Psychologie scientifique

Les désillusions de Freud sur l’efficacité thérapeutique de sa méthode (1)

par Jacques Van Rillaer - SPS n° 309, juillet 2014

« Je suis devenu thérapeute malgré moi » Freud (1896) [1]

« L’analyse a épuisé ma patience à l’égard des tempéraments pathologiques »
Freud (1929) [2]

« Je n’ai jamais été un enthousiaste de la thérapie » Freud (1933) [3]

« Il semblerait qu’analyser soit le troisième de ces métiers "impossibles", dans lesquels on peut d’emblée être sûr d’un succès insuffisant [ungengend]. Les deux autres, connus depuis beaucoup plus longtemps, sont éduquer et gouverner » Freud (1937) [4]

Dans le livre qu’il publie avec Breuer en 1895, Freud présente quatre cas d’hystérie traités par lui à l’aide du « procédé breuerien d’exploration » [5] : une hypnose qui vise à retrouver des émotions bloquées, provoquées par des événements oubliés, et à les mettre en mots pour opérer leur « décharge ».

Quelques années plus tard, Freud écrira que les effets bénéfiques de ce procédé étaient temporaires : « J’abandonnai l’hypnose et essayai de la remplacer par une autre méthode parce que je voulais surmonter la limitation du traitement aux états hystériformes. De plus, mon expérience croissant, deux graves réserves étaient nées en moi à l’encontre de l’emploi de l’hypnose, même au service de la catharsis. La première était que même les plus beaux résultats étaient brusquement comme effacés si le rapport personnel au patient s’était brouillé » [6]. Lui-même illustrera le caractère éphémère des résultats par le cas d’Emmy von N., traitée en 1889-1890. Dans une note ajoutée en 1924, il écrit qu’elle se fera traiter par d’autres médecins et que l’un d’eux lui confia : « Elle était venue dans un état misérable, avait récompensé le traitement hypnotique par un succès extraordinaire pour, ensuite, devenir subitement hostile au médecin, le quitter et réactiver toute l’ampleur de son état de maladie » [7].

Freud a utilisé le mot « psychoanalyse » pour la première fois en 1896 dans cette phrase : « Je dois mes résultats à l’emploi d’une nouvelle méthode de psychoanalyse, au procédé explorateur de J. Breuer »1. Il l’utilisera ensuite pour dénommer sa propre méthode, consistant à interpréter des « associations libres » du patient. Il écrira en 1914 : « L’histoire de la psychanalyse proprement dite ne commence qu’avec l’innovation technique qu’est le renoncement à l’hypnose » [8]. Nous n’allons donc pas examiner les cas traités avant 1895, période « pré-analytique » au sens freudien. La question est de savoir ce que Freud a constaté en utilisant sa propre méthode.

Les résultats des premières cures freudiennes

À en croire la psychanalyste la plus médiatisée de France, Mme Roudinesco, « la psychanalyse peut traiter les phobies, les TOC [troubles obsessionnels compulsifs], la perte de l’estime de soi, etc. bien mieux que les thérapies comportementales et cognitives. Pour cela, il faut proposer des cures courtes (six mois) et actives, comme les pratiquait Freud lui-même » [9].

Deux autres analystes hypermédiatisés précisent que ces effets rapides et excellents se situaient au début de la pratique freudienne. Jacques-Alain Miller, directeur du département de psychanalyse à l’Université de Paris VIII : « Au départ, les cures analytiques avaient des résultats rapides et spectaculaires. Il suffisait de livrer à un patient la clé de l’Œdipe, c’était si révolutionnaire que cela le métamorphosait. Au fur et à mesure, la nouveauté se dissipait, les cures devenaient plus longues, plus complexes... » [10]. Son frère Gérard raconte la même histoire : « Qu’est-ce que l’âge d’or de la découverte freudienne, sinon ce temps béni des dieux où les symptômes analysés cédaient comme par miracle ? Lecture émerveillée des premiers textes de Freud... La psychanalyse dévoilait le lien du sujet au langage, témoignait de l’emprise du signifiant sur le corps, réussissait à annuler la souffrance par la parole » [11]. Quels sont les faits ?

