La Raison au risque de la pensée magique

par Nayla Farouki - SPS n°304, avril 2013

L’existence, le rôle et l’importance de la raison ne peuvent être appréciés sans référence préalable à la pensée magique. Archaïque et toujours présente, celle-ci est le mode de pensée naturel, spontané1, de l’être humain. La raison n’en émane, ni n’en découle. Elle s’y oppose2.

La pensée magique est de nature sociale3, collective. Elle consiste, selon une formule rendue célèbre par Max Weber4, en un « enchantement du monde ». Ce n’est pas un émerveillement, loin de là. L’enchantement signifie la prise de possession par le sacré d’une étendue aussi grande que possible des actions et des croyances.

Aux origines, la pensée magique

Cette prise de possession – comme celle par les démons – engendre des émotions fortes qui incitent le collectif à se regrouper et à se défendre face aux ennemis réels ou supposés ; sur le plan social, cela aboutit à l’unification du groupe au travers de comportements d’insertion (au-dedans) et de répulsion (au-dehors). Les modalités d’action et les valeurs qui en découlent, nous ne les connaissons que trop bien : vendetta, désignation de boucs-émissaires, ritualisation de la vie sociale, surenchères, etc.

Sur le plan intellectuel, ces mêmes émotions fortes permettent de « remplir » le monde d’entités animées (forces du bien et forces du mal5), et de lier tout avec tout (holisme, culte des ancêtres), engendrant respect et servitude face aux puissances mystérieuses qui nous entourent. Respect, car elles nous dépassent. Servitude, car – comme elles nous dépassent – nous avons intérêt à leur obéir.

Enfin, et ceci découle de ce qui précède, sur le plan politique et social, la pensée magique entraîne la soumission – non réfléchie et non analysée – à ceux qui disent détenir une part du sacré (rois, sorciers, prêtres, astrologues, devins, etc.).

La pensée magique est accompagnée par des « préconcepts », formés d’une manière archaïque, une sorte de superstructure que l’on retrouve identique à elle-même, sous des formes variables. On y rencontre pêle-mêle le fatalisme et la croyance en une destinée préétablie, le sentiment du sacré face à la Nature et aux détenteurs du Pouvoir, l’animisme, le totémisme, une causalité débridée (faite de connaissances valides et de superstitions), la croyance aux pouvoirs cachés (vaudou, mana), à l’existence d’êtres anthropomorphes (divinités, esprits) et enfin, à l’efficacité surnaturelle ou sociale des sacrifices6. Si tout cela est mélangé, c’est que sans rationalité, pas de pensée analytique et par suite, pas de catégorisation.

Cette emprise serait-elle un jour devenue insupportable ? Toujours est-il que, un peu moins d’un millénaire avant notre ère, autant que les textes peuvent l’attester, la raison est née quelque part sur les bords de la Méditerranée.

Qu’est-ce que la raison ?

Très prosaïquement, il s’agit d’une méthode dont le but est de libérer l’être humain, à la fois sur le plan social et sur le plan intellectuel, de la domination de la pensée magique7. Sa finalité : vider le monde de tout ce qui produit de l’« enchantement » en réduisant à néant les entités listées plus haut et les comportements qui les accompagnent. Son commandement : n’ayez pas peur ! Sa principale activité : la connaissance et l’action dénuées de tout surnaturel et du poids excessif des émotions puissantes, mais non dénuées de méthode, de valeurs et – surtout – d’idéaux.

L’un des premiers livres rédigés dans une démarche rationnelle est La Guerre du Péloponnèse8, l’histoire d’un conflit entre Sparte et Athènes où, contrairement à l’Iliade et à l’Odyssée, on ne rencontre aucune divinité, aucune force surnaturelle, aucun destin écrit d’avance, rien que la grandeur et la misère de la condition humaine, avec ses passions et ses aspirations.

