La Lune et les maladies mentales : quelle influence ?

par Laurent Puech - SPS n° 246, avril 2001

L’éclipse du 11 août 1999 aura sans aucun doute suscité nombre de commentaires et analyses. En effet, la simultanéité entre cet événement et l’état de certaines personnes ayant des problèmes psychiatriques a permis à quelques-uns de voir dans le phénomène une hypothèse explicative, et à d’autres de trouver une démonstration « de plus » de l’influence de la lune.

Un exemple d’interprétation

C’est d’ailleurs à la suite de ce genre de réflexions qu’est née l’idée de cet article. Je travaillais en effet ce jour-là dans un foyer médicalisé accueillant des adultes psychotiques ou déficients. Le jour de l’éclipse, vers midi, soit une demi-heure après que l’éclipse eut atteint son point culminant (un peu plus de 80% dans ma région), deux résidents épileptiques ont eu une crise. Que chacun se soit trouvé dans un pavillon différent et que les deux événements se soient déroulés quasi-simultanément n’ont pas manqué de frapper les équipes éducatives présentes. Et il n’a pas fallu longtemps pour que certains attribuent à la Lune la responsabilité de ces crises. Cela nous renvoyait à l’Antiquité, période où « l’épilepsie était considérée comme influencée par la lune » (Guérin et al, 1995). Ce genre d’interprétation, sans être fréquent, n’est pas rare : en avril 1997, dans ce même établissement, une veilleuse de nuit me signalait que nous étions en période de Lune rousse1, « et que les résidents sont plutôt énervés », tandis que la deuxième veilleuse de nuit, travaillant en roulement avec la première sur les mêmes pavillons, remarquant elle aussi cette période de Lune rousse, précisait « sur eux, ça agit bien, ils sont plus calmes en ce moment »...

Mais revenons à notre éclipse et aux crises d’épilepsie. Quelques éléments permettront de trouver une explication alternative à l’état des personnes. Par crainte que les résidents fixent le soleil en enlevant les lunettes de protection, chaque pavillon avait été fermé à clé, une sortie de quelques minutes étant prévue pour voir l’événement. Or, une des deux personnes ayant eu cette crise d’épilepsie était habituée à aller et venir tout au long de la journée dans les différents lieux du foyer. D’autres résidents sont décrits comme ayant été « mal » durant ces heures : deux résidentes, ne supportant pas la limitation de circulation, demandaient « à sortir ». D’autre part, les consignes de sécurité, ainsi que des mises en garde contre la dangerosité de l’événement, ont été répétées à de nombreuses reprises avant et pendant la sortie. Enfin, le directeur de la structure est passé à plusieurs reprises (au moins cinq) dans les pavillons au cours de la matinée pour rappeler les consignes de sécurité aux équipes et résidents, alors qu’en temps normal il passe plutôt une fois par semaine. Autant d’éléments anxiogènes tant pour les équipes que pour les résidents. Or, le stress et les chocs psychologiques peuvent jouer un rôle déclencheur des crises d’épilepsie. Les conditions favorisaient donc la possibilité d’apparition de telles crises.

Mais, au delà de quelques anecdotes, de nombreux travaux ont été menés depuis plus d’un demi-siècle, principalement aux Etats-Unis, qui permettent de connaître ce qui est démontré ou pas dans cette croyance en un pouvoir de la lune, laquelle ne date pas d’hier (c’est même une « vieille lune »). Voici un état des lieux à travers les principales études, dont les comptes-rendus ont été publiés dans des revues scientifiques.

Une idée bien implantée dans les esprits et « confirmée » par certains travaux.

Une enquête menée en 1987 aux USA montrait que 80% des infirmières et 64% des médecins des services d’urgences croyaient à cette influence de la Lune (Danzl, 1987). Mieux, en 1995, toujours aux USA, 81% des professionnels liés au secteur psychiatrique croyaient à ces effets, contre 43% de la population totale (Vance, 1995).

Le fait que les professionnels du secteur psychiatrique, avec le prestige qui entoure notamment les professions médicales (Lemel, 1991), soient très majoritairement convaincus de la réalité de cette influence est renforcé par deux autres éléments : l’expérience personnelle, qui sera abordée plus loin, et des travaux semblant confirmer le bien-fondé de cette croyance.