L’ouvrage de 1895 se termine par cette phrase, devenue célèbre : « Beaucoup est acquis si nous réussissons à transformer la misère hystérique en malheur commun » [12]. Il n’y est pas question d’annulation de la souffrance, comme par miracle. Dans les publications suivantes, Freud parle de dix-huit hystériques et deux cents neurasthéniques guéris comme par miracle. Mais sa correspondance privée montre, sans équivoque, qu’il s’agit de gros mensonges ! Voici les faits.

En 1896, dans une conférence à la Société de psychiatrie et de neurologie de Vienne, publiée le mois suivant, Freud déclare avoir « guéri » dix-huit hystériques grâce à la mise au jour d’expériences sexuelles « subies au temps de la première enfance », toutes refoulées. Ces guérisons sont pour lui la preuve que l’étiologie sexuelle se vérifie dans tous les cas [in allen Fällen]. Il ajoute, triomphant, « Je tiens cela pour un dévoilement important, pour la découverte d’un caput Nili [source du Nil] de la neuropathologie » [13]. Il précise que la mise en évidence de ces scènes fut très difficile, car leur souvenir n’était jamais conscient. Il lui a fallu « dans la plupart des cas au moins cent heures de travail d’analyse » [14]. Signalons au passage que Freud affirmera quelques années plus tard que les scènes étaient spontanément racontées par les hystériques, qu’elles n’étaient que des fantasmes et que c’est le refoulement de ces fantasmes qui avait rendu malade [15].

Cinq jours plus tard, Freud écrit à Wilhelm Fliess, alors son principal ami et confident : « Ma conférence a reçu de la part de ces ânes un accueil glacial et, venant de Krafft-Ebing, ce curieux jugement : cela ressemble à un conte scientifique. Et cela après leur avoir indiqué la solution d’un problème plurimillénaire, un caput Nili ! » [16]. Freud n’avait pas détaillé l’histoire de l’un ou l’autre des dix-huit cas, et pour cause. Dans la lettre suivante (4 mai), il écrit : « mon cabinet est vide, je n’ai pas vu de nouveau visage depuis des semaines, n’ai pu commencer aucune cure nouvelle, et aucune des anciennes n’est encore terminée » [17]. Ce qu’il appelait dans son article « la preuve par la thérapie » [therapeutische Beweiss] de sa théorie se fera attendre indéfiniment. Il écrit à Fliess, le 17 décembre : « Pas un seul cas n’est encore achevé » ; le 7 mars 1897 : « Je n’ai encore achevé aucun cas, je suis encore aux prises avec les difficultés du traitement et de la compréhension » ; le 29 mars : « J’ai toujours les mêmes difficultés et je n’ai achevé aucun cas » ; le 16 mai : « un de mes fiers navires a sombré. Mon banquier, celui qui était allé le plus loin dans l’analyse, m’a fait faux bond à un moment décisif, juste avant de me livrer les dernières scènes. Matériellement aussi cela m’a causé un préjudice, c’est certain, cela m’a convaincu malgré tout que je ne connais pas encore tous les ressorts de l’affaire ».

Dans la célèbre lettre du 21 septembre, Freud dit abandonner sa théorie de la séduction2 pour plusieurs raisons, dont celles-ci : « Les déceptions continuelles dans les tentatives pour mener une analyse à son véritable terme, la fuite des personnes qui pendant un certain temps avaient été les mieux accrochées, l’absence des succès complets sur lesquels j’avais compté, la possibilité de m’expliquer autrement, de la manière habituelle, les succès partiels ». Lisons bien : pas une seule analyse terminée ; des succès seulement partiels.

L’année suivante Freud écrit que la cause de la neurasthénie (on dirait aujourd’hui « dépression » ou « syndrome de fatigue chronique ») est toujours « la masturbation excessive ou des pollutions accumulées ». Il affirme l’avoir observée dans « plus de 200 cas » [18]. Au sujet de son article, il écrit à Fliess : « Il est passablement impertinent et essentiellement destiné à faire esclandre, ce à quoi il parviendra d’ailleurs » et il se plaint, une fois de plus, du fait que « les cas avancent mal », ajoutant : « Je n’en terminerai d’ailleurs aucun cette année ; pour l’année prochaine je n’aurai plus le moindre matériel de patients » [19]. Dans les 287 lettres à Fliess, couvrant 17 années de pratique, on cherche en vain un exemple de neurasthénique guéri. Le nombre « deux cents » apparaît tout aussi inventé que les dix-huit hystériques « guéris ».