Comment la raison permet-elle de se dégager de la pensée magique ? Selon l’expression heureuse de Karl Popper, « en laissant nos hypothèses mourir à notre place ». En d’autres termes, la raison permet de créer des systèmes que nous allons « essayer » sur le monde en théorie, avant de les appliquer en pratique. Ces systèmes sont au départ un jeu de l’esprit. Ils sont vrais lorsqu’ils sont en adéquation avec le réel, mais ils peuvent également être faux9 ou approximatifs. Quand ils sont efficaces, ils donnent au monde une cohérence que la pensée magique n’autorise jamais (puisqu’elle fonctionne sans aucune méthode). On peut alors les utiliser d’une manière opérationnelle pour créer des outils, conceptuels ou matériels, qui permettent d’aller là où nos seules forces physiques ne nous permettent pas d’aller.

Aller au-delà de soi (de sa communauté, de son moi ou de sa pensée présente), voilà ce que la raison propose. Avec le risque de se tromper, bien entendu et avec la nécessité de la limite (savoir jusqu’où on peut aller), du doute (savoir qu’on peut se tromper) et de la réflexivité (savoir qu’on doit évaluer sa propre démarche à mesure)10. L’usage de la raison est donc par définition l’exercice conscient d’une méthode bien précise (inversement, l’usage hors champ ou hors méthode des conclusions atteintes par la raison, ou leur transformation en dogmes, est un retour vers l’irrationnel).

Le philosophe et le sophiste

Toute sortie intellectuelle de soi est une quête de transcendance11. Celle-ci n’est pas nécessairement divine. Elle peut être philosophique, scientifique, éthique, politique et même artistique. Dans tous les cas, elle équivaut à une appropriation de la raison. Sans transcendance, l’être humain ne peut pas penser (pas de concepts abstraits), ne peut pas planifier (pas de projet). Il est condamné à se débattre dans les aléas du quotidien, avec pour seules armes ses « forces obscures », les émotions puissantes qui l’habitent, ses superstitions, et sa culture collective, auxquelles il ne peut opposer aucun outil contradictoire, et éventuellement libérateur.

La recherche de transcendance a immédiatement été adoptée avec enthousiasme par les philosophes dès la première heure, suivis par les scientifiques pour qui cette démarche est devenue une condition sine qua non. Penser le Cosmos, sa logique, ses modes de régulation ; penser la Cité, ses institutions, penser la place de l’Homme dans tout cela, sont des projets qui ont été investis avec bonheur depuis le jour où Thalès puis les présocratiques, puis Platon, puis Aristote, etc. ont vu la potentialité immense de la conceptualisation et de la rationalité.

Cependant, et presque paradoxalement, en venant à l’existence, la raison a produit son alter ego, son côté sombre, incarné par le Sophiste. Le sophiste et le philosophe ont en commun la sortie de la pensée magique, qu’ils n’évoquent même plus ; ils s’affrontent en revanche sur la légitimité ou même l’opportunité de la quête de la transcendance (voir l’encadré « Le sophiste et le philosophe »).

Si le philosophe et le scientifique cherchent, en prenant le risque de commettre des erreurs, le Sophiste enseigne l’art de la parole, pour défendre tous les arguments, puisque la distinction entre le vrai et le faux n’a pour lui aucune signification, même partielle, même approximative. Chacun sa vérité !

Le sophiste et le philosophe

Alors que le philosophe (pratiquement tous, de Platon à Kant) construit un système dialectique de progression vers une Vérité postulée mais inconnue, ou un Idéal (le Beau, le Juste, le Bien) espéré, le Sophiste nie jusqu’à la possibilité d’une telle progression.

La confrontation entre Platon et certains sophistes est permanente, tout le long des Dialogues. Platon leur reproche deux choses : d’une part, d’enseigner la dialectique (argument et contre-argument) sans ambition d’en tirer une vérité ; d’autre part de donner à penser que la rhétorique seule (la force du langage) peut amener une conviction, sans tenir compte du contenu du discours. Les principaux dialogues où des sophistes sont représentés : Gorgias, Protagoras ou Le Sophiste.

