Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la psychanalyse et Sigmund Freud occupent une place particulière dans la sphère intellectuelle, dans l’enseignement et dans les pratiques thérapeutiques. Ce dossier se propose d’apporter une réflexion sur la réalité des allégations thérapeutiques des psychanalystes, le statut scientifique de la psychanalyse et la place injustifiée occupée par elle dans l’espace public (santé, justice, médias, etc.).

La Chute de la Maison Freud

par Jacques Bénesteau

« The psychoanalytic century was over before the 21st century had begun…Psychoanalysis was indeed dead. Well, almost everyone knew. »1

La retraite des Soldats de l’Armée du Phallus

Depuis sa création il y a un siècle à Nuremberg, l’Association Psychanalytique Internationale (IPA) est la seule source fiable sur le recensement des psychanalystes. En janvier 2010, l’IPA localisait ses 12 000 adhérents dans 33 pays (43 % en Europe, 31 % en Amérique du Nord, et 26 % en Amérique latine)2. Mais l’immense majorité de la population humaine n’est pas concernée par le freudisme, dans 160 nations. Le monde arabo-musulman, la Chine et les pays asiatiques, ce qui n’est quand même pas rien, ont toujours ignoré le psychanalisme. On ne trouve aucune organisation et aucun membre référencé IPA en aucun pays du nord au sud de l’Afrique, dans aucun pays de la péninsule arabique, ni du Proche Orient, à l’exception d’Israël (188 membres IPA en 2010). Il n’en existe aucun en Russie ni dans les anciens pays satellites de l’URSS, baltes et d’Europe centrale ou d’Orient. On fera exception de la Pologne, de la Tchéquie, de la Serbie et de la Hongrie, et, en Orient, de l’Inde et du Japon, mais les chiffres (une trentaine de membres IPA chacun depuis 1985) traduisent une régression réelle au regard des évidences démographiques.

Les registres officiels de l’IPA comptaient 307 membres en 1931, 762 en 1952, 5000 en 1979, 6210 en 1985, 7000 en 1987, 8253 en 1992, 10 111 en 2000, 11 567 en 2007, puis 12 000 en janvier 2010. On peut y voir une progression, illusoire. Car, depuis le début du 21ème siècle, on assiste à une érosion des adhésions, estimée à 1 % l’an. Et la démographie des psychanalystes présente un tassement, sinon une régression au regard de la forte augmentation des populations sur le globe depuis cinquante ans. Aux États-Unis par exemple, où même au faîte de sa gloire le freudisme n’a jamais intéressé plus de 10 % des effectifs des psychiatres, on dénombrait 2100 adhérents IPA en 1985, puis 2947 en 1992, mais seulement 2550 en janvier 2010. Dans une Argentine soi-disant très freudienne, le recul est lancé : 592 adhérents IPA en 1985, 1005 en 1992, mais 932 en 2010. À Buenos Aires, la proportion d’analyses standard a chuté de 70 % à 54 % entre 2000 et 2005, et « la psychanalyse devient un anachronisme voire une curiosité historique. »3

La situation de la France est singulière. Avec ses 926 affiliés IPA en 2010, elle arrive en seconde place en Europe, derrière l’Allemagne (1230 membres), et loin des États-Unis. Mais on l’affirme première patrie freudienne au monde ? La raison est bien simple : il faut ajouter, aux freudiens IPA orthodoxes, ceux qui se réclament du lacanisme (qu’on ne sait pas dénombrer et qui s’efforcent d’échapper à tout contrôle), et surtout les cohortes de psychanalystes autoproclamés (car n’importe qui peut s’affirmer psychanalyste, sans aucune formation ni titre universitaire, alors que le petit boulanger doit présenter son diplôme).4

Désaffection, scléroses et sénescences institutionnelles

L’expansion du mouvement psychanalytique fut certes impérieuse mais éphémère, et nous assistons à son impitoyable déclin au début du 3e millénaire. L’effondrement du freudisme commença gentiment il y a quarante ans, d’abord là où la doctrine s’était implantée avec vélocité et sans résistance.