Freud n’a quasi rien écrit de plus sur la neurasthénie, si ce n’est pour avouer, quatorze ans plus tard : « on n’a pas encore procédé à des investigations soigneuses sur la neurasthénie » [20]. Notons qu’en 1910 Freud a correspondu avec Ludwig Binswanger au sujet d’un neurasthénique (il écrit « déprimé apathique »). Le patient avait avoué un « onanisme quotidien ». Freud n’ayant guère obtenu d’amélioration, il l’envoie à Binswanger pour un traitement par psychrophore, un procédé imaginé à la fin du XIXe siècle pour traiter la masturbation : une sonde métallique destinée à injecter de l’eau froide dans l’urètre. Ce procédé loufoque semble plus efficace que la cure freudienne. L’assistant de Binswanger écrit à Freud : « Il subit le traitement psychrophorique sans difficulté et, comme il le prétend, avec succès. [...] Il manifeste à nouveau des intérêts intellectuels, lit relativement beaucoup et en parle volontiers avec moi. [...] La dépression est changeante, elle est, en tout cas, moins profonde. Il est aussi plus facile de le distraire » [21].

Évoquant ses premières années de psychanalyse, Freud dira en 1913 qu’il avait cru qu’il suffisait d’informer le patient sur ce qu’il avait refoulé pour qu’il guérisse. Ainsi il avouera que les patients ne guérissaient pas (et qu’ils ne confirmaient pas le souvenir des scènes sexuelles qu’il imaginait pour expliquer leur trouble) : « Ce fut une grave déception de voir le résultat escompté faire défaut. Comment pouvait-il donc se faire que le malade qui savait maintenant ce qu’il en était de son expérience vécue traumatique se soit pourtant conduit comme s’il n’en savait pas plus qu’autrefois ?

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À la suite de la communication et de la description du trauma refoulé, pas même le souvenir de celui-ci ne voulait émerger » [22]. En 1913, il était de notoriété publique que Freud n’obtenait pas les résultats « rapides et spectaculaires » auxquels les Miller veulent nous faire croire. Aussi Freud annonce-t-il alors qu’il change de méthode : il s’occupera désormais de faire vaincre des « résistances » au lieu d’informer. En fait, c’est ce qu’il avait toujours fait ! Rappelons qu’il écrivait déjà en 1896 que le « dévoilement » prenait « au moins cent heures de travail » (cf. supra).

Après 1900

Au début du XXe siècle, la notoriété de Freud grandit et, parallèlement, les critiques se multiplient, y compris de confrères d’abord séduits : Adler, Stekel, Wittels, Jung, Bleuler. Citons trois critiques pleinement justifiées3.

Des psychiatres et des psychologues estimaient que les observations de Freud étaient pour une large part des artefacts de sa théorie, constituée à partir de ses propres problèmes. Freud faisait, sans doute inconsciemment, de la suggestion. On dirait aujourd’hui : il conditionnait ses patients à dire ce qu’il souhaitait entendre. Déjà en 1901, Fliess lui faisait ce reproche : « Le liseur de pensées ne fait que lire chez les autres ses propres pensées » [23].

D’autre part, même si certains faits étaient objectivement observés, Freud généralisait à outrance, un reproche que lui avait déjà adressé Breuer, comme on le lit dans une lettre de Freud à Fliess : « D’après Breuer, je devrais me demander tous les jours si je ne souffre pas de moral insanity ou de paranoia scientifica. [...] Je crois qu’il ne me pardonnera jamais de l’avoir entraîné dans les "Études" et de l’avoir embarqué dans quelque chose où il connaît toujours au moins trois candidats pour la place d’une seule vérité, lui qui exècre toute généralité comme une outrecuidance » [24]. Dans un moment de lucidité, Freud a reconnu qu’il était « monoïdéique » [25]. C’est précisément ce que William James écrira en 1909 après l’avoir écouté : « Freud m’a fait l’impression d’un homme obsédé par des idées fixes » [26].