Alors que le philosophe ou le scientifique est en recherche d’un sens au Monde, d’une signification qui soit autre chose qu’une description, le Sophiste ramène tout discours à la subjectivité, aux intérêts privés, ou à la seule rhétorique. Alors que les premiers produisent du sens, le Sophiste reste indifférent au contenu du discours, engendrant nihilisme et cynisme.

Il existe aujourd’hui des tentatives pour réhabiliter la pensée sophiste sous prétexte qu’elle était moins pernicieuse que Platon n’a bien voulu le dire. La principale critique faite à Platon est qu’il a exagéré – jusqu’à la caricature – le caractère nocif de la pensée des Sophistes. On met en avant le fait que cette École a engendré une longue tradition d’enseignement, utile et constructive.

Quel que soit l’apport des sophistes, de tout temps, leur immense erreur est d’avoir oublié l’existence de la pensée magique, d’avoir oublié la condition humaine qui veut que si on néglige la quête obstinée d’une forme quelconque de transcendance, on retombe dans les affres de cette forme de pensée, faisant ainsi courir à l’humanité un risque bien plus grand que celui de se tromper... celui du retour aux peurs et aux haines collectives, jamais réellement disparues. Car, il est toujours utile de le répéter, la pensée magique n’est pas un fait de civilisation, mais bien l’état naturel de l’être humain. C’est d’ailleurs ce qui rend difficile, voire impossible, l’espoir de la déloger d’une manière définitive.

Les Lumières

Les perspectives élaborées ci-dessus rendent simples et logiques les réponses à la question : qu’est-ce que les Lumières ? LES réponses, car un tel élan de pensée ne pouvait qu’être riche et diversifié. Ceci n’empêche pas les points communs.

Premièrement, les Lumières ont été l’expression d’un immense optimisme et d’une foi jamais égalée dans l’Homme et dans ses capacités à connaître le monde et à améliorer sa propre condition. On peut comprendre cet optimisme et cette nouvelle confiance lorsqu’on se met à la place de ceux qui, au XVIIIe siècle, s’aperçoivent que par la force de la pensée rationnelle, on pouvait expliquer, prédire et développer un système fait d’observations, d’expérimentations et d’élaborations mathématiques d’une sophistication et d’une efficacité jamais atteintes auparavant.

Grâce à la Mécanique et à ses succès en cascade, les penseurs des Lumières ont donc vu s’ouvrir une voie royale pour se dégager des carcans de la vieille rhétorique stérile des scholastiques, mais aussi pour libérer les esprits (et par suite les peuples) du joug d’anciens régimes incompatibles avec cette liberté de pensée soudain retrouvée.

Si – comme Newton le dit – on peut aller sur la Lune, pourquoi ne pourrait-on pas construire des États, et des systèmes économiques dans lesquels s’investirait cette énergie et cette liberté renouvelées ? Pourquoi ne pourrait-on pas imaginer que le futur puisse être meilleur que le présent ? Pourquoi ne lutterait-on pas pour que cela soit possible ?

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Présentation des membres de l’Académie Royale des Sciences par Colbert à Louis XIV en 1667.
Henri Testelin (1616–1695)

Deuxièmement, les penseurs des Lumières avaient inscrit la pensée de l’État, du pouvoir et de l’éthique au cœur de leurs programmes théoriques. Malgré leur enthousiasme et leur optimisme, ce n’étaient pas de grands naïfs. Ils savaient qu’il y aurait des difficultés à fonder des États en justice, alors que les pouvoirs en place s’accrochaient à leurs privilèges. Aussi la question de la légitimité politique était-elle au cœur de leurs réflexions. De même, ils avaient compris que toute connaissance se doit d’être accompagnée d’une éthique pour engendrer une action. D’ailleurs, il n’y a pas un philosophe qui, tout en construisant son propre système de science et de métaphysique, n’ait pas aussi rédigé sa propre théorie morale. On oublie souvent par exemple de mentionner le fait qu’Adam Smith12 n’était pas simplement l’adepte de la « main invisible ». Pour lui, pas de liberté de marché qui tienne si elle n’est accompagnée de droiture et d’honnêteté.