Bertram Brown, ex-directeur du National Institute of Mental Health (NIMH), nota qu’il était inimaginable dans les années 1945-1955 de nommer un responsable d’un département de psychiatrie aux États-Unis qui ne fût pas psychanalyste. En 1955 les 14 programmes de formation des psychiatres s’inspiraient tous des doctrines freudiennes, et sur les 89 départements de psychiatrie dénombrés en 1962, 52 étaient dirigés par des freudiens.5 En Amérique du Nord, dans les années 1960, être psychanalyste était une condition exigée pour assurer des responsabilités au sein de la psychiatrie universitaire et dans les milieux hospitaliers. Mais au début des années 1990, le freudisme devint un obstacle rédhibitoire à ces fonctions.6

293_13-19_1À la fin du 20ème siècle, dans les départements de psychiatrie de Grande-Bretagne, des États-Unis, d’Australie, du Canada anglophone et francophone, des pays scandinaves, de Suisse ou de Belgique, les freudiens autrefois dominants étaient en voie de disparaître, partaient à la retraite ou devenaient minoritaires.7 Leurs contrats d’enseignement n’étaient plus renouvelés.

Dans les années 1950, un tiers des diplômés de Harvard s’allongeaient sur le divan, parce que c’était la mode, même quand leurs disciplines n’avaient aucun rapport avec la psychopathologie (hormis les raisons personnelles). Mais au début du 21e siècle il n’en restait plus un seul, sauf dans les départements de littérature, pour s’étendre sur le sofa. Certes les mythes freudiens imprégnaient encore un peu la culture américaine, le cerveau malléable des journalistes et les disciplines herméneutiques ou artistiques. Cependant, dans les départements universitaires de psychiatrie et de psychologie, de formation des thérapeutes et des cliniciens, et dans les publications savantes, le freudisme était traité comme une momie desséchée (« desiccated and dead »).8 En 2007 l’American Psychoanalytic Association s’émut d’une « crise existentielle », et diligenta une expertise des enseignements dans 150 des institutions publiques et privées les plus prestigieuses de la nation. Il s’avéra que, sur les 1175 cours mentionnant encore la psychanalyse (dont 40 à Harvard), plus de 86 % étaient offerts en dehors des départements consacrés à la psychologie, et qu’aucun n’était plus inscrit au programme des écoles de médecine.9

Il y a un tiers de siècle, une enquête officielle du NIMH avait montré que l’analyse n’était plus préconisée aux États-Unis que pour 2 % des malades, et que les spécialistes formés à la psychanalyse étaient passés, entre 1945 et 1975, de un sur sept à un sur vingt. Le nombre des patients suivis par la Clinique psychanalytique de l’Université de Columbia, représentative du meilleur en la matière aux USA, était passé de 803 en 1964, à 500 en 1967, puis à 162 en 1971, soit une chute de 80 % des effectifs en sept ans. Et, corrélativement, dix fois moins de candidats se présentaient à la formation analytique dans cette institution.10

En 1984-85, le fameux Institut Psychanalytique de New York ne recevait plus que 15 candidats à la formation didactique.11 Et aucun enseignement ne fut assuré à l’Institut Psychanalytique de Chicago en 1999-2000, car aucun étudiant ne s’était présenté.12 Selon les chiffres de l’American Psychoanalytic Association (APA), il ne restait en 2003 que 5000 patients en « cure », soit seulement deux clients par membre officiel de l’APA. Ces valeurs régressaient, d’autant que l’âge moyen des analystes augmentait : 62 ans pour l’APA en 2003. Et la Société Britannique de Psychanalyse dévoilait des signes semblables de sénescence : début 2004, l’âge moyen de ses 500 membres était de 65 ans.13 En 1999, à la Société Psychanalytique de Montréal, la moyenne de « cures » par membre était de deux !14 Des centres de « consultation psychanalytique » des hôpitaux canadiens durent fermer tour à tour, et aux États-Unis des « cliniques » psychanalytiques célèbres (Chesnut Lodge, Menninger clinic) ont déposé le bilan, l’une après l’autre, à cause de scandales, de poursuites judiciaires et de banqueroutes.15 C’est la faillite et tout le monde le savait.