Des admirateurs de Freud témoignent de l’insoutenable légèreté de sa thérapie

Sandor Ferenczi, devenu le disciple préféré de Freud après la rupture d’avec Jung, avait une très grande admiration pour Freud. Il a toutefois été déçu des résultats de sa propre pratique freudienne, raison pour laquelle il a essayé des méthodes plus « actives ». Il a également été très déçu de l’attitude de Freud à l’égard de sa propre pratique. Il lui écrivait le 17 janvier 1930 : « Je ne partage pas votre point de vue selon lequel la démarche thérapeutique serait un processus négligeable ou sans importance, dont il ne faudrait pas s’occuper, pour la seule raison qu’il ne nous semble pas tellement intéressant. Moi aussi, je me suis souvent senti "fed up" à cet égard, mais j’ai surmonté cette tendance, et je suis heureux de pouvoir vous dire que c’est précisément là que toute une série de questions se sont replacées sous un autre éclairage, plus vif, peut-être même que le problème du refoulement ! »1.

Réponse de Freud : « Je vous accorderais volontiers que ma patience avec les névrosés s’épuise dans l’analyse et que, dans la vie, j’ai une tendance à l’intolérance vis-à-vis d’eux »2.

Ensuite, dans son journal, Ferenczi notait le 4 août 1932 : « Le point de vue pessimiste [de Freud] communiqué aux quelques intimes : les névrosés sont de la racaille, juste bons à nous entretenir financièrement et à nous permettre de nous instruire à partir de leur cas : la psychanalyse comme thérapie serait sans valeur. Ce fut le point où je refusai de le suivre. [...] Je refusais d’abuser ainsi de la confiance des patients »3.

Autre grande admiratrice de Freud : Marie Bonaparte. Analysée par lui (par intermittence) de 1925 à 1938, elle a consacré une partie de sa fortune au développement du freudisme en France. Elle a écrit qu’elle était venue chercher chez Freud « le pénis et la normalité orgastique ».

Avec le temps, elle deviendra de plus en plus critique à l’égard de la psychanalyse. À la fin de sa vie, elle écrira : « Je me suis trompée avec l’aveuglement de l’instinct, j’ai pris le désir pour l’amour. En moi en d’autres. Alors l’assouvissement de l’instinct passé, je me suis retrouvée pauvre et nue. J’ai cherché moi-même à me guérir et, plus grosse erreur, c’est Freud qui s’est trompé. Il a surestimé sa puissance, la puissance de sa thérapie »4.

1 Lettre de Ferenczi à Freud, le 17.1.1930. In Freud, S. et Ferenczi, S., Correspondance. Tome III. Trad., Calmann-Lévy, p. 432.
2 Ibidem, p. 435
3 Ferenczi, S. (1985) Journal clinique. Trad., Payot, p. 255.
4 Amouroux, R. (2012) Marie Bonaparte. Presses Universitaires de Rennes, p. 54.

Last but not least, les collègues de Freud disaient que ses résultats n’étaient guère meilleurs que les leurs, quand ils n’étaient pas pires (à l’époque, la plupart des troubles mentaux étaient considérés incurables). Déjà en 1906, Jung écrivait à Freud qu’il l’avait défendu face à des contradicteurs en tenant compte de ce fait : « J’ai considéré comme plus prudent de ne pas m’appuyer trop sur le succès thérapeutique, sinon on aura vite rassemblé un matériel apte à y montrer que le résultat thérapeutique est très mauvais, ce qui ferait du mal à la théorie également » [27]. En 1913, les professeurs Eugen Bleuler (Zurich) et Alfred Hoche (université de Fribourg-en-Brisgau) ont demandé par lettre, aux futurs participants du congrès de l’Association allemande de psychiatrie, de communiquer ce qu’ils savaient de patients traités par la psychanalyse. La conclusion de l’enquête sera lapidaire : « Dans bien des cas, la thérapie psychanalytique fait carrément du mal au patient » [28]. À la suite de cet événement, Freud n’ira plus jamais à un congrès de psychiatrie et ne fréquentera que des congrès de psychanalyse freudienne.

