Face au tapage médiatique au sujet de l’alimentation, nous nous efforçons ici de donner un éclairage scientifique objectif sur le contenu de nos assiettes. Voir par ailleurs notre dossier sur les OGM.

L’aspartame, « tueur silencieux » ou édulcorant alimentaire sans risque ?

par Gérard Pascal - SPS n° 283, octobre 2008

Une vidéo présentée sur Internet qualifie l’aspartame de tueur silencieux accusé de tous les maux1 : fibromyalgie2, spasmes, élancements, engourdissements dans les jambes, crampes, vertiges, nausées, maux de tête, acouphènes, douleurs articulaires, dépressions, crises d’angoisse, discours incohérents, vision trouble ou pertes de mémoire. Il s’agirait d’un poison mortel pour les diabétiques, qui détruit le système nerveux, responsable de rétinopathies, qui fait grossir et qui serait responsable des troubles qu’ont connu les combattants américains de l’opération « tempête du désert » menée en Irak en 1991. Cela n’est qu’un épisode extrême et récent des attaques qu’a subi l’aspartame depuis des décennies.

Qu’en est-il en réalité ?

L’aspartame, avec les carraghénanes, certains colorants comme l’érythrosine et la tartrazine, fait partie des additifs alimentaires qui sont périodiquement l’objet d’attaques quant à leur innocuité. Pour cette raison, l’aspartame est l’additif qui a été l’objet du plus grand nombre de travaux de recherche expérimentale et épidémiologique. Une revue très complète des résultats disponibles dans la littérature scientifique a été publiée en 2007 (1)3 et comporte 347 références à des travaux publiés dans les revues scientifiques.

Qu’est-ce que l’aspartame ?

L’aspartame est un édulcorant non nutritif, une substance qui a une saveur sucrée très supérieure à celle du saccharose (le sucre), de l’ordre de 200 fois, et qui permet donc de remplacer celui-ci dans les aliments et les boissons, sans apporter de calories en quantité appréciable.

L’aspartame est l’ester méthylique d’un dipeptide, c’est-à-dire une molécule constituée de l’association de deux acides aminés (l’acide aspartique et la phénylalanine) constituants normaux des protéines alimentaires et de nos protéines corporelles. Il a été découvert par hasard en 1965 par un scientifique de la firme Searle qui s’était involontairement mouillé les doigts avec une solution de ce qui n’était alors qu’un intermédiaire de synthèse et qui en a découvert la forte saveur sucrée ! La synthèse de l’aspartame peut être chimique ou enzymatique. C’est une molécule très stable en milieu solide et qui se dégrade lors d’une conservation de longue durée en milieu aqueux. Ses produits de dégradation en milieu acide ou en milieu neutre ou basique sont parfaitement connus, et ils n’ont plus de saveur sucrée.

L’aspartame est utilisé soit comme édulcorant de table (« sucrettes » par exemple) ou comme ingrédient ajouté aux aliments et aux boissons, sous différentes marques commerciales (Equal®, NutraSweet®, Canderel®, Sanecta™, Trisweet™). Il lui a été attribué la référence E951 dans l’Union européenne et est utilisé dans environ 6000 produits alimentaires dans plus de 90 pays dans le monde. Il est aussi employé dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques. Difficile donc d’évaluer sa consommation qui va dépendre des différentes autorisations, des habitudes de consommation alimentaire et de médicaments, variables selon les populations. L’une des estimations les plus récentes (1) concerne la population qui est sans doute l’une des plus fortes consommatrices d’aspartame, celle des USA. Elle évalue la consommation moyenne à 330mg/jour/personne et la consommation extrême à 940 (soit respectivement 5 et 13 mg/kg de poids corporel/jour pour une personne de 70kg).