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La candidature à la formation dans les instituts psychanalytiques les plus prestigieux s’effondrait, carte après carte à la fin du 20e siècle. Leurs élites vieillissantes furent obligées de regretter que les esprits les plus brillants des jeunes générations se dirigent de plus en plus vers les neurosciences, la neuropsychologie, ou les traitements éclectiques contrôlés à la pointe des progrès, où les freudiens n’eurent aucune place.16 En France, le freudien Jean-Bertrand Pontalis remarquait que la psychanalyse « n’intéressera bientôt plus qu’une frange de plus en plus restreinte de la population. N’y aura-t-il plus que des psychanalystes sur les divans des psychanalystes ?  »17 Et Edward Shorter, historien de la psychiatrie, pouvait affirmer en 1996 que les idées freudiennes étaient « en train de disparaître comme les dernières neiges de l’hiver ».18

Quelles sont les raisons de la décadence ?

On aura d’abord fini par admettre que tous les cas cliniques de Sigmund Freud furent des échecs de la psychanalyse : il n’a guéri aucun malade, et pas un seul n’a été amélioré par sa « méthode ». Des Études sur l’hystérie de 1893-95 jusqu’aux analystes modernes, les démonstrations navrantes de l’inefficacité de la technique ont été amplement répétées par des expertises à grande échelle, dans le traitement de troubles que la psychanalyse assure soigner mieux que les 400 autres psychothérapies. Qu’on ait souvent tenté de dissimuler les évidences par la désinformation ou le retrait des publications officielles n’aura rien changé.19 En un siècle de freudisme aucun travail n’a pu apporter une preuve du rôle d’un conflit sexuel « refoulé » dans l’enfance et susceptible de rendre compte d’une morbidité rencontrée ensuite dans le reste de l’existence. Aucune étude ne permet d’accepter les prétentions de la psychanalyse à rendre compte du développement normal ou pathologique. L’examen terminal minutieux des travaux scientifiques réalisés en 60 ans pouvait s’achever ainsi : « alors que le siècle s’achève, un siècle que certains ont nommé “le siècle de Freud”, l’évidence autorise les verdicts suivants. L’efficacité de la thérapie de Freud a-t-elle été établie ? Non. Quelle part de sa théorie a-t-elle été confirmée ? Pratiquement aucune. Ces verdicts sont probablement les derniers.  »20

Ensuite, ce fut l’explosion des neurosciences, de la neuropsychologie, de la biochimie, de la génétique développementale, de la génomique. Et l’arrivée du nouveau paradigme médical (evidence based medicine) continua de ruiner l’édifice. La psychiatrie, la psychologie clinique, et toute la médecine se fondent aujourd’hui sur l’accumulation des preuves et la recherche quantitative. Les études contiennent désormais autant de faits contrôlés concernant les diagnostics, les étiologies, les traitements que n’importe quelles autres branches de la science. L’argumentation par la preuve s’est substituée à l’affirmation d’une opinion.21 Alors que d’autres approches obéissent à ces standards, les psychanalystes s’y soustraient, avec colère. Les progrès se font donc sans eux.

On ne doit pas négliger non plus les impératifs économiques et la dure loi du portefeuille. La santé n’a pas de prix, certes, mais elle a un coût, pour la société, les assurances, et les patients. Puisque la psychanalyse peut durer des années, voire des décennies, sans garantie d’effets et d’innocuité, alors on finit par juger préférable de préconiser des soins plus brefs et plus efficaces.