Références

Nous citons les œuvres de Freud en donnant le titre en français, la date de la première publication, la référence dans les Gesammelte Werke (volume ; page), suivie de celle dans la traduction Œuvres complètes, parue aux PUF (vol. ; p. ).

[1] Lettres à Wilhelm Fliess. PUF, 2006. Lettre du 2-4- 1896, p. 233.
[2] Lettre du 14-4-1929. In Reik, T. (1975) Trente ans avec Freud. Trad., Éd. Complexe, p. 91.
[3] Nouvelle suite des leçons d’introduction à la psychanalyse (1933) XV 163 ; XIX 236.
[4] L’analyse finie et l’analyse infinie (1937) XVI 94 ; XX 50. [5] Études sur l’hystérie (1895) I 99 ; II 66.
[6] Autoprésentation (1925) XIV 52 ; XVII 74s.
[7] Études sur l’hystérie (1895) I 162 ; II 124.
[8] Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique (1914) X 54 ; II 258.
[9] "La révolution de l’intime". Le Nouvel Observateur, 1- 4-2010, p. 31. Je souligne.
[10] Débat J.-A. Miller – M. Onfray (2010) "En finir avec Freud ?", Philosophie magazine, n° 36, p. 13.
[11] Miller, D. & Miller, G. (1991) Psychanalyse 6 heures 1/4. Seuil, p. 56.
[12] Études sur l’hystérie (1895) I 312 ; II 332.
[13] "Sur l’étiologie de l’hystérie" (1896) I 439 ; III 162. [14] Ibidem, I 458 ; III 180.
[15] Voir p. ex. Contribution... (1914), Op. cit., X 55 ; II 260.
[16] Lettres à Wilhelm Fliess. Op. cit., p. 236. [17] Ibidem, p. 238, je souligne.
[18] "La sexualité dans l’étiologie des névroses" (1898) I 502 ; III 227.
[19] Op. cit., lettre du 9-2-1898, p. 381.
[20] "Discussion sur l’onanisme" (1912) VIII 338 ; XI 162.
[21] Lettre de Maeder à Freud, le 12-5-1910. In Freud, S. & Binswanger, L., Correspondance. Trad., Calmann- Lévy, 1995, p. 96.
[22] "Sur l’engagement du traitement" (1913) VIII 475 ; XII 182.
[23] 7 août 1901, in Lettres, Op. cit., p. 564. Cette remarque a brutalement accéléré la distance qui se creusait entre Freud et Fliess.
[24] 1-3-1896. In Lettres, Op. cit., p. 227. C’est Freud qui souligne.
[25] 7-2-1894. In Lettres à Fliess, Op. cit., p. 90.
[26] Lettre du 28-9-1909, citée par Borch & Shamdasani, Op. cit., p. 177.
[27] Lettre du 4-12-1909. In Freud, S. & Jung, C.G. Correspondance (1906-1909). Trad., Gallimard.
[28] Voir Borch-Jacobsen & Shamdasani, Op. cit, p. 131 à 139.

1 « L’hérédité et l’étiologie des névroses » (1896) I 416 ; III 115. Le texte, écrit par Freud en français, utilise le mot « psychoanalyse ». À noter que des psychiatres de langue allemande, comme Auguste Forel, utilisaient le terme « Psychanalyse » et se moquaient de Freud qui semblait ignorer une règle de la formation des mots (on ne dit pas « psychoiatre » ou « psychoasthénique » en français, ni en allemand).

2 Théorie élaborée par Freud entre 1895 et 1897 : les troubles hystériques et obsessionnels sont causés par des expériences sexuelles dans la prime enfance et leur refoulement ; la condition nécessaire et suffisante de la guérison est le ressouvenir de ces expériences.

3 Pour des détails et des références sur ces critiques, voir Meyer, C. et al. (2005) Le Livre noir de la psychanalyse. Éd. Les Arènes, 1ère partie.

Mis en ligne le 14 novembre 2014
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