Les premières évaluations des risques sanitaires de l’aspartame

Le risque sanitaire lié à la consommation d’aspartame a été évalué par de nombreuses instances d’expertise de par le monde : par le Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additive (JECFA)4 le premier, en 1980, puis par la Food and Drug Administration (FDA) aux USA en 1984, en même temps que par le Comité scientifique de l’alimentation humaine (CSAH) de l’Union européenne, ainsi que par le Committee of Toxicology (COT) britannique en 1992. Le CSAH s’est de nouveau penché sur le dossier de l’aspartame en 1988. Le JECFA, le CSAH et le COT ont établi la même dose journalière admissible (DJA) de 40mg/kg de poids corporel pour l’aspartame. La FDA, sur la base des mêmes données a estimée cette DJA à 50 mg/kg et a été la première agence à autoriser l’aspartame.

La dose journalière admissible (DJA) est la quantité d’un additif alimentaire qui est estimée par les experts comme pouvant être ingérée à vie durant, sans risque appréciable pour la santé du consommateur.

La réglementation qui régit l’emploi des additifs (liste des produits dans lesquels l’additif est autorisé, doses d’emploi) est adaptée de façon à ce que la DJA ne soit pas dépassée, même pour les groupes de gros consommateurs.

En 1997, le CSAH a examiné en détail une publication (Olney et al. (2)) dont les auteurs prétendaient avoir trouvé une relation entre la consommation d’aspartame et une augmentation des cancers du cerveau aux USA, ainsi qu’un avis de la FDA qui, sur la base de la banque de données du National Cancer Institute, infirmait cette conclusion. Le CSAH a alors confirmé la DJA de l’aspartame précédemment établie, estimant que les éléments apportés par Olney et al. ne justifiaient pas leurs conclusions alarmistes.

Des évaluations plus récentes

À la demande de la Commission européenne, et suite au développement d’une nouvelle campagne anti-aspartame, le CSAH a entrepris en 2002 une analyse de toutes les données disponibles. Sans prétendre passer en revue l’ensemble des travaux consacrés à l’aspartame, il est possible de rappeler les différents domaines qui ont été l’objet de l’opinion du CSAH de 2002 (1) :
- Le risque de toxicité du méthanol (et du formaldéhyde qui en résulte), l’un des produits issus du métabolisme de l’aspartame.
- Le risque lié à une élévation des concentrations plasmatiques de phénylalanine et d’acide aspartique, acides aminés constitutifs de l’aspartame, élévation qui peut se traduire par un transport accru de ces substances dans le cerveau.
- La possibilité de modifications neuroendocrines, en particulier l’augmentation des concentrations de catécholamines dérivées de la phénylalanine dans le cerveau, les ganglions synaptiques et la médulla des glandes surrénales.
- Le lien éventuel avec l’épilepsie et les tumeurs du cerveau.

Cette mise au point s’appuie sur une analyse réalisée la même année par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) (4), essentiellement centrée sur les risques de tumeurs du cerveau.

Tous ces avis récents sont facilement consultables ; ils concluent tous de la même façon, que l’on peut résumer ainsi : sur la base de toutes les données disponibles obtenues chez l’animal et chez l’homme, il n’y a aucune raison de réviser les conclusions des précédentes évaluations de risques ou la DJA précédemment établie pour l’aspartame.

Rumeurs et désinformation sur Internet

Les campagnes anti-aspartames fleurissent régulièrement sur Internet. Sites spécialisés, DVD, livres... La trame est toujours la même : « on nous cache la vérité ». Voici deux extraits, parmi bien d’autres, de ce que l’on peut trouver comme rhétorique.

