sans preuve » [38].

Freud a tenté de traiter d’autres affections, notamment le trouble érectile, l’homosexualité et des toxicomanies [39]. Autant de fiascos, comparables à ses tentatives de se libérer lui-même de la tabacomanie4.

L’humour et le cynisme

Freud parlait parfois avec humour des limites de sa thérapie. Il écrivait à Oskar Pfister, en 1909 : « Un peu par plaisanterie, mais aussi à vrai dire sérieusement, nous avons coutume de reprocher à notre psychanalyse d’exiger, pour être appliquée, un état normal et de se heurter à une barrière dans les anomalies établies dans le psychisme, ce qui revient à dire que la psychanalyse trouve ses meilleures conditions d’application là où on n’en a pas besoin, chez les gens normaux » [40].

Paul Roazen, qui a interviewé des clients de Freud, a entendu plusieurs fois ce type de plaisanterie. Exemple : « Le Dr Putnam savait que Freud avait été déçu par ses premières analyses, qui avaient d’abord eu l’air de marcher, pour, en fin de compte, se révéler inefficaces. Il ne cachait pas qu’il était devenu sceptique, notamment sur l’effet thérapeutique de la psychanalyse. [...] En privé, Freud considérait souvent avec ironie ce qu’il avait accompli. [...] Il avouait volontiers, tout au moins à quelqu’un comme le Dr Putnam, avec qui il s’entendait si bien, que la psychanalyse n’était indiquée que pour les gens en excellente santé » [41].

Avec un certain cynisme, Freud donnait ce conseil à Jung qui se plaignait de ses échecs : « Pour apaiser ma conscience, je me dis souvent "Surtout ne cherche pas à guérir, apprends et gagne de l’argent !" Voilà les buts conscients les plus utiles » [42].

Plus cynique encore, il écrivait à Binswanger le 8 mai 1911 : « Récemment, j’ai envoyé plusieurs nègres (devinez pourquoi on les appelle ainsi dans le jargon analytique) à Maeder [l’assistant de Binswanger] ». Binswanger ignorant la réponse, Freud lui explique, le 28 mai : « Les nègres proviennent d’une vieille blague courante chez nous ; on appelle la cure psychanalytique "un blanchiment de nègre". Je me console souvent en me disant que si nous sommes si peu performants au niveau thérapeutique, nous apprenons au moins pourquoi on ne peut l’être davantage » [43]. L’éditeur des lettres Freud-Binswanger précise, en note, que cette comparaison signifie « l’inutilité patente de la psychanalyse, le "travail des Danaïdes" psychothérapeutique ».

Ainsi, on comprend ce que Freud écrivait à sa fille Mathilde, le 5 mars 1908, en parlant d’un tirage du loto auquel il avait participé : en cas de gain, « j’interromprais ici le blanchissage des nègres » [44].

Les analyses didactiques

L’idée que les psychanalystes devraient subir eux-mêmes une analyse a été proposée par Jung en 1912, dans l’espoir de dépasser les conflits des interprétations qui minaient l’unité de la jeune Association psychanalytique internationale [45]. Freud a été conquis par l’idée et lui a donné pour principale justification d’être l’outil essentiel de formation à l’analyse. Il a vite compris qu’il s’agissait d’une activité beaucoup plus facile, plus rentable et plus gratifiante que d’essayer – souvent en vain – de traiter des malades. À la fin de sa vie, il écrira « avoir traité des patients dans les premiers temps », mais que les didactiques sont devenues ensuite sa « principale occupation » [46]. À lire sa correspondance, on constate que c’était devenu l’occupation quasi exclusive. Ainsi, il écrit déjà le 3 novembre 1921, à Pfister : « Tout mon temps est accaparé par des médecins anglais et américains. En sorte que je travaille maintenant pour le dollar et n’arrive à rien faire d’autre » [47]. Rappelons que Lacan a fait de même, mais en pire : comme l’Église catholique a fait le commerce des indulgences, il a fait le commerce des didactiques, à raison de cinq séances ou plus à l’heure) [48].