Troisièmement, l’institution de l’homme – de la personne humaine par la rationalité, la dignité et la liberté individuelles13 a été si bien mise au cœur du programme des Lumières que, dans un opuscule de 1784 intitulé Réponse à la question : Qu’est-ce que les Lumières ?, Kant en a fait la définition même – autant dire l’essence – de ce programme.

« Les Lumières, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières. »

Kant cherche à libérer l’être humain des autorités qui, à son époque encore, continuaient à imposer l’arbitraire de leur pouvoir. Il ne connaissait pas l’anthropologie, il ne connaissait pas la pensée magique. Il ne pouvait imaginer le degré d’esclavage et de soumission que l’être humain peut s’imposer à lui-même, face aux choses qu’il ignore, qui le terrifient, qui constituent le sacré par lequel il est enchaîné.

La raison sacrifiée

La détérioration du statut de la raison et des idéaux des Lumières14 est arrivée très vite et pour des raisons diverses, la première et non des moindres étant son instrumentalisation dans le Culte de la Raison à l’époque révolutionnaire.

Après l’idolâtrie, vint la critique et en premier lieu celle des Romantiques qui – depuis Jean-Jacques Rousseau, l’un des philosophes des Lumières ! – ont glorifié le bon sauvage et insisté, d’une manière de plus en plus poussée à mesure que le romantisme prenait forme au XIXe siècle, sur le caractère essentiellement « bon » de la Nature, de la vie selon ses règles et en harmonie avec elle. La Nature sacrée est ainsi revenue en force.

Puis, ce fut le tour des anthropologues, qui ont mis au jour le caractère ubiquitaire de la pensée magique en tant que fond commun de tous, le seul véritable universel humain, incitant ainsi à considérer les Lumières comme un moment particulier de la civilisation occidentale et d’elle seule.

Ensuite, ce sont les « philosophes du soupçon » – Marx, Nietzsche et Freud – qui expliquèrent que les évidences de la raison cachent des motivations de nature autre, non dites, parfois non conscientes : volonté de puissance, pulsions ou rapports de domination. Les découvertes, inventions et théories des Lumières devenaient ainsi toutes entachées d’un mal invisible, mais partout présent.

Au XXe siècle, arrivèrent les glissements sémantiques permettant la confusion entre rationalité et rationalisme15, entre raison et rationalisation (mot utilisé par Taylor et ses successeurs pour qualifier l’organisation soi-disant « scientifique » du travail). On se mit à confondre raison et calcul16 comme si l’on n’utilisait sa raison que pour calculer ou – pire – comme si les ordinateurs, machines à calcul, devenaient des êtres rationnels à part entière.

Enfin, nombreux furent ceux, de Jeremy Bentham aux penseurs des temps présents en passant par des anthropologues tels que Claude Lévi-Strauss, qui menèrent une attaque en règle, certes pour des raisons diverses, contre le Sujet cartésien, sous prétexte que ce sujet17 n’existe pas et que Descartes l’a inventé.

La pensée des Lumières, malgré sa richesse et sa diversité, fut ainsi perçue comme une idéologie que l’on se devait de démonter pièce par pièce.

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L’Académie de Platon.
Mosaïque de la ville de Pompéi.

Mais il restait la science ! Avec sa méthode, sa prétention à l’universalité, son ambition de dire le vrai, elle était le dernier bastion de la raison platonicienne, cartésienne, kantienne – celle qui permet aussi de croire en l’être humain et en ses capacités d’aller au-delà de sa condition.