Supposons que votre fils ou votre fille absorbe régulièrement – et sans le savoir ! – un poison qui peut rendre aveugle, diminuer l’intelligence, occasionner des pertes de mémoire, causer des tumeurs au cerveau et diverses autres formes de cancer, et entraîner de la fatigue chronique, des états dépressifs, des troubles du déficit de l’attention, des états de panique, des accès de rage, de la paranoïa, du diabète, des attaques d’apoplexie, le suicide et même la mort. Supposons que l’utilisation de cette toxine soit encouragée par une publicité tous azimuts et que son fabricant ait acheté la collaboration de l’American Dietetics Association, de l’American Diabetes Association, de l’American Medical Association, et de tout organisme du genre pour nous convaincre que ce poison est aussi inoffensif que la pluie. Supposons que ces mensonges aient reçu la sanction officielle de la bureaucratie fédérale américaine (responsable de l’approbation des nouveaux aliments et médicaments) même si elle sait pertinemment que ce puissant neurotoxique risque de tuer votre enfant, et que le chef de cette même bureaucratie ayant fait approuver ce produit a été récompensé par un emploi bien rémunéré, tout autant que ses successeurs. Supposons enfin que ce même organisme réglementaire gouvernemental à qui revient le rôle de « chien de garde », ignorant les milliers de plaintes reçues à l’égard de ce produit, soit devenu un « chien d’attaque » protégeant cette compagnie corrompue. Aimeriez-vous connaître la vérité ? Que ne feriez-vous pas pour protéger votre enfant contre ces crimes ?

Trêve de suppositions ! Telle est l’amère réalité en ce qui concerne l’aspartame (connu également sous le nom de NutraSweet ou Equal), le fabricant Monsanto Chemical, la Food and Drug Administration (FDA), et les compagnies Coca-Cola et Pepsi-Cola ainsi que les centaines de fabricants de produits alimentaires, de breuvages et de médicaments qui ajoutent à leurs produits un poison conçu dans la fraude en vertu du principe que seuls les profits importent !

Des milliers de G.I’s, pendant la guerre du Golfe (et non de l’Irak), ont été victimes d’intoxications dues au Coca-Cola light. Les Coca-Cola light sont édulcorés à l’aspartame. Pendant les hostilités, les palettes de canettes étaient entreposées au soleil, chaud dans ces régions. À partir de 33 °C, l’aspartame devient du méthanol (alcool à brûler) très toxique, qui ensuite se dégrade en formaldéhyde (formol) encore plus toxique. Et que se passe-t-il dans l’estomac, à 37°C bien tassés ?

Votre santé n° 45 – juin 2003)

Une étude controversée sur les rats

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L ’aspartame : son nom chimique est LAspartyl-L-phenylalanine méthylester. C’est un édulcorant de synthèse qui porte le code E951 dans la nomenclature de l’Union européenne pour l’étiquetage des denrées alimentaires

Que s’est-il passé depuis 2002 qui pourrait expliquer une nouvelle campagne d’attaque contre l’aspartame ? La Fondation européenne Ramazzini d’oncologie et de sciences environnementales (EFR) a publié en 2005 (dans sa propre revue) puis en 2006 (5) des résultats d’une étude de cancérogénicité chez le rat qui indiqueraient que l’aspartame est un « agent cancérogène multipotent ».

La Commission européenne a donc saisi, en 2006, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA)5 et lui a demandé une nouvelle évaluation de l’aspartame. Dans un premier temps, l’AESA a souhaité disposer de l’ensemble des données expérimentales qui ne figurent évidemment pas dans les publications scientifiques.