Il n’est pas démontré que cette occupation lucrative améliore la santé mentale des candidats. Freud écrivait à René Laforgue, le 5 janvier 1928 : « Cela me déroute parfois que les analystes eux-mêmes ne soient pas radicalement changés par leur commerce avec l’analyse » [49]. Dans un de ses derniers textes, il reconnaît : « Il est incontestable que les analystes n’ont pas complètement atteint, dans leur propre personnalité, le degré de normalité psychique auquel ils veulent éduquer leurs patients. Des adversaires de l’analyse ont coutume de relever cet état de fait en ricanant et d’en tirer argument pour conclure à l’inutilité des efforts analytiques » [50]. Par ailleurs, un effet démontré de la didactique est de faire assimiler au candidat les dogmes freudiens, condition indispensable pour être reconnu membre effectif par l’Association5.

« La signification scientifique »

À partir des années 1910, Freud répond systématiquement, aux disciples se plaignant de la légèreté des résultats thérapeutiques, que l’essentiel est d’acquérir du savoir.

En 1912, il répond à une lettre d’August Stärcke, qui pratiquait l’analyse depuis 1905 : « Le point de vue thérapeutique n’est pas le seul qui intéresse la psychanalyse et n’est pas non plus le plus important » [51].

En 1922, quand l’Italien Edoardo Weiss se plaint, il répond : « Il ne faut rien prendre au tragique ! [...] Malheureusement, seuls peu de malades sont dignes des efforts que nous leur consacrons, si bien que notre position ne doit pas être thérapeutique, mais que nous devons nous estimer heureux d’avoir dans chaque cas appris quelque chose » [52].

En 1928, lorsque Pfister fait part des mêmes déceptions, il écrit : « J’ai dit souvent que je tiens la signification scientifique de l’analyse pour plus importante que sa signification médicale et, dans la thérapeutique, son action de masse par l’explication et l’exposition des erreurs pour plus efficace que la guérison des personnes isolées » (lettre du 18 janvier).

L’intérêt pédagogique

À la fin de sa vie, Freud écrivait : « L’application de la psychanalyse à la pédagogie est peut-être la chose la plus importante de tout ce que fait l’analyse. Je me réjouis de pouvoir dire que ma fille Anna Freud s’est assigné ce travail comme tâche de sa vie. [...] L’unique préparation appropriée à la profession d’éducateur est un apprentissage psychanalytique approfondi. Le mieux, c’est qu’il ait été lui-même analysé » [53].

Cette idée était une façon de plus de sauver son invention. En même temps, elle allait faciliter la promotion, à la tête de l’entreprise freudienne, de sa fille, institutrice devenue analyste.

La France est sans doute le pays où la psychanalyse a le plus profondément imprégné les pratiques éducatives, notamment par le succès médiatique de Françoise Dolto. Il n’est pas sûr que le bilan soit positif.

La psychanalyse séduit infiniment plus de monde par ses spéculations théoriques et ses analyses non thérapeutiques que par les résultats de ses traitements. Après Freud, l’exemple par excellence est sans doute celui de Lacan, le Freud français, qui fascine encore une partie de l’intelligentsia par ses élucubrations sibyllines, mais qui n’a strictement rien apporté à la thérapie. Il faisait ce genre d’aveux à la fin de sa vie : « Ce qui est appelé un symptôme névrotique est simplement quelque chose qui permet aux névrosés de vivre. Ils vivent une vie difficile et nous essayons d’alléger leur inconfort. Parfois nous leur donnons le sentiment qu’ils sont normaux. Dieu merci, nous ne les rendons pas assez normaux pour qu’ils finissent psychotiques. C’est le point où nous avons à être très prudents. [...] Une analyse n’a pas à être poussée trop loin. Quand l’analysant pense qu’il est heureux de vivre, c’est assez » [54]. « La psychothérapie ramène au pire. Ce n’est pas la peine de thérapier [sic] le psychique. Freud aussi pensait ça. Il pensait qu’il ne fallait pas se presser de guérir » [55].

Références

Nous citons les œuvres de Freud en donnant le titre en français, la date de la première publication, la référence dans les Gesammelte Werke (volume ; page), suivie de celle dans la traduction Œuvres complètes, parue aux PUF (vol. ; p. ). Les références [1] à [28] sont utilisées dans la première partie du texte.