Il ne restait plus qu’à saper les fondements de la science : cette opération se produit tous les jours18 sous nos yeux, d’autant plus facilement que certains scientifiques, parfois, s’en font complices au nom de la tolérance, de la diversité des opinions et du respect dû à chacun !

1 L’être humain est un animal social dont la survie dépend de son intégration au groupe. Son intégration passe par son adhésion à la pensée (rituels, mythologie, symboles) de son collectif.

2 Ceci est une innovation colossale. Car les pensées magiques des diverses cultures, tout en étant différentes, acceptent volontiers le syncrétisme (ce qui est considéré comme une marque de tolérance de nos jours !)

3 L’un des ouvrages les plus fondamentaux écrits sur ce sujet est celui de Marcel Mauss Esquisse d’une théorie générale de la Magie.

4 Le Savant et le Politique.

5 Le dualisme symbolique est inhérent à la pensée magique. Ses représentants les plus célèbres sont le mazdéisme (religion perse de la dualité) et le pythagorisme (pensée holistique et duale de l’école pythagoricienne).

6 Le sacrifice étant le stade ultime de la pensée magique, puisque le sacré – in fine – est ce pourquoi on tue ou on accepte d’être tué.

7 Deux systèmes de « sortie de la pensée magique » sont apparus simultanément. Ils ont tous les deux pour finalité la libération de l’Homme par l’institution. Le premier, d’origine grecque, institue la Cité et la Connaissance. Le second, d’origine sémitique monothéiste, institue la Personne humaine individuelle. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789), tente la synthèse des deux. Je ne développerai pas ici la rationalité monothéiste, mais nous aurons à revenir sur son impact au siècle des Lumières.

8 De Thucydide.

9 Contrairement aux mythologies, grandes ou petites, qui énoncent toujours le vrai mais ne connaissent pas l’erreur.

10 Ces trois critères sont essentiels à la raison. Le doute, la réflexivité et le positionnement de limites sont inconnus dans la pensée magique où tout est immédiatement existant, immédiatement vrai, et sans limitation a priori.

11 C’est bien là la signification première de l’Allégorie de la Caverne, de Platon. Elle permet de transcender (d’aller au-delà de) l’opinion (doxa) vers la véritable connaissance (épistémè). Ce faisant, Platon indique le chemin vers la connaissance véritable. Il ne prétend nullement l’avoir atteinte.

12 Outre Le Traité sur la Richesse des Nations, Smith a écrit La Théorie des Sentiments Moraux, que l’on mentionne rarement, alors que les deux ouvrages sont complémentaires et ne vont pas l’un sans l’autre.

13 La liberté individuelle est une invention/découverte du monothéisme, à visée universelle (tous naissent libres et égaux en droits). Les Anciens Grecs ne connaissaient que la liberté collective, celle de la Cité. L’éthique du citoyen d’Athènes était donc une éthique soumise au politique. La liberté individuelle du monothéisme se définit par une relation unique et privilégiée avec la Transcendance (Dieu, dans ce contexte).

14 Il convient de relativiser ce dernier point. L’attachement aux valeurs des Lumières est encore profondément ancré dans les esprits des peuples. Leur démolition en règle ne vient que de certaines écoles de pensée académiques et de certains médias.

15 Mouvement philosophique du XVIIIe siècle ; pro-cartésiens, les rationalistes, principalement continentaux, s’opposaient aux empiristes, principalement britanniques. Leibniz et Spinoza sont considérés comme des rationalistes. Bien entendu, les empiristes eux aussi étaient rationnels.

16 ... de même qu’on confond, dans la même veine, « technologie » et « technocratie ».

17 Le sujet (personne libre, dotée de volonté et de raison) est un concept issu du monothéisme. C’est Saint Augustin qui, le premier, a dit « je doute, donc je suis »... bien avant Descartes.

18 Principalement sous la forme du relativisme, résurgence (postmoderne !) du sophisme des concitoyens de Platon.

Mis en ligne le 25 septembre 2013
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