Cela a été un exercice difficile, l’EFR ayant traîné les pieds avant de fournir ces données qui ont ensuite permis à l’AESA d’émettre l’opinion (6) selon laquelle, en raison de nombreux biais méthodologiques dans la mise en œuvre de l’expérimentation et dans l’interprétation des résultats, les résultats de l’étude de l’EFR n’étaient pas de nature à modifier les précédents avis du CSAH sur l’aspartame. Et qu’il n’y avait donc aucune raison de réviser sa DJA de 40mg/kg. Les deux critiques les plus importantes sont :
- Le protocole qui consiste à attendre la mort « naturelle » des rats. Cela conduit à mesurer des paramètres biochimiques et histo/cytologiques chez des animaux d’âges souvent très différents, dont les tissus sont en état plus ou moins avancé d’autolyse selon l’intervalle entre le moment de leur mort et celui de leur découverte dans l’animalerie. C’est une différence majeure avec le protocole standardisé au plan international qui consiste à sacrifier tous les animaux après 104 semaines d’expérimentation et à comparer des paramètres chez des animaux de même âge sur des échantillons de sang obtenus juste avant le sacrifice ou des tissus prélevés immédiatement après.
- La très forte proportion d’animaux souffrant d’inflammation chronique des poumons, à la fois dans le groupe témoin et le groupe expérimental, indice de conditions expérimentales obsolètes, bien connues des toxicologues des organismes publics qui ne disposaient pas, il y a quelques décennies, d’installations exemptes d’organismes pathogènes spécifiques et qui se heurtaient à de grandes difficultés d’interprétation de résultats obtenus chez des animaux souffrant d’infections pulmonaires.

L’AESA ajoute à son analyse critique qu’elle a pris en compte les résultats négatifs des récentes études de cancérogénicité conduites en 2003 par le US Toxicology Program sur des souris transgéniques, ainsi que l’étude de l’US National Cancer Institute publiée en 2006 qui n’a pas identifié, chez l’homme, de relation entre l’augmentation des cancers du cerveau ou du sang et la consommation d’aspartame.

L’AFSSA, qui avait mené sa propre analyse (7) a conclu de façon convergente qu’il n’y a aucun élément nouveau susceptible de remettre en cause la sécurité de l’emploi de l’aspartame.

L’EFR a publié en 2007 de nouveaux résultats obtenus chez des rats dont les mères ont été exposées à l’aspartame pendant la gestation et qui confirmeraient les conclusions résultant de leurs travaux précédents quant au risque cancérogène de l’aspartame : lymphomes/leucémies chez les mâles et les femelles, cancers mammaires. L’AESA n’a pas encore pu émettre d’avis sur cette nouvelle publication, de nouveau en l’attente des données complètes de la part de cet institut.

Ces derniers résultats, publiés après la finalisation de la revue d’ensemble la plus récente évoquée au début de cette contribution (1), ont cependant été discutés dans un addendum, avant publication, avec les mêmes objections que celles formulées précédemment par l’AESA en ce qui concerne le protocole utilisé.

Conclusion

En conclusion, ce sont des centaines de scientifiques qui se sont exprimés sur les risques sanitaires de l’aspartame, dans des instances multidisciplinaires, nationales et internationales, depuis plus de 20 ans. La masse de données toxicologiques chez l’animal et épidémiologiques chez l’homme est considérable et disponible publiquement. Aucune des contestations de l’innocuité de la substance utilisée dans le respect des autorisations délivrées n’a pu être reconnue comme scientifiquement fondée par les instances d’expertises, sur la base de publications de résultats de travaux réalisés selon la démarche de la recherche scientifique.

Comment alors mettre en balance des affirmations sans preuves qui ne s’appuient sur aucune publication qui respecte les règles de cette démarche scientifique, comme celles figurant dans la vidéo évoquée au début de cet article, avec les opinions de groupes d’experts pluridisciplinaires issus des quatre coins du monde ? La seule justification consiste à penser que tous ces experts sont à la solde des industries chimiques multinationales, ou intellectuellement intoxiqués par une idéologie scientiste. C’est bien ce que prétendent les auteurs de tels propos alarmistes et accusateurs.

La recherche scientifique dans le domaine alimentaire aurait-elle perdu toute indépendance économique et intellectuelle ? Qu’en pensez-vous ?