Une autre raison est interne. « Le pire ennemi de la psychanalyse, le seul capable de la mettre à mal, il faut le chercher dans la maison de la psychanalyse. »22 En effet ! Dès les origines, la communauté psychanalytique s’est efforcée de protéger ses dogmes plutôt que de contribuer à leur vérification. Figée dans les errances du 19e siècle, elle n’a participé à aucun progrès des connaissances scientifiques du 20e siècle, qu’elle a ignorées ou récusées. Il découle de son attitude hermétique et dédaigneuse, misonéiste et stérile, un désintérêt croissant des milieux cultivés à l’égard du freudisme tout entier.23 Les dogmes freudiens ne sont plus représentés dans les congrès scientifiques, ni dans les études, ni dans les centaines de périodiques spécialisés, qui consacrent par leur silence l’implosion et la déréliction du psychanalisme. Et depuis un quart de siècle on peut enseigner dans les universités la psychologie moderne en ignorant tout du freudisme, sauf pour éveiller les mémoires des jeunes générations sur les erreurs du passé.

Freud n’est plus au programme des études de psychologie

293_13-19_3Dessin de Paul Hoppe illustrant un article du New-York Times (25 novembre 2007). Le quotidien américain rendait compte, sous le titre de « Freud est largement enseigné à l’université, sauf dans les départements de psychologie », d’une étude à paraître dans le Journal of the American Psychoanalytic Association (JAPA).

Au terme de cette étude, il apparaît que si la psychanalyse est bien présente en littérature, au cinéma, en histoire, elle n’est plus enseignée, aux USA, que très marginalement dans les cursus de psychologie, et ne l’est plus du tout en médecine.

Peter Fonagy, un des plus hauts responsables de la psychanalyse anglaise, prévoit, dès lors, une inévitable disparition de la psychanalyse, qui occupe un espace intellectuel de plus en plus restreint :
« Nous étions curieux d’explorer selon quelle fréquence l’article moyen de l’International Journal of Psychoanalysis et du Journal de l’Association Psychanalytique Américaine étaient cités dans d’autres journaux majeurs (médicaux ou non-médicaux). D’un bout à l’autre, les nombres de citations sont en déclin, même en prenant en compte la tendance pour les articles les plus récents d’être cités moins fréquemment à travers l’index de citations en entier. Cela signifie que l’impact scientifique de la psychanalyse sur les autres disciplines est peut-être sur le déclin. […] nous ne tenons plus suffisamment compte des publications des autres pour vouloir les référer dans nos publications. Nous ne sommes plus en train d’accumuler de la connaissance, mais plutôt (pour exagérer quelque peu ce point) nous développons la discipline dans nos propres directions, qui s’appuient sans aucun doute sur les classiques, mais de façon de plus en plus large et croissante, en ignorant les contributions contemporaines. […] Sauf exceptions, les psychanalystes depuis Freud n’ont jamais reconnu la pertinence de la neurobiologie pour les idées psychanalytiques. […] Le progrès en psychologie a été largement ignoré des psychanalystes […] Dans la même période où la révolution commençait dans les sciences du cerveau, la psychologie a entrepris une transformation radicale, passant d’une position en marge de l’étude de la pensée, à sa position actuelle, de leader reconnu dans l’étude scientifique des processus mentaux. […] Il ne peut y avoir de question sur le fait qu’à ce jour la psychanalyse n’est pas une science. Tout simplement, elle ne réunit pas les principaux canons d’une telle activité. »24

1 « Le siècle de la psychanalyse s’acheva avant le début du 21ème siècle… La psychanalyse était vraiment morte. Évidemment presque tout le monde le savait. » Todd Dufresne, Los Angeles Times, 18 Feb 2004. Cf. Dufresne (T.) Killing Freud ; Twentieth-Century Culture and the Death of Psychoanalysis. Continuum Books, 2003.

2 Les valeurs sont extraites du site officiel de l’IPA. Le total de 12000 psychanalystes dans le monde doit être relativisé, car on dénombre 35.000 psychologues en France, et 150.000 psychologues dans l’American Psychological Association…

3 Courrier International, n° 819, 13-19 juillet 2006 (page 35.)

4 À la fin du 20e siècle on comptait au moins 5000 psychanalystes autoproclamés en France. La protection du titre de psychothérapeute ne changera pas la situation (Voir).