On peut trouver, principalement dans la presse grand public mais aussi dans la presse scientifique, des affirmations, articles ou exposés de travaux confirmant l’influence de la lune. Pourtant, les réplications ont montré qu’elles sont fortement biaisées, méthodologiquement ou statistiquement (pour les critiques, voir notamment Walters et al., 1975 ; Campbell & Beets, 1978 ; Rotton et al., 1983 ; Cyr & Kalpin, 1987). De plus, lorsque des études mettent en « évidence » des effets, ceux-ci contredisent souvent la croyance populaire : par exemple, une étude menée à l’hôpital de Columbia (USA) a « montré » que les admissions en psychiatrie étaient plus nombreuses les jours de nouvelle Lune (Climent & Plutchik, 1977). Passons donc aux études solides.

Des liens entre épilepsie et pleine Lune ?

Dans une étude menée il y a une vingtaine d’années (Fiezhugh et al. 1980), les auteurs n’ont pas pu mettre en évidence d’influence lunaire sur l’épilepsie. Par contre, M. Allouche (1991), lors d’une étude menée à l’hôpital Lariboisière en 1990, a montré une diminution significative du nombre d’admissions en urgence pour crises d’épilepsies en période de pleine Lune (p=0.035)2. Cependant, comme le signale Guérin (et al., 1995), seuls deux demi-cycles lunaires ayant été étudiés pour ce travail, ces résultats méritent confirmation. La relation entre phases de la Lune et épilepsie n’est donc pas démontrée.

Les consultations pour dépression ou anxiété augmentent-elles en période de pleine lune ?

En 1997, une équipe du Département de Psychiatrie de l’Université Royale de Liverpool (Royaume-Uni) publie une étude portant sur le cycle lunaire et les consultations pour anxiété et dépression en médecine générale (Wilkinson, 1997). L’évaluation s’est faite à travers une étude rétrospective portant sur 782 patients suivis par un service médical entre 1971 et 1988. Résultat : aucun lien statistiquement significatif entre phases de pleine Lune et consultations. Pourtant, la période considérée comme correspondant à « pleine lune » avait été élargie à 3 jours avant et trois jours après celle-ci, afin de mieux détecter une possible corrélation. Résultat négatif donc.

La Lune influe-t-elle sur les admissions en psychiatrie ?

En 1978, reprenant les études allant dans le sens d’une relation entre phases de la Lune et comportement humain, Campbell et Beets (Campbell & Beets, 1978) concluent à des erreurs méthodologiques et montrent que cette relation n’est pas confirmée par ces travaux.

Publiée en 1994, l’étude menée au South More Mental Health Center, Quincy, Massachussets (USA) montre que des facteurs environnementaux et des motifs de stress sont plus plausibles pour expliquer l’admission en hôpital psychiatrique (Gorvin & Roberts, 1994).

Une étude effectuée par le Servizio di Psicologica Medica, de l’Université de Vérone (Italie) et portant sur les données du service psychiatrique de la ville sur 10 années (Janvier 1982-Décembre 1991), conclut à l’absence de relation Lune/comportement. Dans ce cas, les auteurs examinent les résultats en prenant d’abord comme période de pleine Lune de 1 jour avant à 1 jour après, mais ensuite de 2 et 3 jours avant et après la pleine lune. Dans tous les cas, les résultats sont : pas de différence significative pour ces périodes par rapport au reste du mois (Amaddeo et al., 1997).

En France, un travail mené à Toulouse va dans le même sens. Il est extrêmement intéressant par la diversité des traits étudiés. 2478 entrées dans les service d’urgences psychiatriques toulousain, réparties sur les 366 jours de l’année 1992 (année bi-sextile) ont été retenues. Les résultats sont : « pas de variation significative du nombre d’entrées selon le jour du cycle lunaire », « pas de variation significative selon le jour du cycle, de l’âge moyen des patients. Il n’y a pas non plus de différence concernant le sexe des patients et le mode d’arrivée. Concernant l’heure moyenne d’arrivée, [...] pas de différence significative. [...] pas d’influence significative du cycle lunaire sur les états d’agitation et les conduites d’alcoolisation ». L’étude ne met pas en évidence de « variation significative, au cours du cycle lunaire, du pourcentage de patients présentant une tendance toxicophile, un état psychotique, un état anxio-dépressif, manifestant une demande psychosociale ou relevant d’une hospitalisation d’office ».