Références

(1) Magnuson B.A. et al., « Aspartame : safety evaluation based on current use level, regulation, and toxicological and epidemiological studies », Critical Reviews in toxicology, 37, 629-727, 2007.
(2) Olney J.W. et al., « Increasing brain tumor rates : is there a link to aspartame ? » J. Neuropathol. Exp. Neurol., 55, 1115-1123, 1996.
(3) Comité scientifique de l’alimentation humaine, « Opinion of the Scientific committee on food : update on the safety of aspartame », Opinion expressed on 4 December 2002, European Commission, DG Health and Consumer protection.
(4) Agence française de sécurité sanitaire des aliments, « Assessment report : opinion on a possible link between exposition to aspartame and the incidence of brain tumors in humans ». AFSSA, Maisons-Alfort, report in French available at http://www.afssa.fr, 2002.
(5) Soffritti M. et al., « First experimental demonstration of the multipotential carcinogenic effects of aspartame administered in the feed to Sprague-Dawley rats », Env. Health Perspect., 114. 379-385, 2006.
(6) European Food Safety Authority, « Opinion of the scientific panel on food additives, flavourings, pro­cessing aids and materials in contact with food (AFC) on a request from the Commission related to a new long term carcinogenicity study of aspartame », The EFSA Journal, 356, 1-44, 2006.
(7) Agence française de sécurité sanitaire des aliments, Aspartame : Point d’actualité du 14 septembre 2006.

C’est la peur de manquer qui est première

« Au-delà des peurs, il y a la peur, soit ce sentiment d’insécurité alimentaire qui s’entend et s’exprime de façon parfois proche du nôtre, et souvent différemment. Chaque constellation historique étant différente, elle n ’est jamais tout à fait la même, et jamais tout à fait une autre. Elle n’est ni permanente ni globale. Elle varie dans le temps en fonction de trois paramètres.

Le premier est la faim, la peur de la pénurie, autrement plus forte et plus obsédante. Les deux anxiétés coexistent, dans une configuration qui est symétrique de celle d’aujourd’hui. Actuellement, toute la capacité d’angoisse du mangeur se mobilise sur la question de la qualité sanitaire. Mais qu’une crise s’annonce, qu’une guerre se profile (Suez, le Golfe), et on voit resurgir les files d’attente pour l’approvisionnement – des lieux où la rumeur enfle et où la peur se propage. Le “syndrome de la gondole vide” observé dans ces cas est l’expression la plus contemporaine du vieux stress alimentaire. La peur de l’aliment insane s’exprimait en période d’accalmie, de beau temps alimentaire, quand la ration quotidienne de pain semblait assurée pour les saisons à venir. Dans ce long règne de Louis XIV, marqué par le retour récurrent de la disette et de la famine, les inquiétudes des gouvernants et des gouvernés relatives au pain blanc se font jour en période de bonnes récoltes céréalières. Quand surgissent la disette et son cortège de nourritures immondes, elles s’estompent. Alors on déplore les aliments ignobles, mais on les décrit comme des nourritures de nécessité. La peur qui se porte sur la quantité et celle qui touche à la qualité varient grossièrement en sens inverse, mais c’est la peur de manquer qui est première. »

Histoire des peurs alimentaires, du Moyen Âge à l’aube du XXe siècle. Madeleine Ferrières, Éditions du Seuil, 2002.

1 Texte repris sur de nombreux sites. Par exemple : http://www.ateliersante.ch/aspartame.htm, ou http://www.natura-clairvi.com. Ce texte se présente comme la traduction du Bulletin « Sonology News » n° 15 relatant la « Conférence mondiale sur l’environnement, la Fondation de la sclérose en plaque et la FDA ».

2 Pathologie qui se manifeste par de la douleur généralisée dans les muscles, les ligaments et les tendons.

3 Les références sont en fin d’article.

4 Comité international mixte FAO/OMS d’experts sur les additifs alimentaires. FAO : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. OMS : Organisation Mondiale de la Santé.

5 Qui a succédé pour ce qui concerne l’alimentation humaine au CSAH.

Mis en ligne le 14 décembre 2008
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