[29] Les patients de Freud. Éd. Sciences Humaines, 2011, 224 p. Compte rendu en ligne : Les patients de Freud - Destins
[30] Roazen, P. (1989) Comment Freud analysait. Trad., Navarin Éditeur, p. 43.
[31] Cité par Borch-Jacobsen & Shamdasan, Op. cit, p. 262. [32] Inhibition, symptôme et angoisse (1926) XIV 186 ; XVII 269.
[33] "L’analyse finie et l’analyse infinie" (1937) XVI 72, XX 29.
[34] Collected Papers. London : Tavistoc, 1958, p. 86.
[35] Inhibition... Op. cit., XIV, 140 ; XVII 228.
[36] Abrégé de psychanalyse (1940) XVII 99, 109 ; XX 266, 277.
[37] "Les voies de la thérapie psychanalytique" (1919) XII 191s. ; XV, p. 106.
[38] Inhibition... Op. cit., XIV, 142 ; XVII 230.
[39] Voir Borch-Jacobsen, M. (2011), Op. cit.
[40] Freud, S. (1966) Correspondance 1873-1939. Trad., Gallimard, p. 299.
[41] Roazen, P. (2005) Dernières séances freudiennes. Des patients de Freud racontent. Trad., Seuil, p. 228s. [42] 25-1-1909. In Freud, Correspondance 1873-1939. Op. cit., p. 300.
[43] In Correspondance avec Binswanger. Op. cit., p. 133.
[44] Freud, S. (2012) Lettres à ses enfants. Trad., Aubier.
[45] Pour des détails, voir Borch-Jacobsen & Shamdasani, Op. Cit., p. 73 à 82.
[46] L’analyse finie et l’analyse infinie (1937) XVI 68 ; XX 25.
[47] In Freud, S. & Pfister, O. (1963) Correspondance. 1909-1939. Gallimard.
[48] Cf. Van Rillaer, J. (2010) Comment Lacan psychanalysait. SPS, 293 : 96-106. En ligne : Comment Lacan psychanalysait
[49] Nouvelle Revue Française de Psychanalyse, 1977, 15 : 235.
[50] L’analyse finie..., Op. cit., XVI 93 ; XX 49.
[51] Cit. in Jones, E. (1961) La vie et l’œuvre de Sigmund Freud. Trad., PUF, vol. 2, p. 133.
[52] Lettre du 11-2-1922. In Freud, S. & Weiss, E. (1975) Lettres sur la pratique psychanalytique. Trad., Privat.
[53] Nouvelle suite... (1933), Op. cit., XV 157, 161 ; XIX 231, 234.
[54] Conférence à l’université de Yale (1975), parue dans Scilicet, 1975, n° 6/7, p. 15.
[55] "Ouverture de la section clinique", Ornicar ?, 1977, n° 9, p. 13.

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1 Freud a consommé de la cocaïne de 1884 à 1896. Pour une étude des effets sur ses idées, sa confiance en lui-même et ses symptômes physiques, voir d’Elizabeth Thornton, historienne de la médecine, The Freudian fallacy : Freud and cocaine (Paladin, 1986, 351 p.).

2 Lettres à Fliess. Op. cit., p. 517. Il est déjà question de M. E. dans la lettre du 11-4-1895. On y apprend que c’est « celui qui transpire au théâtre », trouble que Freud croit expliqué lorsque le patient raconte qu’à l’âge de trois ans son frère lui a versé l’eau du bain sur le visage (lettre du 19-2-1899).

3 Voir p. ex. les lettres du 24 avril 1915 et du 27 avril 1922 à Binswanger (Op. cit.) ou le témoignage de T. Reik (1975), [Op. cit., p. 112. Les défenseurs de Freud diront qu’il avait guéri l’Homme aux rats. En fait, un an après la fin du traitement, Freud écrit à Jung le 17-10-1909 qu’il l’a rencontré et que « l’endroit où il est encore accroché (père et transfert) s’est distinctement montré dans la conversation ». On ne sait rien de plus de son évolution si ce n’est qu’il a été tué à la guerre de 14-18.

4 Cf. les lettres à Fliess entre le 18-10-1893 et le 22-6-1894, où le thème des tentatives de sevrage revient à plusieurs reprises et se termine par la reprise définitive du tabac, faute de quoi, écrit Freud, « je suis complètement incapable de travailler, un homme abattu ».

5 Pour des témoignages d’analystes sur le conditionnement psychanalytique : Van Rillaer, J. (1981) Les illusions de la psychanalyse. Bruxelles : Mardaga, p. 204 à 210. – Le Livre noir de la psychanalyse, 2005, Op. cit., p. 390-399.

Mis en ligne le 3 mai 2015
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