Par contre, « [...] il existe une différence significative concernant le pourcentage [...] d’hospitalisations sur demande d’un tiers », (P=0,036). L’Hospitalisation sur Demande d’un Tiers (HDT) nécessite l’intervention de l’entourage et d’un médecin qui rédige un certificat médical (un deuxième certificat étant rédigé par un second médecin qui peut être le psychiatre hospitalier recevant le patient). Paradoxalement, les Hospitalisation d’Office (par les autorités administratives) ne sont pas plus nombreuses. Il n’est pas absurde de penser que les craintes des familles et proches, souvent à l’origine de la procédure de HDT, voire leurs croyances à un Effet pleine Lune, soient à l’origine de ce fait. Nous revoilà avec la question du regard des autres sur les personnes souffrant de maladie mentale.

Bilan de ces études négatif quant à une relation Lune/état-des-patients. Reste la question de l’entourage à élucider.

La Lune provoque-t-elle l’agitation et les comportements « anormaux » au sens large des personnes hospitalisées ?

Une étude menée à la fin des années 70 auprès de 50 hospitalisés chroniques, et sur une durée de 5 années, ne montre aucun lien entre phases d’agitation et phases de la lune (Fitzhugh et al., 1980).

L’étude des enregistrements du suivi des patients d’un hôpital psychiatrique entre 1982 et 1984 n’a montré aucun lien significatif entre passages à l’acte et pleine Lune (Durm et al., 1986).

Une enquête sur la relation entre phase de la Lune et 364 comportements perturbés et violents due à des problèmes psychiatriques ne montre aucune relation Lune/passage à l’acte (Little et al., 1987).

Même type d’étude sur une population âgée (62 à 93 ans). Même résultat négatif quant au lien entre phases d’agitation et phases de la Lune (Cohen-Mansfield et al., 1989). Enfin, sur une population de personnes présentant un retard mental (« mentally retarded ») en institution, pas de lien non plus selon une étude récente (Vance, 1996).

La Lune augmente-t-elle les mises en isolement des malades internés en psychiatrie ?

Suite logique de ce que nous venons de voir, le travail de Mason (Mason, 1997), du Research Department, Ashworth Hospital, Maghuli, Merseyside (Royaume-Uni). Il est ainsi résumé :

1) L’influence cyclique de la Lune sur les troubles psychologiques des êtres humains est connu sous le nom d’effet transylvanien (« transylvanian effect »).

2) L’isolement est utilisé fréquemment pour contrôler et gérer les violences et agressions des patients.

3) Si l’effet transylvanien est avéré, une relation entre cycle de la Lune et utilisation de la mise en isolement devrait exister.

Au terme de son étude, il ne trouve pas une telle corrélation.

Le témoignage est sincère... mais est-il fiable ?

Il existe nombre de témoignages de professionnels allant dans le sens d’un effet Lune. Mais quelle évaluation peut-on en faire ? Revenons aux sondages cités plus haut. Si des professionnels du secteur psychiatrique affirment avoir constaté une liaison entre Lune et comportement, c’est sur la base d’observations anecdotiques, souvent sur une longue période. Le témoignage est sincère, mais est-il fiable ? L’étude de Wilson & Tobacyk (1990) amène un élément de réponse.

Dans un premier temps, les données d’un centre téléphonique d’appel d’urgence sur 6 mois (4675 appels) sont recueillies. Comparaison avec le cycle lunaire. Résultat : rien de significatif.

Dans un deuxième temps, un sondage auprès du personnel du centre d’appel est réalisé, ainsi qu’auprès d’un groupe témoin d’étudiants (groupe de comparaison). Et là, il apparaît que les personnes travaillant au centre d’appel croient significativement plus en un effet de la Lune que les étudiants. Or, nous l’avons vu, cet effet n’existe pas lorsque l’on reprend les données reçues par ce même personnel.

Comment expliquer cet écart entre ce qui est rapporté par un grande majorité des personnels, et les résultats des études ? Plusieurs pistes permettent là aussi de mieux saisir cette situation.

