L’obscurantisme a encore de beaux jours devant lui

310 - octobre 2014

Le combat contre l’obscurantisme et le charlatanisme est assuré- ment sans fin. Nous nous sommes lancés dans cette voie en connaissance de cause. Mais certains événements actuels prennent une tournure véritablement inquiétante ! Sommes-nous en train de perdre la partie ? De toutes parts, des indicateurs sont au rouge. Ainsi, c’est la Commission Européenne, qui est sommée de se séparer de ses conseillers scientifiques (page 23). Ce sont les messages alarmants sur les dangers allégués des « ondes » qui s’infiltrent jusque dans les « conseils » donnés aux femmes enceintes, parfois assortis de publicités pour d’illusoires protections (page 91, dialogue avec nos lecteurs). C’est un grand journal régional qui crée une rumeur de maison hantée, rumeur reprise et propagée par toute la presse nationale sans le moindre esprit critique (page 71). Ce sont les gourous et guérisseurs qui vendent leurs recettes farfelues, et parfois dangereuses, dans les écoles, voire les hôpitaux (page 54).

Faut-il alors s’étonner que des instances officielles, des gouvernements, des décideurs soient désormais si déboussolés par la cacophonie ambiante qu’ils en perdent leur latin... et leur science (page 15) ? Ou pire, qu’ils y contribuent en favorisant l’intrusion des idéologies dans les agences de santé ou dans les programmes de recherche sous couvert d’« ouverture à la société civile ». Le discours de peur et le rejet de la science ont le vent en poupe.

Dans ce contexte, les « petites avancées », encore trop rares, sont néanmoins source d’espoirs. Par exemple, les décisions de la BBC de ne plus inviter de charlatans lors des débats scientifiques et de mieux former ses journalistes à la démarche scientifique (page 76).

Science et pseudo-sciences
Mis en ligne le 2 novembre 2014
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