5 B.S. Brown, American Journal of Psychiatry, 05-1976 (133 n° 5 : 489-495). Le NIMH, organisme d’état, fut fondé en 1946 pour promouvoir l’information et le financement de la recherche sur les maladies mentales, leurs origines et leurs traitements. (Cf. www.nimh.nih.gov/) Son premier directeur, Robert Felix, était un freudien prosélyte. Le NIMH ne valorise plus cette orientation depuis l’arrivée des neurosciences, de la biochimie, de l’épidémiologie, de la génomique, et de leurs résultats.

6 Paul Roazen, American Journal of Psychiatry, 05-1994.

7 Joel Paris : The Fall of an Icon, Psychoanalysis and academic Psychiatry. 2005, University of Toronto Press.

8 Patricia Cohen : « Freud Is Widely Taught at Universities, Except in the Psychology Department ». The New York Times, November 25, 2007. Matthew Reisz : « Off the couch, back on its feet ». Times Higher Education Supplement, 12 June 2008.

9 P. Cohen (op.cit.). Cf. aussi Alan A. Stone : « Where will psychoanalysis survive ? » Harvard Magazine, jan-feb. 1997 : 34-39. L’enquête devait paraître en juin 2008 dans Journal of the American Psychoanalytic Association.

10 Max Scharnberg : The Non-Authentic Nature of Freud’s Observations. 1993 (vol. 1) : 131-132. Acta Universitatis Upsaliensis, Uppsala.

11 L. C. Fernández, « Transfert de croyance. Note sur l’inoculation psychanalytique » www.psychiatrie-und-ethik.de.

12 Paris, the Fall of an Icon (op.cit., p. 54)

13 D.D. Guttenplan : « Calling All Ids : Freudians at War ». New York Times, May 29, 2004. Cf. aussi : The Economist, Apr 1st 2004.

14 Fernández, Transfert de croyance. (op.cit.). Le minimum vital est de 8 patients par semaine, sinon le psychanalyste doit laisser la clé sous la porte, à moins d’augmenter sévèrement ses tarifs et d’escroquer la clientèle.

15 J. Paris, the Fall of an Icon (op.cit.) p. 11. Cf. aussi : J. Bénesteau : Mensonges freudiens… (Mardaga, 2002, chap.13) & Edward Dolnick : Madness on the Couch : Blaming the Victim in the Heyday of Psychoanalysis. 1998, Simon & Schuster.

16 « The British Association for Behavioural and Cognitive Psychotherapies, has grown from 200 members in 1972 to 5500 today ». The Economist, April 1st 2004.

17 Le Monde, vendredi 8 janvier 1999.

18 Shorter (E.) 1996. History of Psychiatry : From the Era of the Asylum to the Age of Prozac. New York, John Wiley.

19 Cf. J. Bénesteau : Mensonges freudiens (op.cit, chap.13). Le rapport de l’Inserm (2004), méta-analyse de 1000 études sur les psychothérapies, qui confirme l’inefficacité de la psychanalyse, a été écarté par un ministre sous la pression. Mais il reste accessible en totalité ou en résumé : http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/Re....

20 Dernières lignes de : Erwin (E.) 1996. A final Accounting. Philosophical and empirical Issues in Freudian Psychology. Bradford Book, the MIT Press.

21 British Journal of Psychiatry n’accorde plus de place aux cas des psychanalystes. Wolpert & Fonagy : « There is no place for the psychoanalytic case report in The British Journal of Psychiatry ». The British Journal of Psychiatry (2009), 195, 483–487. « As evidence-based mental health and the randomised controlled trial come to dominate the content of major psychiatric journals, the status and clinical utility of single case reports have been increasingly questioned. Arguably, owing to their subjective, anecdotal nature and unsuitability for rigorous scientific testing, this is particularly true of psychoanalytic case studies. » (p. 483)

22 Pierre Fédida, cité dans Les Temps Modernes, avril-mai-juin 2004, n° 627, page 255.

23 D. Westen : « The Scientific Legacy of Sigmund Freud : Toward a Psychodynamically Informed Psychological Science. » Psychological Bulletin, 1998 (vol.124), n° 3 : 333-371.

24 Extrait de http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/Re...(Section B).

Mis en ligne le 9 avril 2011
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