Les travaux en psychologie sociale, et plus particulièrement sur les représentations sociales, ont permis de dégager le concept de « théories implicites de personnalité » qui peut s’avérer intéressant pour comprendre les réactions des professionnels en contact avec les patients (voir encadré ci-contre). Ainsi, notre perception est un filtre, sélectionnant les informations (Lecomte, 1995), notamment la perception d’autrui (Schadron, 1997). En fait, nous construisons la réalité (Lecomte, 1997). La mémoire est elle aussi sélective, restituant certaines informations, et en éliminant d’autres. Elle est aussi inventive, puisque des éléments ne figurant pas dans les informations recueillies apparaissent parfois dans la restitution (Dortier, 1998). A ce propos, les travaux d’Elizabeth Loftus (1997) ont montré comment la suggestion et l’imagination créent des souvenirs d’événements qui ne se sont jamais produits.

Les prophéties auto-réalisatrices

Toujours dans la catégorie des phénomènes pouvant être explicatifs, le concept de prophétie auto-réalisatrice. Jean-François Staszak (1999) en propose la définition suivante : « Une prophétie auto-réalisatrice est une assertion qui induit des comportements de nature à la valider ». La prophétie porte en elle-même les moyens de sa confirmation. Les biais perceptifs pouvant alors aider à voir les signes de sa réalisation.

Ce concept nous amène à décrire les effets indirects de la pleine lune. Car, travaillant sur les prophéties auto-réalisatrices, Paul Watzlawick (1988) montre qu’elles peuvent aussi forger la réalité. Ainsi, une équipe de professionnels du secteur psychiatrique qui croirait à l’effet Lune aurait, de façon non-consciente, la capacité d’influer sur l’état des patients... L’exemple cité en introduction montre assez clairement comment des actes « anodins » peuvent générer du stress.

Enfin, il existe des pathologies psychiatriques graves liées à la lune, sans qu’il y ait influence de cette dernière. Par exemple, la lycanthropie (maladie durant laquelle le sujet pense être loup, se voit tel et agit en conséquence, Dictionnaire de psychiatrie, Ed Larousse, 1995). C’est le fameux Loup-Garou. (voir à ce sujet Messadié 1993). On peut voir dans la croyance en l’effet Lune une survivance de ce mythe. D’ailleurs, une interprétation d’autres effets supposés de la pleine Lune (mais non démontrés) pourrait renforcer cette idée : pousse accélérée des cheveux (poils ?) et ongles (griffes ?), augmentation des actes de délinquance et meurtres (retour à l’état d’animal, transgressant règles sociales et interdits). Denise Jodelet (1989), étudiant les représentations sociales autour de la folie, note que, pour les personnes interrogées, dans les cas les plus graves, « le malade est plus proche de l’animal que de l’homme »..

Conclusion provisoire

Résumons. L’existence d’un effet Lune est soutenue par des études biaisées et des témoignages nombreux, mais qui, par définition, sont fragiles. De plus, de nombreuses études non-critiquées ne trouvent aucun effet Lune sur l’apparition des crises d’épilepsie, l’angoisse et les dépressions, les admissions en service psychiatrique, la mise en isolement en service psychiatrique, le comportement et les passages à l’acte des patients. En l’absence de travaux probants, l’existence d’une influence spécifique de la Lune sur les personnes souffrant de pathologies psychiatriques reste affaire de croyance. Et au vu du nombre de travaux réalisés, cette situation semble devoir durer encore un moment.

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1 La Lune correspond à la « lunaison qui débute après Paques entre le 5 avril et le 6 mai. Nom donné en raison de la couleur de la lune à cette époque. Les positions relatives Soleil-Terre-Lune font que les rayons lumineux sont déviés par l’atmosphère terrestre et rayonnent dans les longueurs d’onde de la couleur rouge ». Lexique des termes d’astronomie, Éd. Fabbri, 1994

2 p=0.035 signifie que les probabilités pour que les résultats trouvés correspondent à ceux que fourniraient un résultat conforme au hasard sont de 35 pour 1000, soit 3,5 % (ou encore 1 chance sur 29). Plus p est petit, plus le résultat est éloigné de ce que donnerait un résutat « normal ». On considère généralement que pour qu’un résultat soit significatif, il faut que p<0,05 (soit 1 chance sur 20). Voir Le verdict d’un expert, par le professeur Daniel Schwartz, Sciences et Avenir, mai 1995

Mis en ligne le 3 juillet 2004
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